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    Moyen-Orient

    Benoît XVI au Liban: une visite pour les chrétiens d’Orient mais pas seulement

    media Le pape Benoît XVI lors de la prière de l'Angélus le 26 août 2012. REUTERS/Alessandro Bianchi

    Le pape Benoît XVI arrive ce vendredi 14 septembre au Liban pour une visite de trois jours. Il vient apporter les conclusions de l’assemblée spéciale qui s’était tenue à Rome en octobre 2010 pour les chrétiens du Moyen-Orient. Le pape arrive dans une région en ébullition travaillée par les tensions politiques, religieuses, communautaires. Et s’il vient réconforter les chrétiens et leur dire de ne pas quitter leur pays, ses paroles de paix sont également très attendues par les musulmans.

    On s’est demandé tout l’été si le pape renoncerait ou non à ce voyage à deux pas de la Syrie à feu et à sang, et dans une région où la moindre étincelle suffit à mettre le feu au baril de poudre. Le fait que ce voyage ait lieu est en soi tout un symbole.

    Quinze années après la venue de Jean-Paul II au Liban en 1997, au cours de laquelle il avait prononcé cette phrase historique, « Le Liban, plus qu’un pays, est un message », Benoît XVI arrive dans un contexte politique et religieux très différent.

    Certes, quand Jean-Paul II a fait ce voyage, les chrétiens quittaient la région depuis de nombreuses années : l’interminable guerre du Liban (1975-1990) et le conflit israélo-palestinien avaient incité nombre de jeunes chrétiens à regarder leur avenir en Europe ou en Amérique du Nord, loin de la menace des armes.

    Le berceau du christianisme

    Mais c’est l’islamisation des sociétés arabes et la montée du fondamentalisme musulman qui, cette dernière décennie, a créé chez les chrétiens d’Orient un réflexe de peur et suscité la poursuite de leur exode.

    Bien sûr, la situation entre un chrétien d’Irak qui doit quitter sa maison pour sauver sa peau et celle d’un chrétien du Liban, n’ont rien de comparable. Mais demain, quelle place pour le chrétien d’Orient sur cette terre qui fut le berceau du christianisme et dont la communauté constitue un précieux pont entre l’Orient et l’Occident ?

    On a pu lire dans la presse occidentale ces mois derniers cette interrogation : « Printemps arabes : hiver pour les chrétiens ? » Une formule lapidaire qui, si elle a le mérite de simplifier une vraie question, a la faiblesse de ne pas souligner l’opportunité que pourraient jouer à terme les révolutions arabes dans la construction commune entre chrétiens et musulmans de sociétés plus justes et meilleures.

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