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A Berlin, Mohamed Morsi et Angela Merkel se disent tout

media La chancelière allemande Angela Merkel (g) et le président égyptien Mohamed Morsi, le 30 janvier 2013 à Berlin. REUTERS/Fabrizio Bensch

Le président égyptien Mohamed Morsi était en visite à Berlin, ce mercredi 30 janvier 2013, alors qu’au Caire de nouveaux affrontements sur la place Tahrir ont fait deux morts le jour même. Le président Morsi a écourté sa visite en Allemagne en raison de ces violences. Une visite destinée à redorer le blason de son pays.

Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Le ton était aimable. Angela Merkel a évoqué la voix importante et la contribution de l'Egypte au Moyen-Orient. Mais la chancelière allemande n'a pas hésité à évoquer la politique intérieure de Mohamed Morsi. Elle a réclamé qu'un dialogue avec l'opposition ait lieu, et que les droits de l'homme soient respectés, tout comme la liberté religieuse.

L'intéressé s'est voulu conciliant. Mohamed Morsi a promis de faire de son pays un « Etat de droit » où les militaires et les religieux n'auraient pas le dernier mot.

Mais si le chef de l'etat égyptien voulait profiter de sa visite à Berlin pour rassurer, il entendait aussi, fort d'une importante délégation économique, repartir avec des promesses sonnantes et trébuchantes.

Angela Merkel a poliment rappelé que certaines conditions préalables devaient d'abord être réunies : « Plus la stabilité règnera en Egypte, plus il sera facile pour des entreprises allemandes d'investir en Egypte. Il est donc important que les incertitudes actuelles disparaissent. »

Quant aux efforts financiers du gouvernement allemand, ils sont liés pour Berlin à la situation politique sur place et à la mise en œuvre des promesses du président Morsi. L'effacement partiel de la dette égyptienne par l'Allemagne, soit 250 millions d'euros, reste en attendant bloqué.

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