Attaque dans le Sinaï: «Il y a une instabilité croissante depuis 2004 dans la région» - Moyen-Orient - RFI

 

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al-Qaïda Egypte Israël Terrorisme

Attaque dans le Sinaï: «Il y a une instabilité croissante depuis 2004 dans la région»

media

C’est une attaque surprenante et meurtrière qui a eu lieu dimanche soir 5 août à un poste-frontière entre Israël et l’Egypte dans la péninsule du Sinaï. Au moins 16 gardes-frontière égyptiens ont trouvé la mort. Israël parle également de 8 assaillants tués. Entretien avec Ely Karmon, professeur au Centre interdisciplinaire d’Herzliya en Israël et expert du contre-terrorisme, sur l'origine de l'attaque et le problème de la sécurité dans le Sinaï.

Est-ce que l’on a des pistes sur les auteurs de cette attaque ? Qui peut avoir, dans le contexte actuel, intérêt à avoir mené cet assaut à la frontière entre l’Egypte et Israël ?

Ce sont des groupes jihadistes internationaux, proches d’al-Qaïda, qui sont actifs depuis 2004, depuis les grands attentats dans le Sinaï. Mais depuis la chute du régime de Moubarak, ils se sont renforcés parce qu’il n’y a pas vraiment de contrôle des services de sécurité de la police. Il y a aussi des éléments palestiniens radicalisés qui passent facilement de Gaza vers le Sinaï et vice versa. Ils sont aidés par les tribus bédouines, des tribus qui se sont radicalisées aussi parce qu’elles n’ont pas profité de la manne économique du tourisme, [et] qui sont contre les autorités du Caire. Ces derniers temps, [elles] se révoltent contre l’autorité centrale.

L’an dernier à Eilat, un commando avait tué 8 Israéliens dont 6 civils. En réaction, Israël avait frappé très fort et tout de suite la bande de Gaza. Est-ce qu’on peut s’attendre à une réaction musclée de ce type ?

Déjà les deux chars qui ont tenté de rentrer dans le territoire israélien ont été détruits. Il y a une certaine coopération avec les autorités militaires égyptiennes. Et le fait est qu’Israël avait des informations sur ce groupe. Probablement, c’est un groupe qui s’appelle Al-Tawhid wal-Jihad [Unicité et Jihad ]. Un des chefs de ce groupe a été libéré justement par le Hamas ces derniers jours. Donc depuis que le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en 2006, il y a une prolifération de groupes salafistes, jihadistes et d'al-Qaïda, dans la bande de Gaza, un peu comme sous le régime des talibans en Afghanistan. Même s’il y a quelques fois des conflits entre le pouvoir central du Hamas et des petits groupes qui sont très actifs, le Hamas a permis la prolifération de ces groupes contrairement à l’Autorité palestinienne qui a détruit toute velléité de formation de groupes jihadistes en Cisjordanie.

Le Hamas a tout de même condamné cette attaque…

Oui, il a condamné l’attaque mais on sait bien que ces groupes sont actifs. Ils sont très connus. Certains sont composés d’ex-membres du Hamas. Et donc il y a quelques fois des coopérations entre ces groupes. Par exemple, le groupe qui est responsable de l’attaque en août dernier est un allié du Hamas. Ils ont aussi kidnappé ensemble un autre soldat israélien, Gilad Shalit, qui est aussi un citoyen français. Donc l’opération était à l’époque faite en coopération avec le Hamas qui s’appelait à l’époque le Comité révolutionnaire palestinien.

Le Sinaï est une zone qui souffre d’une instabilité sécuritaire depuis plus d’un an. Aujourd’hui l’Egypte ne contrôle pas cette région ?

Non, pas vraiment. Il y a une instabilité croissante depuis 2004 et surtout depuis un an et demi, même si Israël a permis l’entrée de sept bataillons nouveaux de forces militaires égyptiennes pour combattre ces forces terroristes. Il paraît d’ailleurs que tous ne sont pas entrés dans le territoire. Il y a, par exemple, eu les attaques contre le gazoduc qui transporte le gaz vers Israël et vers la Jordanie, qui est un atout économique très important pour l’Egypte et qui a été bombardé et détruit pour la dixième fois. Donc il y a un problème de base du pouvoir central en Egypte, et même s’il voulait sécuriser le Sinaï - on le verra dans les prochains jours - ça prendrait plusieurs mois pour que les autorités militaires réussissent à reprendre le contrôle de cette région, vaste et difficilement praticable.

On a pu voir par le passé des enlèvements dans cette région du Sinaï, notamment des touristes. Là avec cette attaque, on est quand même dans un mode opératoire qui semble complètement distinct. Toutefois, est-ce que cela va de paire ?

Bien sûr. Il y a une semaine le groupe qui a mené l’attaque dimanche soir a publié une vidéo sur un site jihadiste où l’on voit des hommes en uniforme sur le territoire du Sinaï. lls patrouillent avec des voitures, ils surveillent la frontière israélienne. Ils montrent leurs voitures militaires, civiles, israéliennes et disent qu’ils préparent des attaques. Et les autorités égyptiennes qui le savaient, qui ont reçu aussi l’alerte des autorités israéliennes, n’ont pas réussi à faire neutraliser cet attentat.

Le Sinaï est une zone démilitarisée. Aujourd’hui concrètement, est-ce que Le Caire peut envoyer des renforts sur place, des soldats par exemple ? Ou est-ce que cela sera interprété négativement par Israël ?

Ce renfort doit être fait en accord avec Israël. Israël a déjà accepté l’entrée de sept bataillons. Tous n'y sont pas encore et les Egyptiens ont encore à le faire. Et il y a aussi le problème de savoir quelles seront les relations entre Israël et l’Egypte ? Est-ce que l’accord de paix sera maintenu avec le nouveau gouvernement islamiste au pouvoir en Egypte ? Israël doit être très attentif : combien de troupes peut-on mettre dans le Sinaï dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et aussi dans le cadre plus général, stratégique, des relations très denses entre Israël et l’Egypte après les élections présidentielles ?

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