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Moyen-Orient

Internet Réseaux sociaux twitter Arabie Saoudite

La tradition du mariage arrangé bousculée par internet

media

En Arabie Saoudite, où la ségrégation des sexes rend difficile toute rencontre avant le mariage, les sites internet menaceraient le rôle des marieuses dites traditionnelles. Ces dernières aident ceux qui cherchent l’âme sœur ou décident de prendre une deuxième épouse, polygamie aidant. On peut également opter pour le mariage dit misyar : de visite…

Pour bien comprendre les enjeux, il faut saisir la situation actuelle du mariage en Arabie Saoudite. Oum Sami, « marieuse professionnelle », a ainsi expliqué à l’AFP qu’il y a plusieurs « genres » de mariage dans ce pays où les relations sexuelles, interdites hors des liens du mariage, peuvent prendre la forme d’une « union », souvent passagère. Dans le type de mariage dit misyar, de visite, l’époux n’a ainsi pas à entretenir sa femme ou lui offrir un logement. Il peut, en vertu de ce contrat de mariage, rendre visite à sa femme dans son appartement mais continuer à habiter ailleurs, surtout s’il est déjà marié.

Une « forme d’adultère légalisée »

Ce sont surtout les femmes divorcées ou veuves, ou celles qui ne sont plus assez jeunes, qui acceptent de telles unions en raison des strictes règles de ségrégation des sexes : ainsi un homme et une femme non mariés risquent de se faire arrêter par la police s’ils dînent en tête-à-tête dans un restaurant ou s’ils sont seuls en voiture. Les oulémas considèrent ce type de mariage licite en Arabie Saoudite, mais les intellectuels et les militants des droits de l’homme le dénoncent comme une « forme d’adultère légalisée ».

« De la prostitution organisée »

Or, depuis quelques temps ce métier traditionnel de marieuse est concurrencé par des comptes Twitter ou d’autres sites internet proposant leurs services aux personnes des deux sexes à la recherche d’un conjoint. « Les sites électroniques affectent négativement notre travail. Mais ils ont recours à des noms d’emprunt et ne sont pas fiables », déplore ainsi Oum Sami. Selon elle, beaucoup de ces sites se situent à « la limite de l’escroquerie » et certains s’apparentent même à « de la prostitution organisée ». Et d’ajouter : « Le mariage via les sites internet est voué à l’échec à cent pour cent », car pour elle : la méthode traditionnelle a fait ses preuves.

Le misyar - mariage de visite - revient plus cher

Mais que fait donc une marieuse professionnelle ? Contactée, grâce au bouche-à-oreille, par les familles désireuses de marier leur fils ou leur fille, elle se rend dans les domiciles, présentant la photo du candidat au mariage, ou celle de la fille si elle y consent, pour lui trouver l’âme sœur. Pour un mariage contracté, elle touchera 2 000 ryals (environ 530 dollars) de chaque partie. Le prix d’un mariage dit « misyar » (mariage de visite) est plus cher : à partir de 5 000 ryals (environ 1 300 dollars) que payera l’homme seul. En échange, la marieuse est tenue de garder cette union confidentielle. Les sites internet surfent sur ce marché des unions traditionnelles et du misyar, mais n’encouragent aucunement d’autres formes de mariage temporaire et beaucoup moins fréquents, comme « Al-Misfar » pour ceux qui voyagent beaucoup, ou « Al-Misfyaf » pour ceux qui passent des vacances d’été à l’étranger.

Les jeunes veulent « des moyens moins traditionnels de se rencontrer »

Contacté par l’AFP, Abou Mohammed, un homme d’une quarantaine d’années déjà marié et qui a voulu chercher une deuxième épouse, dit avoir eu « une mauvaise expérience » en donnant ses coordonnées à un site internet. « Ils tentent de tirer avantage des personnes qui les contactent, surtout s’il s’agit de gens mariés », reconnaît-il, avouant avoir fini par se rabattre sur une marieuse traditionnelle. « Au moins, elle a l’avantage d’être discrète ». Pour le sociologue Abou Bakr Baqader, les jeunes gens ont désormais recours à l’internet « car c’est un moyen facile de faire connaissance ». « Par le passé, les gens pouvaient faire connaissance à travers la famille ou les voisins », mais cela est dépassé et les jeunes veulent « des moyens moins traditionnels de se rencontrer et échapper à l’ingérence des parents », explique-t-il.

 

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