Territoires palestiniens - 
Article publié le : mardi 25 décembre 2012 à 00:37 - Dernière modification le : mardi 25 décembre 2012 à 03:49

A Bethléem, un Noël à la saveur inhabituelle

Basilique de la Nativité, Bethléem, le 24 décembre 2012.
Basilique de la Nativité, Bethléem, le 24 décembre 2012.
REUTERS/Ammar Awad

Par RFI

Pour la fête de la Nativité, des milliers de touristes ont fait le déplacement à Bethléem, en Cisjordanie, dans la cité palestinienne où serait né le Christ. Cette année, l'évènement est célébré dans un contexte un peu particulier : la Palestine a en effet acquis le statut d'Etat observateur des Nations unies. Ce qui n'efface pas le poids de la crise pour autant.

Avec notre envoyée spéciale à Bethléem, Emilie Baujard

La nuit de Noël à Bethléem. Ecoutez le reportage de notre envoyée spéciale Emilie Baujard
 
25/12/2012
par RFI
 
 

En cette fin d’année 2012, la carte postale de Bethléem est prête. Chants de Noël dans les magasins, grand sapin en face de la basilique de la Nativité, et un peu plus loin, un drapeau palestinien. C'est le seul signe visible de cet « Etat » de Palestine fraîchement reconnu dans son statut d'observateur à l'ONU.

« Cette année, nous avons de l’espoir, car enfin le monde a reconnu que nous sommes un Etat, s’enthousiasme la membre d’une association chrétienne de Bethléem. Nous les chrétiens palestiniens, nous resterons ici pour aider notre Etat de Palestine à vraiment devenir un Etat où tout le monde aura les mêmes droits. Un Etat pluraliste et démocratique. »

Les Palestiniens espèrent aussi que ce nouveau statut au Nations unies sera un moyen d’attirer plus de touristes. Mais en attendant, c’est surtout la crise économique qui fait parler. Avec les sanctions financières prises par Israël contre l’Autorité palestinienne après le vote de l'ONU, les affaires sont au plus mal.

C'est ce qu'explique un guide touristique palestinien de Bethléem : « On ne sait pas combien de maisons le Père Noël va visiter, parce que les gens n’ont plus d’argent. Ils achètent moins, on peut même dire 50% de moins que l’année dernière. Et chaque année, c’est pire. »

Autre conséquence de la crise : la ville de Bethléem est moins illuminée que les autres années. Le budget pour les décorations de Noël a été amputé de moitié.

Bethléem fête la naissance du Christ
Basilique de la Nativité, Bethléem, le 23 décembre 2012.
REUTERS/Darren Whiteside
Le site a été préparé pour la célébration de la naissance du Christ.
REUTERS/Ammar Awad
La basilique de la Nativité est l'une des plus vieilles églises du monde. Ce sont les Romains, au IVe siècle, qui l'ont bâtie.
REUTERS/Ammar Awad
Devant la basilique, le 24 décembre 2012, des Palestiniens revêtent l'habit traditionnel pour l'occasion.
REUTERS/Darren Whiteside
Bethléem, 24 décembre 2012.
REUTERS/Darren Whiteside
Des pèlerins nigérians dans la basilique de la Nativité, le 24 décembre 2012.
REUTERS/Darren Whiteside
Les pèlerins nigérians à Bethléem, le 24 décembre 2012.
Fouad Twal, le patriarche latin de Jérusalem. A Bethléem, le 24 décembre 2012.
Bethléem, le 24 décembre 2012.
REUTERS/Ammar Awad
Boy scouts palestiniens en parade, face à la basilique. Bethléem, le 24 décembre 2012.
REUTERS/Darren Whiteside
Un vendeur de ballons et de bonnets de Noël, devant la basilique, le 24 décembre 2012.
REUTERS/Ammar Awad
Bethléem, le 24 décembre 2012.
REUTERS/Ammar Awad

     

    tags: Crise économique - Israël - Religion - Territoires Palestiniens
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