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    Moyen-Orient

    Syrie : la communauté internationale demande une nouvelle résolution de l’ONU

    media Les «Amis du peuple syrien» souhaitent plus que jamais la chute d'Assad. REUTERS/Jacques Demarthon/Pool

    Les représentants des 107 pays occidentaux et arabes réunis vendredi 6 juillet à Paris pour la 3e réunion du Groupe des amis de la Syrie ont réaffirmé leur volonté de voir Bachar el-Assad quitter le pouvoir. Sous l’impulsion de l’Américaine Hillary Clinton, ils demandent l’adoption d’une résolution de l’ONU prévoyant des sanctions, voire le recours à la force. Acteurs-clefs dans le dossier et absents de la réunion, les Russes restent campés sur leurs positions.

    Bachar el-Assad doit abandonner le pouvoir, les avis étaient une nouvelle fois unanimes vendredi lors de la réunion des Amis du peuple syrien qui s’est tenue à Paris, la troisième du genre après celles de la fin février à Tunis et du début avril à Istanbul. La réunion a commencé par un discours inaugural de François Hollande qui a demandé à la communauté internationale de prendre cinq engagements pour faciliter la chute du régime et l’avènement d’une transition politique.

    Accusés par l’opposition syrienne mais aussi, dernièrement, par le général Mood, le chef des observateurs de l'ONU en Syrie, de ne pas être assez actifs, les représentants de la centaine de pays occidentaux et arabes présents à Paris ont fait monter la pression d’un cran envers le régime en place en décidant d’une part d’aider de façon plus soutenue l’opposition syrienne, et en demandant d’autre part l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution « sous chapitre VII ».

    Faire en sorte que les sanctions soient larges et effectives

    Laurent Fabius

    Ministre français des Affaires étrangères

    06/07/2012 - par Véronique Gaymard Écouter

    La chute du régime est « inéluctable »

    Ce chapitre VII de la charte de l'ONU, évoqué par la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton, ouvre la voie à des sanctions ou même au recours à la force. Si de nouvelles sanctions économiques vont assurément frapper un peu plus durement le régime Assad à court terme, le recours à la force - souhaité par une grande partie des opposants syriens - semble en revanche peu probable en l’état actuel des choses. A entendre chacun, cela ne sera peut-être pas nécessaire tant la fin du tyran syrien semble « inéluctable » selon les propres termes d’Hillary Clinton.

    Reste à savoir quand la chute aura lieu mais, sur ce point, des signes encourageants sont apparus ces derniers temps. « Le régime est en train de tomber, de perdre le contrôle du territoire », a par exemple affirmé le chef du Conseil national syrien (CNS) Abdel Basset Sayda. Autre élément qui va dans ce sens : les désertions qui se multiplient, la dernière en date, celle du général Mounaf Tlass, un proche du régime qui a quitté Damas jeudi soir, n’étant pas la moindre.

    Les Russes ne bougent pas

    Envoyer un message clair au régime

    Abdel Basset Sayda

    Président du Conseil national syrien

    06/07/2012 - par Thomas Loupias Écouter

    Grands absents de la réunion, les Chinois mais surtout les Russes ont fait l’objet de vives critiques, notamment de la part de François Hollande et d’Hillary Clinton qui les ont accusés de « bloquer les progrès » dans le dossier syrien. « Il est absolument nécessaire de saisir à nouveau le Conseil de sécurité et d'exiger une mise place du plan de Genève auquel Russie et Chine ont souscrit », a insisté la secrétaire d'Etat américaine.

    Murée dans son attitude, la Russie a balayé les critiques par la voix de Sergueï Riabkov, son vice-ministre des Affaires étrangères. « Nous rejetons catégoriquement la formulation selon laquelle la Russie soutient le régime de Bachar al-Assad », a-t-il déclaré depuis Moscou.

    Pour la Russie, seuls les Syriens sont en mesure de décider du départ de leur président. Sergueï Riabkov souligne que son pays ne se soucie pas de soutenir tel ou tel dirigeant politique, mais œuvre à la mise en place du dialogue entre les représentants du pouvoir et de l'opposition.

    Dans cette optique, Moscou s’apprête à accueillir en début de semaine prochaine l'un des principaux leaders de l'opposition à l'intérieur de la Syrie, Michel Kilo, ainsi que le chef du CNS.

    Il y a encore du chemin à parcourir avant que Russes et Chinois ne consentent à se joindre au reste de la communauté internationale pour faciliter la transition politique en Syrie.

    L’ONU propose de réduire mais de conserver la mission en Syrie

    Avec notre correspondant à New-York, Karim Lebhour

    Ban Ki-moon propose de réduire le nombre d’observateurs de l’ONU en Syrie. La mission serait tout de même maintenue mais avec un rôle plus politique et moins exposée aux violences. Un retrait pur et simple de la mission de l’ONU en Syrie fait partie des options envisagée par Ban Ki-moon. Cette solution, dit-il, aurait l’avantage de soustraire les observateurs aux violences et de rappeler le gouvernement syrien et les insurgés à leur responsabilités. Mais le départ de l’ONU serait aussi, dit le secrétaire général, un très mauvais message politique. L’ONU a également envisagé de faire protéger les observateurs par des gardes armés. Il faut pour cela l’accord de la Syrie et c’est très peu probable. Sans surprise, le chef de l’ONU propose donc une solution médiane : réduire le nombres d’observateurs, aujourd’hui au nombre de 300, et rapatrier la mission sur Damas avec pour objectif d’établir des contacts politiques entre le gouvernement et l’opposition et rendre compte à New-York de l’évolution de la situation. Ce compromis est aussi le plus susceptible d’être accepté par le Conseil de sécurité où les USA veulent retirer la mission, alors que la Russie souhaite au contraire la maintenir.
     

     

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