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    Moyen-Orient

    Combats intenses pour le contrôle du nord-ouest syrien

    media Des rebelles syriens postés à un checkpoint, dans un quartier nord de la ville d'Alep, le 24 juillet 2012. AFP PHOTO / BULENT KILIC

    Les combats se poursuivaient mardi à Alep, dans le nord-ouest de la Syrie, pour la cinquième journée consécutive. Des avions de chasse seraient même entrés en action pour la première fois. Et selon les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), d'importants renforts militaires faisaient route mardi soir vers la grande ville du Nord, pour appuyer l'armée syrienne. Ces manoeuvres ne sont pas sans conséquences dans les pays voisins, comme la Turquie - qui fait face à un afflux massif de réfugiés à ses frontières, dont elle a annoncé la fermeture des postes ce mercredi - ou le Liban, déstabilisé par le conflit.

    Avec notre correspondante et envoyés spéciaux à Beyrouth et aux frontières syriennes,
    Perrine Mouterde, Jérôme Bastion et Véronique Gaymard

    Des milliers de soldats ont pris la direction du nord-ouest de la Syrie. C’est en tout cas ce que croient savoir des membres de l’Armée libre. Ces troupes seraient en train d’être redéployées entre Jabal al-Zaouia, dans la province d’Idleb, et Alep.

    Mardi déjà, selon plusieurs témoignages, le régime a fait usage d’hélicoptères et d’avions de combat pour bombarder certains quartiers. De violents affrontements ont encore opposé insurgés et forces gouvernementales. Les rebelles, qui contrôleraient plusieurs zones situées à la périphérie, ont dit avoir en ligne de mire le centre d’Alep. D’ailleurs, plusieurs sources ont fait état de combats aux portes de la ville historique.

    Alep est la capitale économique et financière du pays. C’est aussi une ville qui était considérée jusqu’alors comme acquise majoritairement au régime, sur laquelle le pouvoir pouvait s’appuyer.

    Alep est surtout la clé pour contrôler le Nord. Une grande partie des provinces d’Alep et d’Idleb seraient déjà aux mains des rebelles. S’ils prenaient la deuxième ville de Syrie, ils pourraient envisager la création d’une zone libre à la frontière turque. Perdre Alep serait donc un revers majeur pour le pouvoir.

    Afflux de réfugiés à la frontière turque

    Face à ces combats acharnés, les populations n'ont d'autre choix que la fuite, notamment vers la Turquie toute proche.

    Dans ce dispensaire associatif sans existence légale, situé au poste-frontière de Bab el-Salama, au nord d'Alep, Thaer, frappé d’un éclat d’obus le mois dernier à Idleb, raconte sa lassitude : « Cela fait treize mois que nous sommes sous les bombes, et ce n’est sans doute pas fini car nous ne recevons aucune assistance de la communauté internationale. »

    Le Dr Mohamed Nour, qui en revient, a constaté que les campagnes de la région sont maintenant libérées et tranquilles : « J’étais dans la région d’Idleb. J'ai fait un certain nombre de villages, il n'y avait ni l'armée de Bachar, ni les shabihas qui travaillent pour Bachar. »

    Mais avec le lancement de la bataille d’Alep, et des bombardements dans les environs de la capitale économique, le docteur prévoit de nouvelles victimes : « Là, ils sont en train de bombarder du côté d'Alep. Les blessés vont arriver, un médecin va venir pour chercher les blessés. »

    Ce dispensaire est en train de déménager plus près de la  frontière et de passer de 15 à 100 lits pour faire face à cet afflux de blessés. Mais ils est très probable que leur mission d'aide aux victimes civiles va s'arrêter net : la Turquie a annoncé en effet, ce mercredi matin, la fermeture de ses postes-frontières avec la Syrie, pour « raisons de sécurité ».

    Incursions dans la plaine de la Bekaa

    Depuis quelques jours, l'armée syrienne mène des incursions en territoire libanais, dans la plaine de la Bekaa notamment, déclenchant les protestations du président libanais. Dans cette enclave sunnite, au milieu d'une région majoritairement chiite, les habitants ont l'impression de faire les frais des affrontements qui font rage de l'autre côté de la frontière. Ci-dessous, notre reportage à al-Qaa.

    Si vous attendez un peu, vous verrez la chute d'obus dans la région. Ça se passe tous les jours, toutes les nuits depuis cinq jours.

    Dans une ferme d'al-Qaa 25/07/2012 - par Véronique Gaymard Écouter

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