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Article publié le : dimanche 03 juin 2012 à 00:53 - Dernière modification le : dimanche 03 juin 2012 à 06:09

Le Qatar demande la mise en place d'un calendrier pour faire appliquer le plan Annan sur la Syrie

L'émissaire international Kofi Annan, présent lors de la réunion de la Ligue arabe sur la Syrie à Doha au Qatar, le samedi 2 juin 2012.
L'émissaire international Kofi Annan, présent lors de la réunion de la Ligue arabe sur la Syrie à Doha au Qatar, le samedi 2 juin 2012.
REUTERS/Stringer

Par RFI

La Ligue arabe était réunie samedi 2 juin 2012 à Doha, en présence de l'émissaire international Kofi Annan. Le Premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad bin Jassem bin Jabor Al-Thani, a souhaité placer le plan Annan sur la Syrie sous le chapitre VII de la charte des Nations unies qui prévoit le recours à la force. La question syrienne devrait également dominer le sommet UE-Russie à Saint-Pétersbourg ce dimanche et lundi.

Avec notre correspondante à Doha, Laxmi Lota

Cheikh Hamad bin Jassem bin Jabor Al-Thani a dit regretter que le régime de Bachar el-Assad n'ait appliqué ni le premier point du plan Annan, ni aucun autre. « Nous avons perdu confiance », a-t-il déclaré concernant la relation Syrie-Kofi Annan.

Ce chapitre VII des Nations unies, proposé par les ministres de la Ligue arabe, prévoit des actions en cas de menaces contre la paix.

D'abord, selon l'article 41, le Conseil de sécurité peut décider de mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée. Par exemple, l'interruption des relations économiques, mais aussi des communications ferroviaires, maritimes ou encore aériennes.

Le Conseil de sécurité peut aussi directement appliquer l'article 42 : recourir à des démonstrations de force pour le rétablissement de la paix. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a cependant précisé : « Nous n'avons demandé aucune action militaire. C'est au Conseil de sécurité de décider ».

Sommet UE-Russie sur fond de crise syrienne

Le programme nucléaire de l'Iran, la question des droits de l'homme tout comme les échanges commerciaux et des projets énergétiques seront au menu du sommet Russie-UE ce dimanche et lundi à Saint-Pétersbourg. Mais la question qui risque de dominer les débats entre le président russe Vladimir Poutine, le président du Conseil européen Hermann van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso est celle du conflit armé en Syrie.

Le président du Conseil, Herman van Rompuy et le président de la Commission, José Manuel Barroso, auront une mission difficile à Saint-Petersbourg : convaincre Vladimir Poutine de rejoindre l'alliance occidentale contre le régime syrien de Bachar el-Assad.

Difficile, car jusqu'ici, le président Vladimir Poutine semble peu enclin à mettre fin à son soutien indéfectible à Damas. Ses visites, ce vendredi d'abord à Berlin, et ensuite à Paris, n'ont laissé que peu d'espoir que Moscou puisse lâcher l'ami syrien. Si chacun estime qu'il faut favoriser une solution politique pour arrêter les violences - la Russie, elle, ne cesse de répéter qu'il est impossible de résoudre la crise par la force.

Avant son départ pour Saint-Pétersbourg, Hermann van Rompuy a fixé la marche à suivre : « l'Union européenne continuera à adopter des mesures restrictives tant que se poursuivra la répression », a-t-il souligné dans un entretien publié par le quotidien russe Kommersant. Une position qui risque de tomber dans les oreilles d'un sourd lors du sommet. Jusqu'à présent, la Russie a toujours mise en doute l'efficacité des sanctions.

tags: Kofi Annan - Qatar - Syrie
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