Syrie : réunion internationale à Paris sans la Russie ni la Chine
Six jours après l'accord de Genève, une réunion du Groupe des amis du peuple syrien se déroule ce vendredi 6 juillet à Paris pour tenter de mettre fin aux violences en Syrie. Les représentants d’une centaine de pays occidentaux et arabes seront présents mais aucun dépêché par la Chine et la Russie, deux pays toujours opposés à un départ forcé de Bachar el-Assad.
Acculer Damas à appliquer le plan de Genève, tel est l’objectif de la réunion du Groupe des amis du peuple syrien qui se tient à Paris ce vendredi 6 juillet, la troisième du genre depuis celles de Tunis fin février et d'Istanbul début avril. Cette conférence - qui s’ouvrira par un discours du président François Hollande - rassemblera des représentants d’une centaine de pays occidentaux et arabes. Le plan de Genève, c’est cet accord conclu samedi 30 juin dans la cité helvétique par les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU ainsi que par la Turquie et les pays de la Ligue arabe pour mettre en place une transition politique et aboutir à un véritable cessez-le-feu en Syrie.
Absence des Russes et des Chinois
Bien qu’il y ait eu accord, le dossier syrien n’a malheureusement pas beaucoup avancé en six jours. Le principal point d’achoppement vient de l’interprétation même du texte. Pour les uns - Etats-Unis, Royaume-Uni, France - il comprend implicitement le départ de Bachar el-Assad alors que pour les autres - Russie, Chine - il n’est pas question de pousser de force le président syrien vers la sortie. La Russie - dont la présence était souhaitée à Paris - n’aura d’ailleurs pas de représentant à la réunion, une absence à laquelle s’est également rallié Pékin, la Chine ayant annoncé jeudi qu’elle ne viendrait pas non plus.
Des tentatives ont bien été entreprises pour persuader Moscou d’accorder l’asile politique à Bachar el-Assad mais elles ont essuyé un refus catégorique de la part des Russes qui restent persuadés que le tyran de Damas finira par tomber. « Parler de l'avenir d'Assad n'a pas de sens tant que les Syriens ne se seront pas assis à la table des négociations », a encore indiqué jeudi Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, sans apparemment tenir compte de l’escalade de la violence (près de 17 000 morts depuis le début de la révolte à la mi-mars 2011) et des rapports alarmants faisant état des tortures systématiques perpétrées par le régime.
Réunis à huis clos au Caire de lundi à mercredi derniers, les différents mouvements d’opposants ont été de leur côté unanimes pour poser le départ de Bachar el-Assad en préalable à toute négociation. En revanche, ils ont affiché leurs divergences sur d’autres sujets, comme celui d’une intervention militaire étrangère, et ils ont rejeté en bloc l’accord de Genève, synonyme pour eux d’une capitulation devant Moscou.
Vers une nouvelle résolution
Tous ces atermoiements ont eu le don d’exaspérer Robert Mood, chef des observateurs des Nations unies en Syrie, lesquels ont dû interrompre leur mission le 15 juin, du fait de la violence. « Il y a beaucoup trop de discussions dans de beaux hôtels, dans d'agréables réunions, alors que l'on agit trop peu pour aller de l'avant et arrêter la violence », s’est emporté mercredi le général norvégien devant la presse, à Damas.
« Nous demandons que la réunion de Paris prenne une décision plus décisive après l’échec de Genève », a prévenu en parallèle Monzer Makhous, coordonnateur des relations extérieures en Europe du Conseil national syrien (CNS), le principal mouvement d’opposants dirigé, depuis le mois dernier, par le Kurde Abdel Basset Sayda. A Paris, le CNS souhaiterait que soit adoptée une résolution coercitive de l’ONU qui obligerait le régime syrien à appliquer le plan Annan de cessez-le-feu - lequel avait trouvé un large écho en avril - et prévoirait la création d’enclaves protégées par une zone d’exclusion aérienne.
Les puissances étrangères, « avec en tête les Etats-Unis », doivent cesser de soutenir l'opposition, a pour sa part réagi Bachar el-Assad dans un entretien publié jeudi par le quotidien turc Cumhuriyet, entretien dans lequel il accuse, sans les nommer, des pays de la région de fournir un soutien logistique aux « terroristes » en Syrie. Hôte de la conférence de vendredi, la France espère de son côté que la réunion serve à déclencher une nouvelle résolution de l’ONU. « Il faut exercer toute la pression possible sur le régime meurtrier de Bachar el-Assad », a insisté le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, mercredi.

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(4) Réactions
Négocier avec Bachar
Négocier avec Bachar sur une même table pour sauver la Syrie, sauver le peuple Syrien, mais chacun cherche son intérêt, une opposition créer de toute pièce, les Russes et les Chinois ont bien compris la politique des occidentaux, des pays du Golfe, c'est pourquoi les Russes et les chinois resteront fidèles à Bachar, car le cas de la Libye les ont servie de leçons, on ne force pas un Président à quitter son pays, sa terre natale, la terre de ses ancêtres, pourquoi, pour se réfugier où?
NOUS VOULONS LA PAIX. LA PAIX.
Si le gouvernement de Bachar
Si le gouvernement de Bachar El-Assad est à lui seul responsable de l'escalade de la violence, il faut croire que ce sont ses partisans qui posent les bombes dans les quartiers de Damas et d'autres grandes villes syriennes. Les gens qui soutiennent une telle position sont ou bien de mauvaise foi ou bien victimes de l'entreprise d'intoxication à laquelle s'emploient depuis quelque temps nos médias les plus prestigieux. Quant aux Russes, on leur doit une fière chandelle, car ils défendent une juste résolution de conflit syrien, tandis que la Turquie, les monarchies du golfe et les puissances occidentales ne font que jeter de l'huile sur le feu. Mais qu'on le veuille ou non, le départ de Bachar El-Assad doit se décider autour d'une table.
dr
Je vous rejoins tous les deux dans votre réflexion mes frères.
dr
Je vous rejoins tous les deux dans votre réflexion mes frères.