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Environnement: la conférence de Doha accouche d'un accord a minima

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Un accord à l'arraché, donnant naissance à l'acte II de Kyoto, a finalement été trouvé pour lutter contre le réchauffement climatique, ce samedi 8 décembre, à Doha au Qatar. Après 15 jours de débats, la conférence de l'ONU sur le climat s'est donc conclue en début de soirée, soit 24 heures plus tard que prévu.

Avec notre envoyée spéciale à Doha, Anne-Cécile Bras

La conférence s'est conclue sous les applaudissements des délégations. Un enthousiasme qui contraste avec une assistance clairsemée à cause du jour et de l'heure de la clôture. Quarante ministres africains étaient notamment déjà partis.

Un enthousiasme qui ne reflète pas non plus le contenu a minima de l'accord. Par exemple, sur les financements pour aider les pays les plus vulnérables à s'adapter aux conséquences des changements climatiques. Il n'y a rien de neuf. La perspective virtuelle de mobiliser 100 milliards de dollars par an à partir de 2020 avait déjà été adoptée en 2009 à Copenhague. Avec en plus, ici à Doha, l'introduction d'un article qui fait débat : il stipule que ces engagements financiers seront honorés quand les circonstances financières des pays le permettront. Pour l'Alliance des petits Etats insulaires, cet article imposé par les Etats-Unis est pervers.

Tentative de blocage

Mais cet accord n'a failli jamais voir le jour. Au moment où la présidence qatarienne a annoncé la clôture de la conférence avec l'accord, l'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan, soutenus par la Russie, ont voulu bloquer le processus à cause d'une disposition un peu technique qui va limiter leur stock de crédit carbone. Les Etats-Unis aussi, par la voix de leur négociateur, ont fait part de certaines réticences.

Mais l'heure avançant, la présidence qatarienne est passée en force. On peut donc regretter la faiblesse du niveau d'ambition de cet accord. Doha ne restera pas dans les annales des changements climatiques comme la conférence qui a changé la donne.

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