GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Samedi 16 Septembre
Dimanche 17 Septembre
Lundi 18 Septembre
Mardi 19 Septembre
Aujourd'hui
Jeudi 21 Septembre
Vendredi 22 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Israël : pourquoi Benyamin Netanyahu veut-il des élections législatives anticipées?

    media

    Cela faisait des mois qu’il l’envisageait : le Premier ministre israélien a finalement annoncé ce mardi 9 octobre qu’il souhaitait des élections législatives «au plus vite». Le scrutin doit avoir lieu au début de l’année prochaine. Pour quelles raisons?

    De notre correspondant à Jérusalem,

    Premier ministre depuis mars 2009, Benyamin Netanyahu dirige une coalition rassemblant son propre parti, le Likoud (droite), les ultra-nationalistes d’Israël Beitenou, les religieux du Shass et du Judaïsme unifié de la Torah, les colons de Habeit Hayehudi et la petite formation Hatzmaout du ministre de la Défense Ehud Barak. Soit un total de 66 députés sur les 120 que compte la Knesset, le Parlement israélien. A la tête d’une coalition relativement stable, le chef du gouvernement pouvait théoriquement diriger le pays jusqu’à l’automne 2013. Mais plusieurs raisons l’ont poussé à anticiper son retour devant les électeurs.

    Un budget à risque pour 2013

    C’est la raison principale invoqué par Benyamin Netanyahu pour justifier les élections anticipées. Le Premier ministre estime que son pays se doit d’éviter une crise de la dette semblable à celle qui sévit en Europe, tout en réalisant d’importants investissements dans le domaine de la Défense. Le chef du gouvernement a cité comme exemple le système anti-missiles Iron Dome (Dôme de fer) déployé pour protéger les localités israéliennes proches de la bande de Gaza ou la clôture de sécurité actuellement en chantier à la frontière israélo-égyptienne.

    Concilier les impératifs de dépense et les économies, cela s’appelle la rigueur et selon Benyamin Netanyahu les membres de la coalition, qu’il a consultés, ne sont pas parvenus « à placer les intérêts nationaux au dessus des intérêts des partis ».

    Une popularité en béton armé

    Aux législatives de 2009, le Likoud de Benyamin Netanyahu est arrivé deuxième en nombre de députés à la Knesset (27), derrière le parti de centre-droit Kadima (28). Mais près de quatre ans plus tard, c’est Kadima qui est au plus bas dans les sondages alors que les mêmes enquêtes d’opinion donnent Benyamin Netanyahu et son parti vainqueurs en cas d’élections. Le Premier ministre peut donc partir confiant en campagne électorale. Néanmoins, il devra compter avec des adversaires coriaces comme la nouvelle chef du parti travailliste Shelly Yachimovitch ou l’ex-journaliste vedette Yaïr Lapid et son nouveau parti « centriste-laïc ». On parle également d’un possible retour en politique d’Ehud Olmert (ex-Premier ministre, ex-Kadima) ou de Tzipi Livni (ex-ministre des Affaires étrangères, ex-Kadima).

    L’Iran, le printemps et la « ligne rouge »

    En septembre à la tribune des Nations unies à New York, Benyamin Netanyahu a réussi à marquer les esprits en brandissant le dessin d’une bombe tout droit sortie d’un dessin animé, sur laquelle il a tracé lui-même au feutre la fameuse « ligne rouge » qu’Israël considère comme inacceptable dans les progrès nucléaires de l’Iran. La démonstration a été assortie d’un calendrier puisque Benyamin Netanyahu estime que l’Iran s’approchera de cette ligne rouge « au printemps ou au plus tard à l’été » 2013. Ce qui, à l’approche de cette période, ne manquera pas de relancer les spéculations sur une possible frappe israélienne sur les installations nucléaires de la République islamique. En convoquant des élections anticipées avant cette période dangereuse, Benyamin Netanyahu fait d’une pierre deux coups. D’abord, il espère être réélu et donc parfaitement légitime, en cas de tension ou de conflit à ce moment-là. Et par ailleurs, il a tout le loisir de faire campagne sur le thème de « je suis le seul à savoir comment traiter la menace iranienne ».

    Obama-Netanyahu ou Romney-Netanyahu ?

    Même s’il s’en défend, Benyamin Netanyahu cache mal sa mésentente avec Barack Obama et sa préférence pour Mitt Romney. Le président américain sortant est actuellement en difficultés, néanmoins, il peut toujours espérer l’emporter pour un second mandat à la Maison Blanche. Dans ce cas, reviendra-t-il à la charge sur le dossier israélo-palestinien, l’un des grands échecs de son premier mandat ? C’est une possibilité. Et dans ce cas Benyamin Netanyahu préfèrera sans doute être renforcé par le vote des Israéliens avant un éventuel bras de fer avec Barack Obama dont certains analystes israéliens prédisent qu’il pourrait « faire payer » à Benyamin Netanyahu son attitude au cours des quatre années écoulées.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.