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    Moyen-Orient

    Liban: l’Etat cède le terrain aux milices

    media La crise syrienne se propage au Liban. Ici, une manifestation de soutien aux rebelles syriens à Beyrouth le 10 août 2012. REUTERS/Jamal Saidi

    Dans un Liban profondément divisé sur la crise syrienne, l’Etat est contraint de ménager les uns et les autres. Affaibli, il cède le terrain aux milices de tous bords. Un climat qui n’est sans rappeler la veille de la guerre civile de 1975.

    Depuis l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, en 2005, le Liban est secoué par de graves crises politiques. Mais à chaque fois, des compromis, parrainés par les puissances régionales et internationales, étaient conclus, permettant au pays de naviguer tant bien que mal dans une mer agitée.

    Depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011, le processus de déliquescence s’est accéléré. A tous les problèmes accumulés au fil des ans, et résolus momentanément avec des demi-mesures, est venue se greffer la crise syrienne.

    Celle-ci a très vite fait contagion, provoquant de profondes divergences à tous les niveaux : la classe politique, les services de sécurité et la société, sont divisés entre partisans de l’opposition syrienne et alliés du régime du président Bachar al-Assad.

    Le clan des Mokdad ébrèche l’autorité de l’Etat

    La vague d’enlèvements de Syriens, membres ou proches de l’ASL (l’Armée syrienne libre), par le clan chiite des Mokdad, pour les échanger contre un de ses fils enlevé le 13 août à Damas par des rebelles, a porté un coup dur au prestige de l’Etat. Son autorité avait déjà été progressivement entamée par une série d’incidents, tous liés à la crise syrienne.

    Ainsi, le nord du Liban est devenu une sorte de sanctuaire pour l’ASL, qui bénéficie de la sympathie d’une bonne partie de la population et du soutien actif de forces politiques sunnites. Les rebelles syriens y disposent de bases de repli, d’hôpitaux pour y soigner leurs blessés, de réseaux de trafiquants d’armes et de passeurs, d’associations de collectes de fonds…

    Toute cette infrastructure a été installée à l’insu de l’Etat, contrairement aux régions frontalières turco-syriennes, où le gouvernement tire toutes les ficelles. Pour cela, il fallait affaiblir l’Etat, à défaut de pouvoir le contrôler, d’autant que le Hezbollah et ses alliés disposent d’une majorité au gouvernement. A la faveur de plusieurs incidents, ce but a pu être atteint.

    Il y a d’abord eu la mort à un barrage de l’Armée libanaise, début mai 2012, du cheikh Ahmad Abdel Wahed, une personnalité anti-syrienne qui apporte un soutien actif à l’ASL. Après cet incident, les forces sunnites anti-syriennes ont bloqué les routes, organisé des sit-in, et déployé des miliciens en armes, exigeant des sanctions contre les militaires postés au barrage. Effectivement, une vingtaine de militaires ont été mis aux arrêts pour les besoins de l’enquête. Trois officiers sont toujours en détention.

    Il y a eu ensuite l’affaire Chadi Mawlaoui, un jeune islamiste arrêté par la Sûreté générale pour liens présumés avec al-Qaïda. Même réaction de la part des forces sunnites, qui ont affirmé qu’il avait été interpellé pour son soutien à l’opposition syrienne. Devant les pressions et les menaces, il devait être libéré.

    L’armée adopte un profil bas

    Pendant ce temps, les affrontements se multipliaient entre sunnites et alaouites dans la ville de Tripoli, faisant des dizaines de morts et de blessés. L’armée ne parvenait à y mettre un terme que très difficilement. Marginalisée, privée du soutien inconditionnel de la classe politique, l’armée a préféré adopter un profil bas, de peur d’éclater sur des bases confessionnelles, comme cela s’était produit au début de la guerre civile, en 1975.

    Avec une armée et des services de sécurité aux mains liées, contraint de négocier avec des milices et de céder une partie de sa souveraineté à des forces politiques soutenues par l’étranger, l’Etat a vu son autorité s’effilocher. Ce qui restait de son prestige a été emporté par le coup de force des milices chiites du clan Mokdad.

    Cette situation est d’autant plus grave qu’aujourd’hui, les puissances régionales, qui parrainaient les accords interlibanais, se livrent une guerre ouverte et sans merci : la Syrie et l’Iran d’un côté, l’Arabie saoudite et le Qatar de l’autre. Les Libanais ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes. Et au lieu de former un gouvernement d’union nationale pour mieux affronter la tempête qui vient de Syrie, ils ont décidé de transporter dans leur pays la crise qui déchire leur voisin.

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