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Moyen-Orient

Syrie Bachar el-Assad ONU France

Ce qu'il faut attendre de la nouvelle conférence internationale sur la Syrie à Paris

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Une nouvelle conférence internationale sur la Syrie se tient ce lundi 28 janvier à Paris. La Coalition nationale syrienne, principale instance de l'opposition, et les représentants d'une cinquantaine d'Etats et d'organisations y participent. Après Tunis, Istanbul ou encore Marrakech, que peut-on attendre de ce nouveau rendez-vous ?

Plus de 60 000 morts selon les Nations unies, 650 000 réfugiés disséminés dans la région, 4 millions de personnes affectées ou déplacées à l’intérieur de la Syrie… Près de deux ans après le début du conflit, la situation est chaque jour plus dramatique. Les évolutions sur le terrain sont lentes, même si les rebelles progressent peu à peu, contrôlant désormais environ les deux-tiers du territoire.

« Les choses ne bougent pas, a d’ailleurs reconnu la semaine dernière le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Il n’y a pas de signes récents positifs concernant la solution que nous espérons, c’est-à-dire la chute de Bachar el-Assad et la venue au pouvoir de la Coalition nationale syrienne. Et les discussions internationales qui ont lieu n’avancent pas non plus. »

Dans ce contexte particulièrement difficile, le chef de la diplomatie française reçoit ce lundi 28 janvier, à Paris, plusieurs dirigeants de la Coalition ainsi que les représentants d’une cinquantaine de pays et d’organisations régionales et internationales. « Nous voulons faire en sorte que toute une série de promesses qui ont été faites à la Coalition se réalisent », a expliqué Laurent Fabius.

« Nous n’avons même pas de locaux où travailler ! »

Des promesses ? Ce sont celles qui ont été faites notamment lors de la réunion qui s’est tenue à Marrakech, le 12 décembre. Au Maroc, les pays participants ont reconnu la Coalition comme « représentant légitime du peuple syrien » et se sont engagés à la soutenir politiquement et financièrement. Mais ces engagements tardent à se concrétiser : sur les quelque 100 millions d'euros promis, seuls 400 000 sont arrivés.

« Nous n’avons aucun moyen pour travailler, confirme Monzer Makhous, ambassadeur de la Coalition en France. Notre population à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie a d’énormes besoins, il nous faudrait des millions d'euros d’aide. »

« Nous avons par exemple l’intention de former un gouvernement provisoire, mais si ce cabinet n’a aucun moyen pour agir et pour aider le peuple syrien, à quoi cela sert-il de le mettre en place ? poursuit Monzer Makhous. La Coalition a été reconnue par plus de 130 pays mais il s’agit d’une reconnaissance politique et non juridique : nous avons des ambassades, mais elles ne peuvent rien faire. Nous n’avons même pas de locaux où travailler ! »

Asseoir la légitimité de la Coalition « à l’intérieur »

L’opposition syrienne espère que la communauté internationale passera de la parole aux actes à l’issue de cette réunion et l’aidera à assurer son fonctionnement, à se structurer… La Coalition a également besoin de fonds pour pouvoir elle-même venir en aide aux populations syriennes. Au-delà de l’aspect humanitaire, c’est en collaborant avec les comités locaux civils et en ayant un impact direct sur le terrain que cette instance pourra asseoir sa légitimité à l’intérieur du pays.

« L’un des grands problèmes de ces conférences à l’international, c’est que si elles regroupent une myriade d’opposants au régime syrien, un grand nombre de personnes en sont exclues, affirme Barah Mikhail, directeur de recherche à la Fondation pour les relations internationales et le dialogue extérieur (Fride). Des gens qui représentent l’opposition à l’intérieur ou même des opposants à l’extérieur en rupture avec la Coalition. »

« Il y a un risque que ces conférences se voient accoler le sceau d’un projet occidental, saoudien et qatari visant à renverser le régime syrien, plutôt que de se caractériser par une volonté effective et sincère d’œuvrer en faveur d’un changement pour le bien de tous les Syriens », ajoute ce spécialiste du Moyen-Orient.

La livraison d’armes, un dossier délicat pour Paris

Selon Monzer Makhous, l’opposition devrait également profiter de ces discussions pour renouveler son appel à un soutien militaire. « Il n’y a donc plus qu'une seule option pour parvenir à une solution, c’est d’aider l’Armée syrienne libre, explique l’ambassadeur de la Coalition à Paris. Si la communauté internationale n’est pas prête à neutraliser l’aviation syrienne en mettant en place une zone d’exclusion aérienne, nous espérons que l’Union européenne (UE) lèvera au moins son embargo sur les armes, pour que celles-ci puissent parvenir à l’opposition. »

Aucune décision n’est attendue sur ce sujet ce lundi, l’embargo européen sur les armes ayant été reconduit pour trois mois en décembre. Paris reconnaît que le dossier est particulièrement délicat, comme l’illustre notamment la situation au Sahel : des armes, disséminées par l’intervention militaire en Libye, se retrouvent aujourd’hui en partie entre les mains des mouvements islamistes contre lesquels Paris se bat au Mali…

Peu d’avancées sont donc attendues à l’issue de cette nouvelle conférence internationale, présentée avant tout comme une réunion de travail et où les Etats ne sont représentés qu’au niveau des hauts fonctionnaires. La communauté internationale et Paris entendent néanmoins réaffirmer à cette occasion leur appui à l’opposition au régime de Bachar el-Assad.

Mercredi 30 janvier, la communauté internationale se réunira de nouveau au chevet de la Syrie. Les Nations unies ont convoqué au Koweït une réunion des donateurs.

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