Syrie - 
Article publié le : dimanche 05 août 2012 à 07:20 - Dernière modification le : dimanche 05 août 2012 à 07:38

Syrie : impuissance diplomatique et combats meurtriers

Les rues de Damas sont méconnaissables après les bombardements de l'armée.
Les rues de Damas sont méconnaissables après les bombardements de l'armée.
REUTERS/Omar al Khani

Par RFI

A Damas, l'armée loyaliste syrienne a repris samedi 5 août un quartier aux mains des rebelles et contrôle à présent toute la capitale. A Alep, de violents combats se déroulent toujours, alors que l'Assemblée générale des Nations unies n'a pu que constater l'impuissance de la diplomatie à faire cesser le conflit. Les deux camps ont massé leurs troupes pour une bataille qualifiée de décisive. 12 000 rebelles et 20 000 soldats se font maintenant face et les observateurs affirment que les combats sérieux n’ont pas encore commencé.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

Le blocage de toute perspective de solution politique, confirmé par la démission de Kofi Annan, a transformé la moitié de la Syrie en champ de bataille. En essayant de prendre le contrôle d’Alep, l’opposition tente d’imposer de facto une zone sécurisée qu’elle n’a pas pu obtenir à travers une résolution des Nations unies.

Conscient de l’importance de l’enjeu, les deux camps ont massé leurs troupes pour une bataille qualifiée de décisive. 12 000 rebelles et 20 000 soldats se font face et les observateurs affirment que les combats sérieux n’ont pas encore commencé.

Alors que l’attention des médias est focalisée sur Alep, le régime en profite pour renforcer son contrôle sur Damas. Hier samedi, il a chassé les insurgés du dernier quartier qu’ils occupaient encore au sud de la capitale. L’armée syrienne a aussi déployé des unités d’élite à la place des gardes-frontières, tout au long de la frontière avec le Liban.

L’opposition tente de son côté d’ouvrir d’autres fronts pour forcer l’armée qui achemine d’importants renforts à Alep à disperser ses troupes. Les rebelles ont pris le contrôle d’une partie de la province de Deir Ezzor, à la frontière avec l’Irak.

En attendant que Moscou et Washington reprennent le dialogue sur la Syrie, chaque partie veut renforcer ses positions sur le terrain. Ces prochaines semaines, ce sont les armes qui vont parler.

L'armée contrôle Damas

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

L’armée syrienne a resserré son contrôle sur Damas en reprenant le dernier quartier qui lui échappait encore. Les rebelles ont confirmé leur retrait d'al-Tadamone, une zone du sud de la capitale, qui jouxte le camp de réfugiés palestinien de Yarmouk. Mais ils affirment que leurs combattants se trouvent toujours dans Damas où ils lancent des attaques ciblées contre les troupes loyalistes. Al-Tadamone était le dernier quartier encore aux mains des rebelles après leur offensive massive visant à conquérir Damas le 15 juillet.

A Alep, dans le nord du pays, la situation des insurgés semble plus confortable. Ils occupent près du tiers de la ville et renforcent leurs positions dans les quartiers qu’ils contrôlent. Leurs lignes de ravitaillement dans cette région vont jusqu’à la frontière turque. Hier samedi, les rebelles ont tenté de progresser en attaquant le siège de la télévision publique dans la ville. Après l’intervention de l’aviation, ils ont dû se replier.

L’armée loyaliste qui a tenté toute la semaine d’avancer vers les lignes rebelles semble piétiner. Elle bombarde à l’artillerie lourde et avec des hélicoptères les quartiers qui lui échappent.

tags: Bachar el-Assad - Syrie
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(1) Réaction

enfin

l'onu admet qu'elle ne sert pas a grand chose sauf a brasser du fric.Les tergiversations accumulees pour soi disant ramener la paix dans ce pays,montrent bien le peu d'empressement d'arriver reelement a un accord.Je pense plutot,que vu ce qui c'est passe dans les autre printemps arabes,avec la victoire des extremistes,tout ces diplomates a la noix,voudraient bien que le chef en place retrouve sa legemite,et remette dans le droit chemin,tout ces gens epris de liberte.Et cela sans l'avouer ouvertement.

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