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    Les généraux et les leaders de la contestation au Soudan ont formé mardi un Conseil souverain de onze membres qui dirigera le pays au cours de sa transition de trois ans et trois mois vers un pouvoir civil.

    Moyen-Orient

    La République islamique écarte l'un de ses pères fondateurs

    media Ali Akbar Hachémi Rafsandjani. Reuters

    Ali Akbar Hachémi Rafsandjani a été écarté de la course présidentielle. Avait-il prévu ce scénario ou s'est-il fait piéger ? Il est probable qu'il sorte de cette épreuve un peu plus renforcé. Mais vu son âge, il est un peu tard pour qu'il puisse faire valoir ce crédit dans une autre compétition politique. D'ailleurs, le postulant malheureux a décidé de ne pas protester contre sa disqualification.

    Le Conseil des gardiens de la Constitution a exclu mardi 21 mai Ali-Akbar Hachémi Rafsandjani, théologien modéré, ancien président de la République islamique et actuel président du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime ; et Esfandiar Rahim Mashaïe, bras droit du président sortant et son candidat préféré, de la course à la présidentielle de juin 2013. Au total, la candidature de huit postulants a été retenue dont la loyauté absolue à l'égard du Guide a été approuvée par le Conseil des gardiens de la Constitution. Bastion des conservateurs, ce Conseil supervise et organise les élections et examine la conformité à l'islam des lois votées par le Parlement. Le Conseil de discernement est également au service du Guide de la révolution, Seyed Ali Khamenei, mais il abrite aussi des religieux et des théologiens modérés. C'est un des rouages de la théocratie iranienne dont la fonction principale consiste à arbitrer les différends entre le Parlement et le Conseil des gardiens de la Constitution. Parmi les huit candidats qualifiés, six appartiennent à la fraction des conservateurs et deux autres au camp des réformateurs.

    Le refus de la candidature de Rafsandjani par le Conseil des gardiens de la Constitution en a surpris plus d'un, y compris parmi les observateurs très avisés de la vie politique en Iran. Rafsandjani inspirait une certaine confiance dans le monde occidental en général et aux Etats-Unis en particulier. Il semble que le Guide avait donné son aval à la candidature de Rafsandjani pour écarter Rahim Mashaïe, le dauphin d'Ahmadinejad, de la compétition et éloigner ainsi le danger de « poutinisation » du système politique en Iran. Mais le Guide et son clan ne voulaient pas non plus que Rafsandjani reprenne les rênes du pouvoir.

    Maintenant, avec la mise à l'écart de Rafsandjani et Mashaïe, leur but est atteint. Ils ne pouvaient pas écarter Mashaïe sans un prétexte plausible. La candidature de Rafsandjani et la campagne d'injures à son encontre qui s'en est suivie a accentué l'affrontement implacable des deux camps, celui de Rafsandjani et celui de Mashaïe. Le clan du Guide a laissé la voie libre à cet affrontement. Maintenant, ils vont dire au pays qu'ils ont écarté deux extrêmes pour calmer les esprits et pour que l'élection se déroule dans un climat de paix.

    Reste à savoir si Rafsandjani avait prévu ce scénario ou s'il s'est fait piéger. Il est probable qu'il sorte de cette épreuve un peu plus crédibilisé. Mais vu son âge, il est peu probable qu'il puisse faire valoir ce crédit dans une autre compétition politique. La mise à l'écart des deux candidats les plus en vue et les plus contestés de part et d'autre va-t-elle souder le camp des conservateurs et consolider le pouvoir du Guide de la révolution ? Le Guide et son entourage avaient bien compris que la situation explosive du pays ne permettait pas qu'un quelconque affrontement politique mette en péril la survie même du régime. Ils ne voulaient pas s'aventurer sur la voie périlleuse de la précédente élection.

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