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Moyen-Orient

Egypte Mohamed Morsi

Egypte: le Front du salut national appelle à la «chute du régime de la tyrannie» de Mohamed Morsi

media

Au lendemain de vastes manifestations dans tout le pays, le Front du salut a durci sa position à l’égard du pouvoir. Un changement de ton qui s’est opéré sous la pression des jeunes de la coalition, des révolutionnaires qui mobilisent la rue et, surtout, de l’opinion publique.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

La vidéo d'un homme nu, battu par les forces de l'ordre lors de la manifestation du 1er février, a profondément choqué l'opinion publique. Capture d'écran

Jeunes et révolutionnaires avaient critiqué ou rejeté la signature par le Front du salut national (FSN) de « la charte d’Al Azhar » qui condamnait la violence.

Pour eux, c’était mettre sur un même pied d’égalité le bourreau qui agresse et la victime qui se défend. La violente répression, vendredi 1er février, de la manifestation devant le palais présidentiel, et surtout les images choquantes d’un manifestant déshabillé et battu sauvagement par des policiers ont été déterminantes.

Des images choquantes qui embarrassent le pouvoir

Ces images, diffusées en direct puis en boucle par les télés privés, ont révulsé des millions d’Egyptiens. La « tristesse » exprimée par la présidence et les « regrets » du ministre de l’Intérieur n’ont pas été suffisants pour éteindre l’incendie.

L’opinion est même outrée par le fait que la victime, Hamada Saber, un chômeur quinquagénaire, ait donné au parquet une incroyable version des faits. Il a en effet affirmé avoir été attaqué par des manifestants, qui l’auraient déshabillé, avant d’être sauvé par les policiers. Une version que les images démentent indéniablement.

Le FSN appelle à la chute du « régime de tyrannie »

Dans un communiqué publié ce samedi 2 février, au lendemain des violences qui ont marqué les manifestations anti-Morsi au Caire, le FSN affirme « se ranger totalement au côté des appels du peuple égyptien et de ses forces vives à une chute du régime de la tyrannie et (à la fin de) l'hégémonie des Frères musulmans. »

L’opposition à Mohamed Morsi réclame également l’ouverture d’une « enquête indépendante » sur ce qu’elle qualifie de « crimes » des forces de l’ordre au cours des manifestations de ces derniers jours. Depuis les violences qui ont éclaté à Port-Saïd, samedi 26 janvier, soixante personnes ont trouvé la mort au cours d’affrontements entre manifestants et forces de l’ordre dans tout le pays.

Le FSN, qui plaide pour la mise en place d’un « gouvernement de salut national », affirme désormais refuser de « discuter de la question du dialogue [...] avant que l'effusion du sang ne cesse, que ses responsables rendent des comptes et que les revendications (de l'opposition) soient satisfaites ».


Journaliste: Pourquoi circulez-vous sans vêtements ? L’homme: J’ai entendu dire que les Frères avaient cherché un boulot et donné de l’argent à Saber pour qu’il dise s’être déshabillé lui-même. Je me suis dit ils ont peut-être besoin de quelqu’un d’autre. DR

Hamada Saber au centre des préoccupations des médias

« La dignité humaine de Hamada Saber a été violée deux fois : La première quand il a été déshabillé et battu par les forces de l’ordre, et la seconde quand il a été obligé de rendre hommage à ses bourreaux » a écrit la bloggeuse Nawara Negm. Elle réagissait à une interview diffusée par la première chaîne de la télé gouvernementale où il remerciait la police de l’avoir sauvé des manifestants.

« Des millions d’Egyptiens doivent se faire soigner d’hallucinations visuelles » a répondu sarcastiquement une présentatrice vedette sur une chaîne privée qui diffusait les images des brutalités policières à l’encontre de Saber. Saber qui, sur une autre chaîne, a été pris à partie par sa propre fille qui l’a accusé de mentir, de peur des représailles de la police.

Il faut préciser que Saber est actuellement soigné dans un hôpital du ministère de l’Intérieur. Un ministère qui, pour la première fois, semble avoir des états d’âme. L’administrateur de la page Facebook d’information du ministère s’est rebellé en écrivant: : « Nous avons perdu notre crédibilité en corrigeant une erreur par une catastrophe ».

A.B

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