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Article publié le : samedi 08 septembre 2012 à 11:27 - Dernière modification le : dimanche 09 septembre 2012 à 16:29

Syrie : statu quo sur tous les fronts

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et son homologue russe Sergueï Lavrov, à Vladivostok, le 8 septembre 2012.
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et son homologue russe Sergueï Lavrov, à Vladivostok, le 8 septembre 2012.
REUTERS/Grigory Dukor

Par RFI

La Russie ne semble pas prête à transiger sur le dossier syrien. C'est ce qui ressort d'une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, et la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton à Vladivostok, où se tient ce samedi 8 septembre le sommet annuel du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec). A Chypre, où les ministres européens des Affaires étrangères se sont réunis durant deux jours, un « consensus » s'est dégagé « sur l'augmentation des sanctions contre la Syrie », la Belgique invoquant même le « devoir d'ingérence ».

Avec notre correspondante à Moscou, Veronika Dorman

Plus d'un an et demain après le début de la révolte en Syrie, le statu quo diplomatique est total. Le bras de fer entre Moscou et Washington continue. La Russie est déterminée à faire approuver par le Conseil de sécurité de l’ONU l’accord de Genève sur les principes d’une transition en Syrie.

Jean Asselborn, chef de la diplomatie luxembourgeoise

Le conseil de sécurité est incapable de prendre une résolution orientée vers des sanctions contre ceux qui ne respectent pas les droits de l'homme.

 

09/09/2012 par Quentin Dickinson

Ce texte adopté après l’échec du plan Annan, n’exige pas le départ du président Bachar el-Assad et ne prévoit pas de sanctions. Une telle résolution est inacceptable pour les Etats-Unis, qui souhaitent envoyer un message fort au régime face à l’escalade de la violence à l’intérieur du pays.

Pour le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, les sanctions ne servent à rien. D’ailleurs, elles nuisent aux intérêts économiques russes. Pour son homologue américaine Hillary Clinton, les résolutions de l’ONU ne peuvent être efficaces que si leur non-respect entraîne des conséquences réelles.

Depuis le début du conflit, la Russie s’oppose systématiquement à toute ingérence militaire et économique en Syrie. Et pour l’heure, rien n’indique un changement de cap. Au contraire. Le président Vladimir Poutine a déclaré jeudi que c’est aux pays occidentaux et à leurs alliés arabes de modifier leur approche de la crise. Et de considérer les révoltés pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire des terroristes.

Le consensus européen

Lena, militante des comités de coordination pour la révolution à Damas

En tant que citoyens, en tant que militants et surtout en tant que femmes militantes, c'est difficile pour nous de circuler.

 

09/09/2012 par Véronique Gaymard

A Chypre, les ministres européens des Affaires étrangères se sont prononcés pour un renforcement des sanctions européennes contre le régime syrien. La chef de la diplomatie de l'Union europénne, Catherine Ashton, devrait étudier de nouvelles mesures à prendre, avec l'aide des Etats membres. La situation humanitaire a été largement abordée ; le ministre belge des Affaires étrangères a évoqué le devoir d'ingérence, en accord avec les pays de la région et de la nécessité d'agir pour « ne pas laisser s'installer cette guerre civile », a-t-il ajouté. Il a suggéré que des observateurs internationaux puissent sécuriser des hôpitaux.

Violences interminables à Damas et Alep

Pendant ce temps, en Syrie, les combats font rage et les civils en payent le prix fort. Selon l'OSDH, les violences ont encore fait 136 morts ce vendredi. A Alep, où l'armée a repoussé une attaque de groupes rebelles contre une caserne, il y aurait beaucoup de victimes. A Damas, au lendemain de deux attentats, les forces de sécurité continuent de pilonner les quartiers sud et tentent de reprendre le contrôle de ces zones.

Plus au nord, dans la ville de Homs, les combats sont quasi quotidiens depuis plus de trois mois. L'armée tente de déloger les membres de l’Armée syrienne libre de plusieurs quartiers. Joint ce vendredi matin par Skype, le militant Abu Rami, membre de la Commission générale pour la révolution syrienne, se trouve dans un quartier assiégé de Homs, des tirs que l'on entend au cours de la conversation. Le jeune homme explique les raisons de son engagement.

Abu Rami

Militant à Homs

J'ai 26 ans, j'ai arrêté mes études et j'ai quitté mon travail pour me joindre à ce soulèvement, parce que je veux plus de démocratie, plus de liberté, j'ai envie de pouvoir parler librement de ce qui me passe par la tête...

 

08/09/2012 par Véronique Gaymard

 

tags: Bachar el-Assad - Etats-Unis - Hillary Clinton - ONU - Russie - Syrie
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(2) Réactions

La Russie à parfaitement

Mais, la Russie a parfaitement raison, chacun des deux côtés doit déposer les armes pour l’intérêt supérieur de la Nation, de la population, d'ailleurs même, chacun des groupes réclame qu'il est membre de l'ASL, on ne sait plus qui fait quoi e Syrie, cette merde de guerre montée de toute pièce par les occidentaux, les autres pays arabes, le Qatar, l'Arabie Saoudite, la ligue arabe, DIEU EST GRAND.

être sûr de l'objectif

J'ai envie de poser une seule question au monde entier. êtes vous sûr qu'en cas de chute du gouvernement syrien , la démocratie et les droits de l'homme notamment les minorités seront davantage respectés?. Ma question intervient après l'observation de la nature et les objectifs des groupes armés qui ne parlent même pas le syrien et qui réclament un futur pays salafiste. Et les actes criminels commis contre les civils, c'est ca le chemin vers la démocratie? La coopération avec des groupes que le monde entier connaît leur nature et leur origine, est-elle en faveur d'une nouvelle syrie ouverte, démocrate et laïque (au moins envers de son peuple)?.

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