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    Moyen-Orient

    Dans l’ombre du nucléaire iranien : le danger syrien sous-estimé

    media Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Yukia Amano (3e G), le 27 août 2012 à Vienne. AFP PHOTO/DIETER NAGL

    L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) épingle l’Iran dans son prochain rapport. Mais plusieurs experts estiment que l’inquiétude devrait être focalisée sur la Syrie et ses armes de destruction massive. Les dossiers syrien et iranien sont plus liés que jamais.

    Dans les coulisses de l’étrange bâtiment orange et gris clair de l’AIEA à Vienne, les négociations sont sans concessions entre grandes puissances, à l’approche du prochain Conseil des gouverneurs. Cette réunion clé doit se tenir à partir du 10 septembre à Vienne et c’est l’occasion pour les Occidentaux de tenter de passer de nouveau l’Iran sur le gril.

    Ils manœuvrent pour qu’une nouvelle résolution – la 12e en bientôt dix ans – soit votée par l’ONU, mais ne se font guère d’illusion : la Chine et la Russie y sont pour l’instant opposées. Tout le monde attend le dernier rapport de l’AIEA sur l’état d’avancement du programme nucléaire militaire clandestin de l’Iran, qui doit être livré aux délégations ce jeudi 30 août ou demain vendredi.

    Selon les fuites habituelles, le directeur général de l’AIEA, le Japonais Yukiya Amano, devrait acter par écrit le refus iranien de coopérer sur le site utrasensible de Parchin. Il devrait également décompter le nombre de centrifugeuses installées depuis juin dernier et quantifier l’uranium hautement enrichi dont dispose désormais le Guide suprême iranien, l’ayatollah Khamenei, seul à avoir la main haute sur le nucléaire en Iran.

    Mais à tout focaliser sur l’Iran, l’AIEA et les Occidentaux ne se tirent-ils pas une balle dans le pied ? C’est l’analyse qui est faite par plusieurs experts plutôt rangés du côté de Washington. En effet, la situation en Syrie est sans précédent : jamais un État doté d’armes de destruction massive n’a connu de guerre civile.

    Des tonnes d’armes chimiques

    Le chercheur américain Charles Blair (Federation of American Scientists) estime que la Syrie représente une menace de prolifération insuffisamment prise en compte. « On pense que le stock syrien d’armes chimiques est massif », dévoile cet expert franco-américain basé à Washington. Seuls huit États dans le monde, dont la Syrie, n’ont pas adhéré à la Convention d’interdiction des armes chimiques. Selon les estimations de Charles Blair, Damas disposerait de plusieurs centaines de tonnes d’agents vésicants et de neurotoxiques.

    Al-Qaïda en embuscade

    « Qu’arrivera-t-il si le régime tombe », s’interroge, inquiet, un diplomate européen en poste à Vienne. Selon le Cesim, un centre français indépendant d’analyse et de recherche, le gouvernement américain estime que 75 000 hommes seraient nécessaires à la sécurisation des arsenaux syriens de destruction massive. « Un scénario qui semble particulièrement éloigné de la réalité », écrivent les chercheurs de ce centre, dans le dernier numéro de leur revue. Par le passé, l’AIEA a échoué à sécuriser l’arsenal nucléaire irakien : après la chute de Saddam Hussein, 200 tonnes d’explosifs s’étaient volatilisés, malgré la présence des « casques bleus du nucléaire ». Plusieurs organisations terroristes, dont le Hamas et al-Qaïda, sont présentes en Syrie. La perspective de les voir s’emparer de l’arsenal chimique fait frémir les minorités religieuses du pays.

    La Syrie aussi voulait sa bombe

    Dans le désert syrien, l’aviation israélienne a bombardé en septembre 2007, un réacteur secret. Quatre années se sont écoulées et l’AIEA n’est toujours pas en mesure de confirmer la nature exacte du site de Daïr Alzour, qui reste fermé à ses inspecteurs. « Malheureusement sur la Syrie, l’AIEA est impuissante », note un représentant français auprès de l’ONU à Vienne. Personne à l’AIEA ne connaît réellement l’ampleur du programme nucléaire résiduel syrien.

    A lire également :
    Glossaire onusien en français sur les armes chimiques

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