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Moyen-Orient

Israël Syrie

Six questions pour un mystérieux raid aérien en Syrie

media Soldat israëlien en patrouille à côté d'un dispositif anti-missile Iron Dome à Haïfa, le 28 janvier 2013. REUTERS/Baz Ratner

L'Iran condamne « une agression brutale », la Syrie envisage une riposte « surprenante », et la Russie, elle, se dit « préoccupée ». Beaucoup de réactions après l'attaque menée dans la nuit de mardi à mercredi en territoire syrien, à la frontière avec le Liban. Plusieurs sources évoquent un raid israélien. La nature exacte de l’opération reste floue mais tout semble indiquer que l’Etat hébreu s’inquiète d’un transfert d’armement de la Syrie vers le Hezbollah libanais.

Notre correspondant à Jérusalem fait le point sur cette opération, dans un questions-réponses en six points

• En quoi a consisté l’opération aérienne ?

Deux scénarios différents sont évoqués depuis mercredi. Le premier, c’est celui d’un raid israélien qui aurait détruit un convoi routier à la frontière entre la Syrie et le Liban. Plusieurs médias citent des diplomates occidentaux qui donnent cette version des faits.

Le deuxième scénario, c’est celui d’une frappe aérienne, qui aurait détruit un bâtiment dans la banlieue de Damas. La télévision officielle syrienne, qui donne cette information, affirme qu’il s’agissait d’un « centre de recherches militaire », et dément par ailleurs la version du convoi de véhicules.

A ce stade, difficile de dire avec certitude s’il s’agit de deux versions d’un même raid ou s’il s’agit d’une double opération, avec deux cibles visées et touchées. Ce qui est sûr, c’est que les autorités libanaises ont signalé un survol de leur territoire par une douzaine d’avions israéliens.

• Que disent les autorités israéliennes ?

Silence total des militaires israéliens qui refusent d’évoquer le sujet. Côté politique, on est muet ou presque. Un ministre affirme qu’il se tient au courant « par les médias ». Tzachi Hanegbi, un député proche du Premier ministre, a tout de même affirmé qu’Israël ne pouvait accepter que la crise syrienne permette à des organisations terroristes de mettre la main sur des armements sophistiqués. Un commentaire que chacun pourra interpréter ou non comme une confirmation implicite de l’origine de l’opération.

• Comment Israël perçoit la situation en Syrie ?

Depuis presque deux ans, les dirigeants israéliens sont restés plutôt silencieux sur le sujet. Ils ont parfois émis des condamnations, comme en mai dernier, lorsque le Premier ministre Netanyahu s’est dit « écoeuré » par le niveau de répression de l’insurrection par le régime de Bachar el-Assad.

En novembre dernier, la guerre en Syrie s’est soudainement dangereusement rapprochée de la frontière israélienne et l’Etat hébreu a répondu militairement. Suite à des tirs d’obus syriens tombés sur le plateau du Golan annexé par Israël, Tsahal a répliqué par des tirs d’artillerie, détruisant même une position militaire syrienne. Le message était clair : il y a des lignes rouges qui ne doivent pas être franchies. C’est peut-être le même message qui a été adressé dans la nuit de mardi à mercredi, s’il se confirme qu’Israël a mené cette opération – ou ces opérations – aérienne(s) en Syrie.

• Que redoutent les dirigeants israéliens ?

Un transfert d’armes conventionnelles ou non de la Syrie vers son allié libanais, le Hezbollah. Rappelons qu’une guerre a opposé Israël et le Hezbollah à l’été 2006. Le scénario catastrophe du point de vue israélien, ce serait bien sûr que des armes non-conventionnelles syriennes, des armes chimiques, soient transférées au Hezbollah par le régime de Bachar el-Assad.

Mais il y a d’autres armes qu’Israël ne veut pas voir tomber aux mains du Hezbollah : il s’agit de certains missiles à longue portée ou de missiles sol-air. Du point de vue israélien, ce type de matériel pourrait modifier l’équilibre des forces entre l’armée de l’Etat hébreu et le Hezbollah, qui est très implanté au Sud-Liban c'est-à-dire à la frontière-Nord d’Israël.

Selon certaines sources, l’une des cibles de l’attaque israélienne aurait pu être un engin précis : le missile anti-aérien de fabrication russe SA-17. C’est peut-être une tentative de transfert de cet armement de la Syrie vers le Liban qui a été stoppé dans la nuit de mardi à mercredi.

• Y a-t-il un risque de représailles de la Syrie ou du Hezbollah libanais ?

Nous ne pouvons pas l’exclure, et il est à noter qu’Israël a déployé il y a quelques jours seulement deux batteries de son système de défense Iron Dome, dans le nord du pays. C'est-à-dire à proximité des frontières libanaise et syrienne. Iron Dome, c’est ce système anti-missile déjà déployé autour de la Bande de Gaza, qui détecte et détruit des roquettes en plein vol.

Les autorités israéliennes signalent par ailleurs qu’elles constatent une augmentation de la demande de masques à gaz.

Les canons de l’armée syrienne vont-ils désormais pointer en direction d’Israël ? Damas se réserve en tout cas un droit de riposte. Les autorités syriennes parlent en effet de réplique surprenante. Mais en attendant, leur réaction reste mesurée.

C’est auprès de l’ONU que Damas dénonce cette agression. Le président syrien évoque une violation de l’accord de 1973 entre la Syrie et Israël. Conclu à la suite de la Guerre du Kippour, cet accord garantit le désengagement militaire des deux pays sur le plateau du Golan.

En 40 ans, cet accord a toujours été plus ou moins respecté. Mais depuis le début de la révolution syrienne en mars 2011, Tsahal n’hésite plus à ouvrir le feu dans cette région. Car l'Etat hébreux prévient : il ne laissera pas la révolte syrienne déborder sur ses frontières.

RFI

Ce raid illustre bien les nouvelles menaces qui pointent en cas d’écroulement du régime syrien
A écouter sur RFI : l'invité soir du jeudi 31 janvier 2013 Frédéric Pichon, docteur en histoire, professeur de géopolitique en Prépa HEC, spécialiste de la Syrie 11/10/2013 - par Jean-Baptiste Letondeur écouter

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Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.