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    Moyen-Orient

    Israël, l'Iran, la question palestinienne et la Maison Blanche

    media Entre Benyamin Netanyahu et Barack Obama, le courant n'est jamais vraiment passé. A New York, le 21 septembre 2011. REUTERS/Kevin Lamarque/Files

    Les deux candidats à l’élection présidentielle américaine multiplient les prises de position concernant le nucléaire iranien et le risque d’une confrontation entre la République islamique et l’Etat hébreu. Autre dossier de politique étrangère abordé par Barack Obama et Mitt Romney : l’introuvable paix entre Israéliens et Palestiniens. Un dossier qui restera l’un des grands échecs du président démocrate au cours de ses quatre années passées à la Maison Blanche.

    En Israël, l’élection américaine a provoqué une polémique ces dernières semaines : le Premier ministre Benyamin Netanyahu se voit reprocher de faire campagne pour le candidat républicain Mitt Romney. Le chef du gouvernement israélien s’en défend et qualifie « d’absurde » toute idée d’ingérence dans la campagne américaine. Mais sans convaincre vraiment. « C’est un scandale, s’offusque l’historien israélien Zeev Sternhell, très engagé à gauche, Netanyahu est entré en campagne pour son ami Romney. Ce sont deux hommes idéologiquement proches mais Netanyahu est allé trop loin. »

    A droite de l’échiquier politique israélien, en revanche, on ne se prive pas de décrypter le « choix » de Benyamin Netanyahu en faveur de Mitt Romney. « En quatre ans d’Obama, l’Iran s’est rapproché de l’arme nucléaire, constate le politologue Emmanuel Navon, membre du Likoud, le parti de Netanyahu. Par ailleurs, il n’y a pas eu de négociations israélo-palestiniennes car Obama a fait pression uniquement sur Israël et pas sur l’Autorité palestinienne ». Enfin, selon Emmanuel Navon, « la région s’est islamisée avec la chute de régimes arabes pro-occidentaux et les Frères musulmans sont aujourd’hui au pouvoir en Egypte. Barack Obama est partiellement responsable de cette dégradation de la situation stratégique d’Israël. »

    Romney serait-il plus ferme qu’Obama sur l’Iran ?

    Le courant n’est jamais passé entre le Premier ministre israélien et Barack Obama, qui ne s’est pas rendu en Israël durant ses quatre années à la Maison Blanche. A l’inverse, Netanyahu et Romney se connaissent bien, ils ont même un très riche ami commun : le milliardaire américain Sheldon Adelson, qui finance la campagne de Mitt Romney et qui possède aussi le journal Israel HaYom, un quotidien gratuit, premier tirage de la presse israélienne, qui soutient largement la politique du gouvernement Netanyahu.

    Cette proximité entre Romney et Netanyahu ne plaît pas à tout le monde en Israël, et beaucoup mettent en garde le Premier ministre contre une « vengeance » d’Obama, si celui-ci est réélu. Pour l’historien Zeev Sternhell, Benyamin Netanyahu « se trompe en pensant que Mitt Romney se lancera dans une guerre contre l’Iran aux côtés d’Israël. Les Américains ont eu l’Irak, ils ont encore l’Afghanistan, ils ne vont pas se lancer dans une nouvelle guerre. »

    Analyse inverse du politologue et membre du Likoud Emmanuel Navon, selon lequel « les Iraniens pensent qu’Obama bluffe… Romney lui, ne blufferait pas. »

    Des Palestiniens désabusés

    « Les Etats-Unis ne tourneront jamais le dos à l’aspiration légitime des Palestiniens à posséder leur propre Etat », lançait Barack Obama en juin 2009 au Caire, lors de son discours destiné à ouvrir une nouvelle page des relations entre l’Amérique et le monde musulman.

    Quatre ans après, constat d’échec : le président a réussi à obtenir un gel de dix mois de la colonisation israélienne en Cisjordanie mais n’a jamais obtenu la prolongation du moratoire. L’amertume est palpable aujourd’hui dans la rue palestinienne : « Il n’a rien changé, constate Hassan, opticien installé dans le centre-ville de Naplouse, et je ne crois pas qu’un autre président pourrait changer quelque chose. Le changement en politique c’est comme les deux faces d’une même médaille. »

    Si Obama n’a rien changé, les déclarations de Mitt Romney ont de quoi inquiéter les Palestiniens. En juillet dernier, lors de sa visite dans la région, le candidat républicain a parlé de Jérusalem comme « capitale d’Israël », sous les applaudissements de l’assistance. Or, l’annexion de Jérusalem-Est par Israël n’est pas reconnue par la communauté internationale (Etats-Unis compris) et les Palestiniens ont dénoncé cette déclaration qui va à l'encontre de leur projet de faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat.

    Pour Romney, « les Palestiniens ne veulent pas la paix »

    « Ce sont des déclarations inquiétantes, relève Akram Daoud, doyen de la faculté de droit de l’université An-Najah de Naplouse. Mitt Romney dit que les Palestiniens ne sont pas intéressés par la paix et veulent la destruction d’Israël. On se demande ce que donneront ces propos s’il est élu président des Etats-Unis. »

    Dans une vidéo récemment divulguée sur le site du magazine américain Mother Jones, Mitt Romney qualifie en effet de « pire idée du monde », la politique qui consisterait à faire pression sur les Israéliens pour obtenir un déblocage du processus de paix. Il y a quelques semaines, il avait estimé que l’écart de niveau de vie entre Israéliens et Palestiniens s’expliquait par « une différence de culture ». Propos jugés « racistes » par des responsables de l’Autorité palestinienne.

    Entre la déception Obama et les idées de Romney, il reste une lueur d’espoir pour les Palestiniens, ce serait de voir Barack Obama réélu pour un second et dernier mandat se relancer avec énergie dans la recherche de la paix au Proche-Orient. Un dossier qui restera l’un des grands échecs de ses quatre années passées à la Maison Blanche.

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