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    Moyen-Orient

    Le discours de Bachar el-Assad laisse présager la poursuite de la répression en Syrie

    media Dans son discours à Damas, ce dimanche 3 juin 2012, le président syrien Bachar el-Assad a nié l'existence de mouvement de contestation dans son pays. Pour lui, il s'agit de «terrorisme». Un terrorisme «venu de l'étranger». Reuters / Sana

    Le président syrien Bachar el-Assad a prononcé un discours de plus d'une heure, ce dimanche 3 juin 2012 au matin, à la télévision syrienne. Il n'a ouvert la porte à aucune discussion avec les opposants mais a soutenu de manière appuyée l'armée syrienne. Au même moment, se tenait une conférence contre le terrorisme à Jeddah, en Arabie Saoudite, avec la participation du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. A propos de la Syrie, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, a directement accusé Bachar el-Assad de manoeuvrer pour gagner du temps.

    C'est le reniement d'une réalité... C'est un discours de guerre puisqu'il parle de complot...

    Antoine Basbous, politologue et directeur de l’Observatoire des Pays Arabes 03/06/2012 - par Christophe Paget Écouter

    La Syrie fait face à un « plan de destruction », a martelé le président syrien Bachar el-Assad, qui n'est intervenu que rarement depuis le début du conflit. Cependant, son discours n'a pas varié d'un iota en quinze mois : selon lui, il n'y a pas de mouvement de contestation, il n'y a que du « terrorisme ». Pour lui, ce terrorisme est « venu de l'étranger », et contre lequel il se pose logiquement en rempart.

    Un véritable mur effectivement, puisque Bachar el-Assad a encore écarté tout dialogue avec « ces opposants liés à l'étranger », comprenez : « le Conseil national syrien ». Des gens qui, selon lui, ne sont de toute façon pas intéressés par le dialogue et les réformes, que son gouvernement aurait pourtant tenté avec les élections législatives. Et si le président rejette toute discussion, il affirme que l'Etat « ne se vengera pas » en cas de reddition.

    Bachar el-Assad a aussi parlé du massacre de Houla, qui a causé la mort de 108 personnes dont 49 enfants : « Même les monstres ne l'auraient pas perpétré », a-t-il dit, tout en rendant un hommage appuyé aux « soldats héros » de l'armée syrienne, vraisemblablement pour les disculper dans cette affaire.

    Le président syrien a aussi largement salué « tous les martyrs, civils et militaires, leur sang n'aura pas coulé en vain ». En quinze mois de répression, 13 400 personnes auraient été tuées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Il s'agit en majorité de civils. Une répression qui, à en croire ce discours très déterminé, va continuer.

    Riyad accuse le président syrien de manœuvrer pour gagner du temps

    Avec notre correspondante à Riyad,Clarence Rodriguez

    Cinq mois après son discours, le président syrien Bachar el-Assad semble jouer la même partition et fuir avec toujours autant d’aplomb ses responsabilités. Il accuse une nouvelle fois l’étranger d’être responsable d’une guerre contre son pays et n’hésite pas non plus à donner l’impression qu’il est déterminé à lutter contre la révolte qui secoue son régime depuis plus d’un an. Bachar el-Assad oublie cependant de préciser dans son allocution que des milliers d’innocents ont trouvé la mort dans des conditions atroces.

    Quasiment au même moment dimanche 3 juin 2012, mais à Jeddah, en Arabie Saoudite, se tenait une conférence sur la lutte contre le terrorisme à laquelle participait le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Il a été bien évidemment question de la Syrie. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, n’a pas mâché ses mots en accusant Bachar el-Assad de manœuvrer pour gagner du temps.

    Le ministre saoudien a ajouté qu’il espère que le rapport de la mission remis très prochainement par Kofi Annan au Conseil de sécurité, permettra d’adopter une position ferme à l’égard du régime syrien.

    Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a pris acte de la demande des pays arabes à Doha de fixer un calendrier pour l’application du plan de sortie de crise et de recourir au chapitre VII de la Charte des Nations unies, autrement dit, de recourir a la force.

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