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Moyen-Orient

Egypte Mohamed Morsi

En Egypte, les anti-Morsi encerclent le palais présidentiel

media

La manifestation a dégénéré : des heurts se sont produits devant le palais présidentiel égyptien, ce mardi 4 décembre 2012 en fin d’après-midi au Caire, à l’occasion d’une grande journée de mobilisation. Les anti-Morsi protestent contre les nouveaux pouvoirs que s’est arrogé le président, et contre le projet de Constitution. Face aux manifestants entourant la présidence, Mohamed Morsi a quitté les lieux.

Avec nos envoyés spéciaux et notre correspondant au Caire, Daniel Vallot, Bertrand Eclair et Alexandre Buccianti

Les barbelés dressés par la police pour empêcher les cortèges de manifestants de se rendre devant le palais présidentiel n’ont pas résisté un quart d’heure, face à la pression de milliers de personnes. Après de brefs accrochages avec les manifestants, les forces de l’ordre ont effectué une retraite précipitée sous le couvert d’un barrage de grenades lacrymogènes en début de soirée.

Des dizaines de policiers ont d'abord été encerclés. Puis les forces de police qui gardaient les abords du palais se sont repliés vers une place située un kilomètre plus loin. Plusieurs mouvements révolutionnaires ont annoncé qu’ils comptaient passer la nuit devant le palais présidentiel. Des tentes auraient été envoyées de la place Tahrir.

Face aux opposants, qui se sont mis à assiéger pratiquement tous les abords du palais présidentiel, Mohamed Morsi a quitté les lieux par une porte dérobée. Des participants ont même grimpé sur les murs de la présidence désertée. Ce mardi soir, Washington a exhorté les opposants à s'exprimer pacifiquement.

« Morsi, dégage ! »

Les opposants avaient prévenu le pouvoir, à l'instar de Ragab al-Feizir, vice-secrétaire général du Parti libéral (opposition), croisé peu avant la manifestation place Tahrir.

Cette journée, on l’a appelée « journée du dernier avertissement », parce que ça fait plus de dix jours qu’on occupe Tahrir, et que nos revendications ne sont pas satisfaites. Si Morsi choisit de rester sur sa ligne radicale, s’il ne répond pas à nos demandes, non seulement on va continuer à occuper la place, mais en plus on va lancer un mouvement de désobéissance civile, et on va encercler le palais présidentiel et le siège de son parti. Je pense qu’on va gagner ! Car la légitimité du peuple, elle est ici, sur la place Tahrir. C’est elle qui a dégagé Moubarak, c’est elle qui a été la première étincelle de la révolution. Et c’est elle qui va résister et combattre jusqu’à ce qu’on dégage Morsi !
Ragab al-Feizir

Au palais présidentiel, ils sont arrivés de cinq endroits différents, portant des drapeaux égyptiens et des pancartes hostiles au projet de Constitution défendu par le président. Mohamed Morsi et les Frères musulmans ont été la cible majeure de tous les slogans.

« Morsi, dégage ! », chantaient les participants, en référence au fameux slogan qui avait accompagné, en 2011, la chute du Tunisien Zine el-Abidine Ben Ali puis celle de son homologue égyptien Hosni Moubarak.

Outre la place Tahrir, toujours occupée, un nouveau front s’est ouvert mardi soir, avec des centaines de manifestants massés devant le siège de la radio de télévision étatique. Ils réclament le départ du ministre de l’Information issu des Frères musulmans, qu’ils accusent de parti pris.

Au-delà des évènements de Tahrir et de la plupart des villes d’Egypte, l’opposition semble de plus en plus déterminée à faire tomber le décret présidentiel et le projet de Constitution. La fronde des magistrats risque de jouer un rôle déterminant. Le Club des magistrats et du Conseil d’Etat ont annoncé (ou réitéré) qu’ils ne superviseront pas le référendum.

Le soutien du peuple

Selon un sondage partiel effectué par le Conseil suprême de la magistrature, près de 90% des juges et procureurs ont décidé le boycott. Or, selon la Constitution intérimaire votée par référendum, tout scrutin doit être supervisé par les magistrats pour être validé.

Depuis la semaine dernière, les opposants au président égyptien revendiquaient seulement l’abrogation du décret constitutionnel. Ils demandent donc désormais le départ de Mohamed Morsi.

Le peuple refuse la Constitution, le peuple veut le départ de Morsi. Et moi aussi, je veux le départ de Morsi. (...) On n'a pas fait une révolution pour avoir une autre dictature
Une manifestante croisée près du palais présidentiel Témoignage 11/10/2013 - par Daniel Vallot écouter

Le Front du salut national (opposition) a rédigé un communiqué, qui affirme que la légitimité du président Morsi est en jeu. Il exige que le décret présidentiel soit abrogé, que le référendum sur la Constitution soit annulé, qu'une nouvelle Assemblée constituante soit formée, et qu’un dialogue national soit ouvert. Dans le cas contraire, l’opposition reprendra son action vendredi.

De son côté, Khayrat el-Chater, adjoint du guide suprême des Frères musulmans - et éminence grise de la confrérie -, a convoqué une réunion avec les diverses forces islamistes pour examiner la conjoncture actuelle, notamment les manifestations devant le palais présidentiel.

Ce lundi, le président égyptien était pourtant ressorti renforcé de la décision d’une partie de la hiérarchie judiciaire d’accepter la supervision du référendum du 15 décembre prochain. Mais ce mardi soir, avec cette mobilisation massive, l’opposition a réussi à démontrer qu’elle conservait le soutien d’une grande partie de la population égyptienne.

Mardi 4 décembre, plusieurs quotidiens indépendants et d'opposition avaient décidé de ne pas paraître, pour protester contre les articles concernant la presse et les libertés en général dans le projet de Constitution.

Ils n’ont pas hésité une seconde lorsque l’appel à la grève a été lancé par un groupe de journalistes égyptiens. Les rédacteurs d’Al Chorouk ont aussitôt décidé de se joindre au mouvement. Pour Amr Selim, le dessinateur du journal, c’est la liberté de la presse qui est en effet menacée par le projet de Constitution.

« A l’époque de Moubarak, on a lutté pour la liberté d’expression, rappelle-t-il. Or, dans ce projet de Constitution, il y a des articles qui permettent d’emprisonner des journalistes, ou de fermer des journaux. C’est très inquiétant, parce qu’à mon avis on va vers un régime encore plus dur que sous Moubarak ! C’est ridicule d’avoir obtenu la révolution pour finalement se retrouver avec un régime qui est pire que le précédent ! »

Pour les journalistes d’Al Chorouk, le projet de Constitution et les pouvoirs élargis de Morsi ne menacent pas seulement la liberté la presse, mais l’ensemble des droits de l’homme. Ce lundi, plusieurs journaux égyptiens avaient mis le même slogan à la Une de leur édition : « Non à la dictature ! »

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