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    Moyen-Orient

    Union européenne: face au drame syrien, faut-il armer les rebelles?

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    L'embargo européen sur les armes à destination de la Syrie est prolongé, mais assoupli. La décision a été adoptée lundi 18 février lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. Divisés sur la question de la livraison d'armes à l'opposition syrienne, les Vingt-Sept sont parvenus à s'entendre sur une option de compromis.

    Les Européens devaient absolument s’entendre avant que le paquet de sanctions à l’encontre de la Syrie n’arrive à échéance à la fin du mois. Ils ont décidé, sans surprise et à l’unanimité des Vingt-Sept, de le reconduire pour trois mois.

    Depuis mai 2001, l’Union européenne a adopté 19 trains de sanctions. Parmi ces mesures, l’interdiction d’importer du pétrole syrien, le gel des avoirs de certaines personnalités syriennes, ainsi que l’embargo sur les armes.

    Les Etats membres ont actuellement l’interdiction d’exporter vers la Syrie non seulement des armes mais aussi tout équipement susceptible d’être utilisé à des fins de répression. Ils ont aussi l’obligation d’inspecter les navires et les avions qui pourraient transporter du matériel vers ce pays.

    Pas de livraison d’armes aux rebelles syriens

    Ce lundi, cet embargo a été amendé, l’Union européenne pouvant désormais fournir un soutien « non létal » plus important à l’opposition, en exportant du matériel non-offensif. Elle pourra aussi fournir une assistance technique pour la protection des civils.

    Cet assouplissement de l’embargo ne satisfera pas pleinement l’opposition syrienne, qui réclame depuis des mois la livraison d’armes aux rebelles. Si l’embargo concerne aussi bien le régime que l’opposition, les forces de Bachar el-Assad recevraient encore de l’armement, notamment de la part de l’Iran et de la Russie. Ce week-end encore, les douanes finlandaises ont indiqué avoir mis la main sur un conteneur rempli de pièces détachées pour blindés qui semble avoir été envoyé de Moscou vers Damas.

    Les rebelles bénéficieraient eux aussi de livraisons d’armes de pays étrangers, le Qatar ou l’Arabie Saoudite notamment, mais dans des proportions bien moindres. Surtout, ils restent largement sous-équipés face aux forces régulières et ne parviennent donc pas à empêcher les bombardements aériens du régime.

    Des armes entre de « mauvaises mains » ?

    S’ils sont sensibles à ces arguments, Européens et Américains redoutent de « militariser » encore davantage le conflit. Les Nations unies estiment que près de 70 000 personnes ont été tuées depuis le début de la crise. Alors, envoyer des armes supplémentaires en Syrie ne risque-t-il pas de rendre la situation encore plus meurtrière pour les civils ?

    Autre préoccupation de poids pour les Occidentaux, celle de savoir entre quelles mains ces armes peuvent tomber. Bien que les groupes islamistes – comme le Front al-Nosra - qui se battent désormais sur le terrain ne représentent qu’une minorité des rebelles, leur présence inquiète les chancelleries européennes et américaine.

    Cette crainte est accrue par le précédent libyen : après l’intervention française contre le régime de Mouammar Kadhafi, des stocks d’armes ont été disséminés dans la région du Sahel. Certaines d’entre elles se retrouvent aujourd’hui entre les mains des islamistes radicaux contre lesquels la France se bat au Mali.

    Des Européens divisés sur la question des armes

    Au sein de l’Union européenne, la Grande-Bretagne est l’un des pays les plus favorables à l’armement de l’opposition syrienne. Le chef de la diplomatie britannique William Hague a répété à l’ouverture de la réunion à Bruxelles qu’il fallait fournir « davantage d’équipement » aux rebelles. Il espère d'ailleurs que l'Union européenne ira « plus loin » lorsqu'elle réexaminera le régime de sanctions dans trois mois.

    Si Paris semblait, il y a encore quelques mois, sur la même ligne que Londres - le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius ayant proposé une levée de l'embargo sur les armes défensives en novembre -, cette position a évolué. Début février, le président François Hollande s'est prononcé contre une levée de l’embargo tant qu'il resterait la possibilité d'un dialogue politique.

    Les pays nordiques étaient quant à eux opposés à un assouplissement de l’embargo, tout comme l’Autriche, l’Espagne, Chypre ou encore le Luxembourg. L’option retenue lundi à Bruxelles est donc bien une option de compromis, qui ne devrait pas avoir d’impact décisif sur la situation en Syrie. 

    « Nous avons la certitude gagner ». Ces propos auraient été tenus par Bachar el-Assad devant des hommes politiques libanais, selon le journal As-Safir.

    La rhétorique est toujours la même : le président parle de lutte contre des groupes extrémistes, c'est ainsi qu'il nomme l'opposition, il évoque aussi un complot ourdi de l'étranger puisqu'il estime que les rebelles sont soutenus par l'Arabie Saoudite et le Qatar, notamment.

    Le président syrien met enfin en avant les exploits militaires du régime. Or sur le terrain, la situation est loin d'être claire.

    Les combats continueraient à Alep, particulièrement autour des aéroports. L'OSDH, une ONG proche de l'opposition, affirme que les rebelles se sont emparés lundi d'un barrage militaire menant à l'aéroport international. A Deraa, l'opposition armée serait également parvenue à détruire un barrage qui coupait une route allant vers la Jordanie.

    Chaque partie revendique régulièrement la victoire, mais les informations restent difficiles à vérifier, en l'absence de journalistes sur le terrain
     

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