SYRIE / ONU - 
Article publié le : lundi 17 septembre 2012 à 18:34 - Dernière modification le : lundi 17 septembre 2012 à 18:35

Un rapport de l'ONU dénonce l'aggravation «en intensité» des crimes et violences en Syrie

Des combattants islamistes lors des funérailles d'un des leurs, le 17 septembre 2012, dans un village près d'Alep.
Des combattants islamistes lors des funérailles d'un des leurs, le 17 septembre 2012, dans un village près d'Alep.
REUTERS/Zain Karam

Par RFI

Alors que les violences se poursuivent en Syrie, une commission d'enquête de l'ONU a rendu ce lundi 17 septembre ses dernières conclusions sur le conflit, devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève. Selon ce rapport, les violations des droits de l'homme et les crimes sont en hausse.

Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

La violence ne cesse de croître, les atteintes aux droits de l’homme s’aggravent en nombre, « en rythme et en intensité ». Le dernier rapport de la commission d’enquête de l’ONU est accablant pour le régime de Damas. Il dénonce une politique d’Etat qui appelle une saisine de la CPI, la Cour pénale internationale. Les groupes d’opposition n’échappent pas à la condamnation et sont également sommés de mettre fin à la violence.

Selon la commission d’enquête, des contingents d’éléments étrangers dont des islamistes sont engagés dans les combats. Ce matin, le chef de la commission, Paulo Pinheiro, a également évoqué la présence dangereuse de combattants islamistes en Syrie : « Certains d'entre eux rejoignent les rangs des forces anti-gouvernementales, tandis que d'autres établissent leurs propres groupes et opèrent de manière indépendante. Ces éléments tendent à radicaliser les positions des combattants anti-gouvernementaux. »

Un autre constat est aussi dressé, celui d’une aggravation spectaculaire des tensions religieuses notamment à Lattaquié et à Idlib. La commission d’enquête réclame la transmission de ses conclusions au Conseil de sécurité, seul à même de se prononcer sur une saisine éventuelle de la justice internationale.

Les experts de l'ONU ne sont pas allés sur le terrain, ils n'en n'ont pas eu l'autorisation, mais ils affirment se baser sur un ensemble très important de preuves. Ils ont également dressé une liste de personnes et de groupes susceptibles d'être poursuivis pour violations des droits de l'homme.

tags: Bachar el-Assad - Etats-Unis - ONU - Syrie
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Même dans une famille sociologique en état de fonctionnement, un père "papa" qui ne fait que dénoncer le mal de sa propre famille sans y apporter des solutions est un " papa mort et enterré". Je m'excuse sincèrement...Comme en Syrie, chez moi à Goma, nos frères et soeurs sont massacrés innocemment.

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C'est absurde de parler de l'ONU aujourd'hui. Peut on remplacer cette institution par une organisation des forces armées composées d'une manière égale par les toutes les zones influentes au monde : Afrique-Asie-Amerique

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