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    Moyen-Orient

    L’armée égyptienne bombarde des localités jihadistes dans le Sinaï

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    L'Egypte a lancé ce mercredi 8 août des frappes aériennes dans la péninsule du Sinaï, faisant vingt morts dans les rangs des activistes islamistes présumés, a annoncé la télévision d’Etat. Les autorités égyptiennes avaient promis de venger les seize gardes-frontières tués dimanche dernier. Une attaque attribuée à des activistes islamistes.

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

    C’est une opération de large envergure menée sur trois fronts. D’abord, une attaque aérienne contre le village d’al-Toumah, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaza. Un village réputé pour abriter des groupuscules jihadistes. Le bombardement aérien a été suivi d’une attaque terrestre qui a permis aux blindés de l’armée d’entrer dans le village. Ils étaient soutenus par des Bédouins de la région.

    La seconde attaque a été menée par des forces spéciales héliportées contre un autre refuge des jihadistes, la montagne d’al-Gimei, au sud d’al-Arich après un bombardement au mortier.

    Il y a enfin eu le lancement d’une opération visant à détruire les sorties de tunnels venant de Gaza avec du matériel lourd d’excavation. Des opérations toutes sans précédent et qui ont lieu dans la zone démilitarisée en vertu du traité de paix avec Israël, ce qui signifie que l’armée égyptienne a au moins obtenu l’accord tacite de l’Etat hébreu.

    Selon les experts, la contre-attaque de l’armée égyptienne est loin d’être terminée.

    Zone démilitarisée

    L’opération a débuté à 3h20. Trois hélicoptères d’attaque au sol Apache ont tiré sur des objectifs dans le village d’al-Toumah près de la ville du cheikh Zoweid à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaza. Les hélicoptères ont commencé par tirer des roquettes contre trois véhicules tout-terrain transportant des jihadistes.

    D’autres positions ont été attaquées par les Apaches durant l’attaque qui a duré cinquante minutes. Des missiles ont été tirés contre les hélicoptères qui volaient trop haut pour être touchés. Des forces terrestres comprenant des blindés sont ensuite intervenues. Elles étaient accompagnées de Bédouins de la région excédés par la domination des extrémistes musulmans. Ces derniers, qui considèrent tous ceux n’appartennant pas à leur groupuscules comme des mécréants, avaient décrété « un émirat islamique » dans la zone allant de la ville du cheikh Zoweid à la frontière avec Gaza.

    Coopération avec Israël au niveau sécuritaire

    Qu’il le souhaite ou non, le gouvernement égyptien du Frère musulman Mohamed Morsi devra coopérer avec Israël au niveau sécuritaire. Une coopération en contradiction totale avec les Frères musulmans qui avaient accusé Israël d’être derrière l’attentat qui a coûté la vie à 16 gardes-frontières égyptiens.

    Officiellement, c’est pour ne pas gêner la participation populaire par les mesures de sécurité que le président Morsi n’a pas participé aux funérailles des militaires. Une justification qui n’a pas convaincu la majorité des Egyptiens. D’ailleurs, les Frères musulmans ont donné une autre explication : « Vous ne vouliez pas que le président égyptien participe à une cérémonie où il serait insulté. » Des manifestants avaient crié « à bas Morsi » lors des funérailles et avaient lancé leurs chaussures contre le Premier ministre, l’islamiste Hicham Qandil.

    Une situation embarrassante pour le Hamas

    Avec notre correspondant à Jérusalem, Nicolas Falez

    Il y a dix jours, au Caire, avait lieu une rencontre inédite entre le nouveau président égyptien Mohamed Morsi et l’un des hommes fort du Hamas à Gaza, Ismaël Haniyeh. Sourires et poignées de mains entre deux hommes qui partagent une même idéologie, celle des Frères musulmans. Et l’occasion pour les deux dirigeants d’annoncer un assouplissement des conditions de circulation entre Gaza et l’Egypte.

    L’attaque de dimanche soir a brutalement interrompu cette lune de miel. Même si rien ne prouve à ce stade que le commando venait de Gaza ou qu’il a bénéficié de complicité dans ce territoire, le Caire a fermé le point de passage de Rafah, entre le Sinaï et l’enclave palestinienne. Et les autorités égyptiennes ont demandé au Hamas de fermer les tunnels de contrebande creusés sous la frontière.

    Malgré la révolution égyptienne et l’arrivée d’un islamiste au pouvoir au Caire, la bande de Gaza est de nouveau menacée d’isolement et de pénurie, notamment parce que l’essentiel de sa consommation en carburant passe par les tunnels.

    C’est un défi pour le Hamas, une fois de plus confronté à la réalité du pouvoir. Il va devoir faire la chasse aux groupuscules radicaux présents à Gaza, même si ces derniers affirment agir au nom de la lutte contre Israël.

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.