Au Liban, le calme est revenu dans la ville de Tripoli
Au Liban, le calme est revenu dans la ville de Tripoli. Les affrontements entre le quartier alaouite de Jabal Mohsen, soutenant le régime syrien, et le quartier sunnite de Bab el Tebbaneh soutenant la rébellion, ont fait une vingtaine de morts en une semaine. L’armée semble avoir repris le contrôle de la situation.
Avec nos envoyés spéciaux à Tripoli, Murielle Paradon et Manu Pochez
Les chars de l’armée sillonnent la ligne de front qui sépare les deux camps rivaux.
A Bab el Tebbaneh, le quartier sunnite qui soutient la rébellion syrienne, les stigmates des combats sont encore là : murs criblés de balles, voitures incendiés. Les rues sont encore bien vides. Quelques habitants se risquent dehors comme cette femme, couverte d’une habaya noire et portant un sac de provisions : « Nous étions partis de chez nous, c’était la guerre et tout était difficile. Grâce à dieu, maintenant c’est mieux. Avant je ne pouvais pas sortir, maintenant oui. Je pense que l’armée contrôle la situation».
Abou Shara, un jeune combattant sunnite blessé au pied explique qu’il a déposé les armes : « Nous avons stoppé les combats car le chef de l’armée nous a demandé d’arrêter, il y a eu une réunion et un accord. »
De l’autre coté de la ligne de front à Jabal Mohsen, où les portraits de Bachar el-Assad sont partout, personne n’est autorisé à parler. Seul le porte-parole du parti alaouite, Ali Feddah, s’exprime : «Depuis le début, nous nous sommes toujours conformés au cessez-le-feu. Nous n’avons combattu que pour nous défendre ».
Le calme est revenu mais des combattants, armes en bandoulière, sont toujours visibles dans les rues, au su et à la vue de l’armée.

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