Syrie - 
Article publié le : jeudi 21 février 2013 à 15:41 - Dernière modification le : vendredi 22 février 2013 à 05:05

Syrie: attentat meurtrier et tirs d'obus à Damas

Fumée noire et scènes de chaos après une explosion dans le centre de Damas, le 21 février 2013.
Fumée noire et scènes de chaos après une explosion dans le centre de Damas, le 21 février 2013.
REUTERS/Sana

Par RFI

Les violences se poursuivent en Syrie. Deux obus ont frappé le siège de l'état-major de l'armée au cœur de Damas. Plus tôt, jeudi matin, 21 février, un attentat à la voiture piégée a fait plus 53 morts, selon la télévision d'Etat. L’explosion est survenue près du siège du parti Baas, le parti du président Bachar al-Assad. L'opposition a dénoncé cet attentat.

Tarek Saleh

Militant des comités locaux de la révolution à Damas

L'Armée syrienne libre est maintenant capable d'atteindre certains centres névralgiques du régime...

 

22/02/2013 par RFI

Ces tirs d’obus sont revendiqués par l’Armée syrienne libre (ASL). Cette semaine, l’ASL a ciblé à plusieurs reprises des symboles du régime. Mardi, le palais présidentiel situé dans le quartier de Techrine a été frappé par des tirs de mortier.

Les attentats à la voiture piégée portent, en revanche, une autre signature : celle de groupes jihadistes. Le Front al-Nosra ou Ahrar al-Cham revendiquent fréquemment ce genre d’attaques.

Les images diffusées par les médias officiels syriens jeudi matin, montrent des scènes de chaos, des colonnes de fumée noire qui s’élèvent du centre de Damas. A proximité du siège du parti Baas, le parti au pouvoir, des véhicules sont dévorés par les flammes. On y voit également un ballet d’ambulances et des secours en pleine intervention. Plusieurs civils ont été tués dans l’explosion. A 15h, ce jeudi, la télévision d'Etat a dressé un bilan portant à 53 le nombre de personnes tuées par cet attentat.

Ces derniers mois, une dizaine d'attentats meurtriers ont frappé la capitale syrienne. Ils ont visé des bâtiments gouvernementaux, notamment les sièges des services de renseignements ou de sécurité.

Les troupes du régime repoussent régulièrement les tentatives des rebelles d'en'trer dans la capitale. Et l’aviation n’hésite pas à bombarder les poches de résistance rebelles repliées à la périphérie de Damas.

tags: Bachar el-Assad - Syrie - Terrorisme
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(1) Réaction

Et si la si pacifique

Et si la si pacifique opposition syrienne acceptait tout de même de négocier avec le vilain Bachar al-Assad, peut-être éviterait-elle des souffrances invraisemblables au peuple qu'elle prétend défendre?

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