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    Moyen-Orient

    Nouvelles spéculations sur un scénario militaire entre Israël et l’Iran

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    Pas un jour ne passe en Israël, sans qu'il ne soit question d'une possible attaque contre les installations nucléaires de l'Iran. Un scénario qui risquerait d'entraîner une riposte de la part de la République islamique et de ses alliés dans la région. La population israélienne est invitée à se préparer.

    L’heure n’est pas à la panique, mais dès qu’ils allument la télévision ou la radio, dès qu’ils ouvrent leurs journaux, les Israéliens découvrent de nouvelles informations ou déclarations laissant penser que leur pays est sur le point de frapper l’Iran avant que celui-ci ne se dote de la bombe atomique.

    Pas plus tard que cette semaine, l’armée a commencé à distribuer un fascicule d’instructions à suivre en cas d’attaque. Une brochure de 15 pages où l’on apprend - entre autre -, que la population dispose de 30 secondes à 3 minutes pour se mettre aux abris en cas d’alerte.

    Les Israéliens prennent la chose au sérieux, on le constate dans les centres de distribution des masques à gaz censés protéger les civils, dans l’hypothèse d’une attaque chimique ou bactériologique. C'est par courrier que les Israéliens sont informés du lieu ou ils peuvent retirer leurs équipements.

    À Jérusalem, la distribution a lieu dans une galerie commerciale du quartier de Talpiot. « Je suis venu avec ma femme et mes petits enfants », nous confie André, qui patiente, son ticket à la main. Le retraité se dit choqué de cette distribution qui selon lui se déroule « dans l’indifférence générale de la communauté internationale. Que dirait-on si on devait distribuer des masques à gaz sur la place de la Concorde à Paris ? », s’interroge André, très remonté contre le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, auteur d’innombrables diatribes anti-israéliennes.

    Estimation du nombre de victimes

    En Israël, il existe un ministère du « Front Intérieur », crée après la première Guerre du Golfe pour préparer la défense et la protection de la population civile. Matan Vilnai, qui vient de quitter ce poste, a récemment déclaré que son pays était prêt pour « une guerre de 30 jours sur plusieurs fronts simultanés ».

    Un conflit qui pourrait faire environ 500 morts en Israël. En cas d’attaque israélienne pour détruire les installations nucléaires de l’Iran, l’Etat hébreu s’exposerait en effet à une riposte de la République islamique, mais aussi de ses alliés régionaux, tel que le Hezbollah libanais.

    Dans la presse israélienne, le Premier ministre Benyamin Netanyahu et son ministre de la Défense Ehud Barak sont présentés comme un duo de faucons, bien décidé à frapper l’Iran, quitte à endurer le retour de flamme. Troublant : les chefs de l’armée et des renseignements sont réputés être opposés à une telle attaque préventive. Bien sûr, leurs fonctions leur interdisent de s’exprimer publiquement mais nombreuses sont les fuites soulignant cette réticence des professionnels de la guerre.

    « L’establishment sécuritaire est réticent, confirme Ilan Greilsammer qui enseigne les Sciences politiques à l’université Bar-Ilan de Tel Aviv, d’abord parce qu’une frappe ne ferait que retarder la marche de l’Iran vers l’arme nucléaire. Ensuite, parce que les conséquences seraient énormes, comme une pluie de missiles sur Israël ou une flambée mondiale des prix du pétrole ».

    Bluff ?

    Pour Ilan Greilsammer, il ne faut pas écarter l’hypothèse d’un grand bluff israélien qui viserait, en fait, à faire pression sur les Etats-Unis pour qu’ils agissent contre le programme nucléaire de l’Iran.

    Au printemps dernier, sur fond de spéculations à propos d’une frappe israélienne (déjà !) Barack Obama s’était engagé à barrer coûte que coûte l’accès de Téhéran à l’arme atomique. Les dirigeants américains rappellent régulièrement que « toutes les options sont sur la table », y compris l’option militaire.

    Dans une interview, le président israélien Shimon Peres a récemment estimé que son pays ne pouvait pas attaquer l’Iran sans le soutien des Etats-Unis. Des propos qui ont suscité une volée de critiques, venues de l’entourage du Premier Ministre Netanyahu.

    « Israël aime l’Iran »

    Au sein de la société israélienne, des voix se font entendre pour dire « non » à un scénario militaire. Il y a eu ici ou là des manifestations anti-guerres mais qui, pour l'instant ne réunissent que quelques dizaines de personnes.

    Il y a aussi des initiatives individuelles, comme celles de Rony Edry. Ce graphiste israélien de Tel Aviv à lancé un vaste mouvement sur internet. Au départ, une simple photo de Rony, portant sa petite fille dans ses bras et ces quelques mots en anglais : « Iraniens nous vous aimons, nous ne bombarderons jamais votre pays ».

    Rony a posté cette image sur les réseaux sociaux, un peu comme une bouteille à la mer. Et depuis, il croule sous les réponses. Des centaines de milliers d'internautes à travers le monde ont envoyé leurs photos à Rony pour qu'il diffuse sur internet ces images de visages de toutes nationalités dont de très nombreux Iraniens.

    « Au début, j’avais les larmes aux yeux en lisant les mails que les Iraniens m’envoyaient », raconte le graphiste israélien qui passe des heures à créer des posters sur internet avec les photos reçues, sur lesquelles il appose des messages simples.

    « Iraniens nous vous aimons » a cédé sa place à « Not ready to die in your war » (pas prêt à mourir dans votre guerre). Rien que la semaine dernière, deux millions d'internautes se sont connectés à la page Israel loves Iran créée par Rony Edry. 

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