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Moyen-Orient

Egypte Internet Mohamed Morsi

L'opposition égyptienne demande la démission du Premier ministre

media

Alors que les violences se poursuivent en Egypte, le président Mohamed Morsi a décrété ce lundi 28 janvier l'état d'urgence et un couvre-feu pendant un mois dans trois provinces d'Egypte. Cette décision fait suite aux violences survenues dans cette zone, qui ont fait près de 50 morts en l'espace de trois jours. Des affrontements ont eu lieu au Caire, à Suez et à Ismaïlia, mais la grande majorité des victimes sont tombées à Port-Saïd. L'opposition refuse le « dialogue national » proposé par le président Morsi.

Article renouvelé régulièrement

Ce lundi 28 janvier dans la matinée, un passant a été tué sur la place Tahrir au cours d'affrontements entre des groupes de manifestants et les forces de l'ordre. Une autre personne a été tuée ce même jour, devant un poste de police, à Port-Saïd. Depuis trois jours, les affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants ont fait une cinquantaine de victimes - dont la plupart à Port-Saïd - alors que plusieurs milliers de personnes assistaient aux funérailles des Egyptiens tués la veille. D'autres affrontements ont par ailleurs eu lieu à Suez et Ismaïlia. Un décret publié lundi 28 janvier permet désormais à l'armée d'arrêter des civils et lui impose d'aider la police à maintenir l'ordre. On ignore si la mesure s'appliquera à toute l'Egypte ou seulement à Port-Saïd, Suez et Ismaïlia.

Le rôle de l'armée

Le régime a décidé de confier ces pouvoirs à l’armée à la suite de la montée du mécontentement au sein de la police. Une police qui traîne parfois des pieds dans la répression des manifestants anti-islamistes, et qui est aussi dépassée par l’ampleur de la contestation.
Conformément à la loi qui a été adoptée à la hâte par le Conseil consultatif, l’armée a dorénavant le droit d’arrêter et d’interroger n’importe quel civil. Elle a été appelée à aider au maintient de l’ordre, jusqu'au lendemain des élections légistlatives. Une durée illimitée tant que la date des législatives n’aura pas été fixée.
De plus, la loi ne limite pas ces pouvoirs aux régions où est décrété l’état d’urgence. Les lieux où l’armée peut intervenir sont laissés à la discrétion du ministre de la Défense. Même si l’armée n’a pas encore utilisé ses nouveaux pouvoirs, l’Organisation égyptienne des droits de l’homme est préoccupée. Elle estime que l’on est revenu à la case départ avec le retour à l’état d’urgence et des militaires. Elle rappelle que les mesures d’exception ont toujours été utilisées, par le passé, pour réprimer l’opposition.

Au Caire,
Alexandre Buccianti

« Le pays est de plus en plus divisé, et c'est Mohamed Morsi qui en est le principal responsable ». La condamnation du Front de salut national (FSN), principale coalition laïque de l'opposition, est sans appel. Le Front dénonce l'état d'urgence et le couvre-feu décrétés par le président dans les trois provinces de Port-Saïd, Ismaïlia et Suez. L'opposition appelle en outre à la démission du Premier ministre et à la formation d'un gouvernement d'union nationale.

Les conditions de l'opposition

Le FSN regroupe al-Dostour, le Parti de la Constitution de Mohamed el-Baradei, le Parti populaire pour le développement de Hamdeen Sabbahi, ou encore Egypte libre, et le Parti social démocrate égyptien. Alors que des rumeurs faisaient état de divisions au sein de cette coalition hétéroclite, Mohamed el-Baradei, coordinateur du Front, a tenu à les démentir, et a précisé les exigences de la coalition. « Nous allons adresser un message au peuple égyptien et au président, comprenant ce que nous considérons comme les bases d’un dialogue » a-t-il affirmé.

Ces conditions du Front sont que le président accepte sa responsabilité concernant le sang versé ces derniers jours, qu’il fasse juger le ministre de l’Intérieur pour usage excessif de la force, qu’il démette le procureur général et qu’il soumette la confrérie des Frères musulmans à la loi gérant les ONG. « Si Mohamed Morsi accepte ces conditions, nous seront prêts au dialogue », a ajouté Mohamed el-Baradei.

Appel à manifester vendredi

Samedi, les opposants ont par ailleurs publié une liste de revendications en cinq points, qu'ils ont soumis à la présidence. Ils demandent notamment la formation d'un comité neutre pour amender la Constitution et trouver un consensus sur les articles contestés. Selon le nassérien Hamdeen Sabbahi, le dialogue est une nécessité, mais le président doit d'abord assumer sa responsabilité dans les violences.

Par ailleurs, le FSN demande que soit révisée la loi électorale avant les prochaines élections législatives, qui pourraient se tenir en avril. Si ce n'était pas le cas, il a d'ores et déjà annoncé qu'il boycotterait ces élections. Pour l'instant, les représentants ont refusé l'invitation au dialogue de Mohamed Morsi. La stratégie politique de la principale coalition de l'opposition se veut ferme, mais elle paraît faible pour calmer la violence de la rue. Le FSN a néanmoins appelé à la tenue de nouvelles manifestations vendredi 1er février.

Etat d'urgence

Les trois provinces concernées, Port-Saïd, Suez et Ismaïlia, onr rejeté les décrets présidentiels qui doivent instaurer l'état d'urgence. Geste de défi, les trois villes ont organisé de grandes manifestations juste après minuit, heure de l’entrée en vigueur de la loi de l’état d’urgence et du couvre-feu. Certains manifestants ont même tiré des feux d’artifices comme pour un jour de l’An.

A Suez, les manifestants ont brandi leurs chaussures pour exprimer leur pensée à l’égard du président. A Port-Saïd, des slogans insultants ont été chantés par des opposants contre un président qu’ils disent ne plus reconnaître. Les manifestants sont outrés par l’hommage fait par Mohamed Morsi à la police, qu’ils accusent d’avoir tué 36 habitants de Port-Saïd. Les internautes ont fait circuler sur les réseaux sociaux une déclaration de M. Morsi, avant qu’il ne soit président, où il affirmait que l’état d’urgence était « une loi pour défendre les voleurs et le pouvoir des despotes ».

Il y a une forme de sécession des grandes villes de la zone du canal de Suez
Invité soir du lundi 28 janvier 2013 sur RFI Henry Laurens, professeur au Collège de France, spécialiste du monde arabe 11/10/2013 écouter

 

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