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    Moyen-Orient

    Les sanctions ne retardent pas l’accès de l’Iran à l’arme atomique

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    Ce vendredi soir 16 novembre, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a envoyé son dernier rapport sur l’état d’avancement du programme nucléaire clandestin iranien aux délégations représentées à son siège de Vienne, en Autriche. Ce document confidentiel, dont RFI s’est procuré une copie, prouve pour la première fois que les sanctions européennes instaurées en juillet dernier sont pour l’instant sans effet sur la course iranienne à l’armement.

    La capacité (de l’AIEA) à conduire des vérifications efficaces aura été gravement sapée
    Yukiya Amano, directeur général de l'AIEA

    On s’en doutait, mais désormais, on en a la confirmation noir sur blanc : l’embargo sur les exportations de pétrole iranien inflige certes de sérieux dommages à l’économie de Téhéran, mais il n’empêche pas la République islamique de se rapprocher de la bombe atomique. Bien au contraire : si l’on en croit les inspecteurs de l’AIEA, l’Iran a même accéléré l’équipement de son site le plus controversé, celui de Fordo, situé dans un bunker, à l’abri d’éventuels raids aériens israéliens.

    Il y a désormais précisément 2 784 centrifugeuses, toutes d’un type IR-1 ancien, installées sous une montagne, près de la ville sainte de Qom, soit 644 de plus qu’en août dernier. Dans les mois qui viennent, cela devrait permettre à l’Iran d’augmenter nettement sa production d’uranium enrichi à 20%. Téhéran possède désormais 7611 kg d’uranium enrichi à 5% et 232,8 kg d’uranium enrichi à 20%. Et c’est ce dernier stock qui pose problème : plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisent à Téhéran d’enrichir à un tel taux, car purifié à 90%, l’uranium entre dans la composition de l’arme atomique. Enrichir à 20% n’est en outre pas nécessaire dans le cadre d’un programme purement civil.

    Le site de Parchin vidé de ses preuves

    L’AIEA affirme que Téhéran efface depuis un an toute trace d’activités liées à la fabrication d’une bombe sur le site militaire de Parchin, visible ci-dessus. DR

    Par ailleurs, l’AIEA détaille, à l’occasion de ce dernier rapport, les preuves lui permettant d’affirmer que Téhéran efface depuis un an toute trace d’activités liées à la fabrication d’une bombe, sur le site militaire de Parchin, dont elle interdit toujours l’accès aux inspecteurs.

    Sur la base de l’étude d’images satellites commerciales, les inspecteurs du « gendarme du nucléaire » dénoncent la présence sur ce site d’équipements et de personnels et « l’écoulement d’une grande quantité de liquide » depuis le bâtiment le plus suspect « sur une période prolongée ». Cinq bâtiments annexes ont été passés au bulldozer. « La capacité (de l’AIEA) à conduire des vérifications efficaces aura été gravement sapée », écrit Yukiya Amano, le directeur général de l’organisme onusien dans son rapport, rédigé en anglais et qui compte treize pages. Une appréciation à la portée politique rare, dans des documents aussi sensibles et dans un contexte régional délétère.

    Inspecteurs menacés

    Dans les prochains mois, les relations entre l’AIEA et l’Iran, déjà exécrables, ne vont donc pas s’améliorer. En septembre dernier, Fereydoun Abbasi Davani, l’un des 12 vice-présidents de la République islamique, a accusé directement l’Agence de Vienne d’avoir un lien avec des opérations de sabotage visant ses installations nucléaires. Une première.

    Sur le terrain, les inspecteurs sont désormais intimidés et font l’objet de menaces. Certains se voient traités d’espions « à la solde des Américains ». Les analystes craignent une posture de l’Iran, en vue de justifier une prochaine réduction de sa coopération avec l’AIEA.

    Contrairement à Israël qui s’est doté de la bombe atomique en dehors des traités internationaux, l’Iran est soumis aux vérifications de l’Agence et doit déclarer ses installations nucléaires, en tant que signataire du Traité de non-prolifération.

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