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Article publié le : samedi 28 juillet 2012 à 03:55 - Dernière modification le : samedi 28 juillet 2012 à 07:59

Syrie: dans le chaos syrien, le particularisme kurde

Rassemblement de Kurdes pour les obsèques de trois de leurs miliciens tués à Alep lors d'accrochages avec l'armée régulière, le 27 juillet 2012.
Rassemblement de Kurdes pour les obsèques de trois de leurs miliciens tués à Alep lors d'accrochages avec l'armée régulière, le 27 juillet 2012.
RFI/Jérôme Bastion

Par RFI

Pendant que la rébellion armée combat les troupes loyales au régime de Bachar el-Assad, que deviennent les Kurdes de Syrie ? Si les régions où ils sont implantés sont proches de celles où se bat l’Armée syrienne libre (ASL), eux n’ont pas pris les armes contre le régime baasiste et n'ont pas été attaqués par l'armée régulière, qui a laissé les Kurdes prendre en douceur le contrôle des régions où ils sont implantés.

Avec notre envoyé spécial à Afrin, dans le nord de la Syrie, Jérôme Bastion

Obsèques en grandes pompes dans cette région que l’on appelle la Montagne aux Kurdes, près du village d’Afrin non loin de la frontière turque. Dans ces collines recouvertes d’oliviers, des centaines de personnes viennent enterrer trois de leurs miliciens tués l’avant-veille à Alep.

C'est l'occasion de célébrer la récente unification de l’ensemble des formations kurdes syrienne, une quinzaine en tout, sous le toit du Conseil national kurde. Une première dans l’histoire de cette minorité, longtemps divisée mais qui veut de toute évidence profiter de l’accélération de l’histoire. Nul doute que la mouvance kurde veut le départ de Bachar el-Assad et la fin du parti Baas et son idéologie nationaliste arabe.

Les Kurdes revendiquent un Etat fédéral

Les Kurdes aussi descendent dans la rue depuis mars 2011, mais pas question pour eux de se lancer dans la lutte armée. Et pas question non plus d’adhérer à la plate-forme de l’opposition en exil qu’est le Conseil national syrien, explique Abidine Souleymane, membre du secrétariat du Conseil National Kurde : « Les points de différence entre nous portent sur la laïcité de l'Etat et sur le système politique : nous pensons que la meilleure solution pour un pays de plusieurs nations et de plusieurs régions, c'est un système fédératif et eux, ils pensent à un système centraliste ».

Les Kurdes rêvent en effet d’une autonomie régionale et administrative qui est sans doute plus proche que jamais, quel que soit le sort du reste de la Syrie d’après Bachar el Assad.

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Barrage de contrôle à l'entrée de la région kurde d'Afrin.
RFI/Jérôme Bastion
Les Kurdes ne prennent pas part au soulèvement contre le pouvoir de Bachar el-Assad, qui leur a accordé de facto une large autonomie au nord et à l'est du pays.
RFI/Jérôme Bastion
Milicien kurde, en armes, aux obsèques de trois de ses camarades tués à Alep, le 27 juillet 2012.
RFI/Jérôme Bastion
Rassemblement de Kurdes pour les obsèques de trois de leurs miliciens tués à Alep lors d'accrochages avec l'armée régulière, le 27 juillet 2012.
RFI/Jérôme Bastion

    tags: Bachar el-Assad - Syrie
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