Nord de la Syrie: les rebelles contrôlent le sol alors que le pouvoir domine l'espace aérien
En Syrie, les rebelles contrôlent peut-être la situation au sol dans le nord du pays, mais c’est toujours l’armée régulière qui domine le ciel. L’aviation continue de bombarder les régions d’Alep et d’Idleb. Elle tente de déloger les insurgés de la zone de Maaret al-Noomane. L’armée libre contrôle l'autoroute dans cette région. C’est l’axe principal entre le sud et le nord de la Syrie.
Qui contrôle cette route, contrôle la circulation ! Et en contrôlant la circulation, les rebelles coupent désormais la route aux convois des forces gouvernementales.
Plus de chars, plus d’approvisionnement, plus rien ne passe en direction du nord. L’armée loyaliste est bloquée aux portes de Maaret al-Noomane. C’est par cette petite ville que transit l’autoroute internationale qui relie Damas la capitale, à Alep la grande métropole du nord.
Pour récupérer cette position essentielle, le régime n’hésite pas à utiliser son principal atout : l’aviation. Les chasseurs-bombardiers volent à très basse altitude. Et c’est à l’aube qu’ils réveillent la ville par des bombardements qui durent toute la journée. Les hélicoptères largueraient également des barils de TNT à l’aveugle sur les rues de Maaret al-Noomane.
Même si cette cité est désertée par ses 125 000 habitants, elle abrite toutefois la plus grande collection de mosaïques romaines au Moyen-Orient. Après la mosquée des Omeyyades à Alep en partie endommagée par les combats entre troupes du régime et troupes rebelles, c’est un deuxième joyau historique, le célèbre musée de Maaret qui est victime de la guerre en Syrie.
Lakhdar Brahimi appelle à une trêve pour l'Aïd al-Adha |
Lakhdar Brahimi, le médiateur international sur la Syrie, a proposé, lundi 15 octobre en Iran, une trêve pour la fête musulmane d'Aïd al-Adha, à la fin du mois. Un cessez-le-feu durant la fête du sacrifice, l'une des plus importantes chez les musulmans. Le régime syrien n'a pas encore réagi, mais la semaine dernière, il avait rejeté la proposition de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, qui souhaitait une trève unilatérale. Lakhdar Brahimi tente en tout cas sa chance. Pour l'instant, ses efforts de médiation dans le conflit syrien n'ont pas abouti. Cela fait deux mois qu'il a pris ses fonctions, en remplacement de Kofi Annan, qui avait jeté l'éponge. Kofi Annan avait réussi au mois d'avril à négocier un cessez-le-feu entre le régime et l'opposition mais il n'avait tenu que quelques jours. La diplomatie est au point mort dans le dossier syrien. Les alliés de Damas, que sont la Russie, la Chine et l'Iran, campent sur leurs positions. Lors de la visite de Lakhdar Brahimi, Téhéran a proposé la tenue d'élections en Syrie, mais sous la supervision de Bachar el-Assad, ce qui paraît inacceptable pour l'opposition. |

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