SYRIE / ONU - 
Article publié le : mercredi 15 août 2012 à 23:24 - Dernière modification le : jeudi 16 août 2012 à 03:14

Syrie : le régime et les rebelles pointés du doigt par une commission d’enquête de l’ONU

Un observateur de l'ONU prend des photos des enfants tués. A Houla, le 25 mai 2012.
Un observateur de l'ONU prend des photos des enfants tués. A Houla, le 25 mai 2012.
AFP/HO/Shaam News Network

Par RFI

L'ONU accuse le régime syrien de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre, mais considère que les forces rebelles sont elles aussi coupables de crimes de guerre. Depuis le début du conflit, 23 000 Syriens ont perdu la vie. Un rapport de plus de 100 pages fait état, ce mercredi 15 août, des exactions constatées dans les deux camps par la mission de l'ONU en Syrie.

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

Armée gouvernementale, milices à la solde du régime et forces d’opposition, toutes sont coupables en Syrie de crimes de guerre. Le verdict de la commission d’enquête des Nations unies est sans appel mais l’arrêt rendu à Genève ne met pas les combattants sur le même pied de responsabilités.

Monzer Makhous, vice-président de la commission des affaires étrangères du CNS

Cette condamnation est un élément supplémentaire qui fait qu'un jour les pays occidentaux ne pourront pas faire autrement que prendre leurs responsabilités.

 

16/08/2012

Le gouvernement de Bachar el-Assad et ses militaires sont dénoncés avec force pour des exactions assimilables à des crimes contre l’humanité. Le rapport diffusé par des enquêteurs de l’ONU évoque des exécutions sommaires, des tortures, des arrestations arbitraires, comme lors du massacre du 20 mai à Houla où une centaine de civils, dont la moitié d’enfants, furent tués par les miliciens de Bachar el-Assad.

L’Armée syrienne libre (ASL) n’échappe pas à la condamnation des experts qui soulignent néanmoins que la gravité des exactions commises est moindre. La commission d’enquête va maintenant transmettre à Navy Pillay, la Haut commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, une nouvelle liste nominative des responsables susceptibles d’être déférés à la Cour pénale internationale (CPI).

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