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    Moyen-Orient

    Syrie: le Hezbollah en première ligne dans la bataille de Qousseir

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    L'armée syrienne aurait repris dimanche 19 mai 2013 la plupart des quartiers de Qousseir qui étaient aux mains des rebelles. Cette ville est stratégique, car elle est sur le chemin d'une région côtière où vivent les alaouites, la communauté chiite à laquelle appartient Bachar el-Assad et où il pourrait se replier, en cas de défaite. Dans cette bataille de Qousseir, les soldats syriens ont des alliés de taille : les combattants du Hezbollah libanais.

    « Aguerris aux combats de rue, habitués à la guerre, ce sont eux qui ont lancé l'assaut sur Qousseir dimanche », selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée à Londres et proche de l'opposition syrienne. Le Hezbollah a confirmé la présence de combattants sur place et la perte d'une vingtaine d'hommes.

    Qu'est-ce que le Hezbollah ?

    Le Hezbollah, littéralement « parti de Dieu », est un parti politique et armé créé en 1982 pour lutter contre l'invasion du Liban par Israël. Il est resté hostile à l'Etat hébreu même après son retrait du Liban en 2000. C'est un parti politique présent au sein du Parlement et du gouvernement libanais sortant. Le Hezbollah est aussi et surtout un mouvement chiite, appuyé militairement et financièrement par l'Iran. C'est dans ce contexte qu'il soutient le régime de Bachar el-Assad, l'Iran étant un des fidèles alliés du régime syrien.

    La présence des forces du Hezbollah en Syrie et leur mission

    Le 30 avril dernier, le chef charismatique du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a admis pour la première fois que des membres du Hezbollah se battaient en Syrie. Il n'a pas dit combien, mais selon certains experts, ils seraient un millier environ, la plupart à Qousseir. Cette ville se trouve à seulement 15 kilomètres de la frontière libanaise.

    Dans cette région, vivent de nombreux Libanais, chiites, et donc proches du régime de Bachar el-Assad. C'est pour les défendre contre les rebelles sunnites que le Hezbollah aurait envoyé des combattants. C'est en tous cas la justification de Hassan Nasrallah. Deuxième justification de la présence de combattants du Hezbollah en Syrie : défendre des lieux sacrés pour les chiites comme la ville de Sayeda Zeinab, près de Damas, où la soeur de l'imam Hussein (personnage vénéré dans le chiisme) serait enterrée.

    L'engagement du Hezbollah a des répercussions sur le Liban

    Le Liban est divisé entre ceux qui soutiennent l'opposition, majoritairement sunnites, et ceux qui soutiennent le régime syrien, les chiites et une partie des chrétiens. Il y a d'ailleurs régulièrement des affrontements à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, où un quartier sunnite jouxte un quartier chiite alaouite (la communauté de Bachar el-Assad). Le week-end dernier, il y a eu au moins deux morts dans des accrochages.

    Et puis politiquement, le Hezbollah embarrasse fortement le pouvoir en place. Le « parti de Dieu » était très présent dans le gouvernement démissionnaire de Najib Mikati. Or la tête de l'Etat tente de rester neutre dans ce conflit syrien. Ce n'est pas facile, le Liban a été sous tutelle de la Syrie pendant trente ans. L'opposition libanaise, elle, n'attend qu'une chose : la chute de Damas pour que le Hezbollah soit affaibli et rende enfin les armes.

    Israël menace d'intervenir en Syrie pour contrer la menace du Hezbollah

    Israël a déjà mené trois raids aériens en territoire syrien, le premier en janvier, les deux derniers il y a deux semaines, pour empêcher, selon l’Etat hébreu, le transfert d'armes au Hezbollah. Il y a eu des victimes, des soldats syriens notamment.

    Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a encore dit dimanche qu'il continuerait à agir pour défendre son pays. Il considère que le Hezbollah est, avec l’Iran, la menace principale qui pèse sur les Israéliens.

    Surtout que le 9 mai dernier, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a affirmé que la Syrie était prête à lui fournir de nouveaux types d'armes. Le Hezbollah, lui, fait du maintien de Bachar el-Assad au pouvoir un principe : « Nous ne permettrons pas que le pays tombe aux mains des Etats-Unis, d'Israël ou des groupes takfir (les fondamentalistes sunnites) ».

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