GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 12 Septembre
Vendredi 13 Septembre
Samedi 14 Septembre
Dimanche 15 Septembre
Aujourd'hui
Mardi 17 Septembre
Mercredi 18 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Moyen-Orient

    Reporters sans frontières dénonce l’espionnage des internautes syriens grâce à des serveurs Blue Coat

    media En Syrie, les internautes sont surveillés de près de longue date. Dans un cybercafé de Damas, le 18 mars 2011. AFP PHOTO/STR

    En Syrie, les internautes sont surveillés de près de longue date. Mais, selon Reporters sans frontières, cette surveillance vient encore de monter d’un cran avec l’installation récente de 34 nouveaux serveurs de sécurité fabriqués par la société américaine Blue Coat. Des équipements destinés à censurer les sites, intercepter les courriels et détailler les sites visités par les internautes.

    Quand elle évoque la Syrie, l’association Reporters sans frontières (RSF) parle de « troisième prison du monde » pour les acteurs de l’information. C’est dire si la situation est critique, notamment dans ce domaine, dans ce pays qui entame sa troisième année de guerre civile.

    « Alors que le régime de Bachar Al-Assad regagne du terrain, l’installation de 34 serveurs Blue Coat […] représente une menace supplémentaire pour la circulation de l’information, ainsi que pour la sécurité des net-citoyens, des journalistes et de leurs sources », relève RSF.

    Ce n’est pas la première fois que la société américaine Blue Coat est montrée du doigt par RSF. Déjà désignée « Ennemi d’Internet » en mars 2013 dans un rapport de l’organisation, Blue Coat avait été priée de s’expliquer sur la présence en Syrie de son matériel utilisé par le régime pour traquer ses opposants.

    « Lorsque des produits de surveillance numérique sont vendus à un régime autoritaire par un intermédiaire sans que la société éditrice n’en soit informée, l’incapacité de celle-ci à tracer les ventes et exportations de ses propres logiciels est révélateur de l’absence de prise en compte par ces entreprises du risque d’utilisation détournée de leurs technologies et de la vulnérabilité des défenseurs des droits de l’homme », écrivait alors Reporters sans frontières.

    Respect et soutien des droits de l’homme

    Très rapidement, Blue Coat avait tenu à répondre à RSF : « Nous respectons et soutenons pleinement les droits de l’homme, comme la liberté d’expression. Nous ne concevons pas nos produits pour réprimer les droits humains, et ne tolérons pas leur utilisation à de telles fins. En 2013, nous menons un examen complet de nos activités, politiques et procédures pour examiner quelles mesures nous pourrions prendre pour limiter les abus de nos produits ». Le vice-président de la société de sécurité en ligne, Steve Daheb, s’était par ailleurs dit « attristé par la souffrance du peuple syrien et les pertes humaines en Syrie ».

    Depuis, non seulement Blue Coat n’a pas modifié sa politique commerciale, mais elle l’a confirmée en mai 2013 en fournissant 34 nouveaux serveurs dont la présence sur le sol syrien a été révélée par Telecomix, un groupe d’activistes sur le Net. RSF a donc renouvelé ses interrogations auprès de la société américaine de surveillance du Net qui est basée dans la Silicon Valley en Californie. Si jamais Blue Coat persistait à déclarer comme elle le prétendait le 12 mars dernier, « qu’elle ne vend pas ses serveurs à la Syrie, elle se doit d’expliquer aux Syriens et à la communauté internationale la présence en Syrie de ses équipements », estime RSF.

    Largement répandus dans le monde

    De plus si, au terme d’une enquête sur le système d’exportation utilisé, il devait s’avérer que Blue Coat n’a pas pris les mesures nécessaires pour empêcher une telle exportation de ses produits, ou si cette exportation devait avoir eu lieu au mépris des lois en vigueur, Reporters sans frontières « se réserve le droit de porter l’affaire devant l’opinion publique ou les tribunaux appropriés ».

    Pour RSF, le fait que Blue Coat comme d’autres sociétés invoquent le rôle des intermédiaires pour expliquer la présence de leur matériel dans des Etats autoritaires, montre que la mise en place d’une réglementation et un contrôle de l’exportation des équipements de surveillance sont indispensables.

    Les dispositifs vendus par Blue Coat sont très répandus dans le monde. Une ONG, le Citizen Lab de l’université de Toronto (Canada), a ainsi passé la Toile au crible pour les repérer. Son rapport montre qu’en Égypte, au Koweït, au Qatar, et en Arabie Saoudite, des systèmes Blue Coat sont utilisés, potentiellement à des fins de censure numérique. Le Citizen Lab a aussi observé que le Bahreïn, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, l’Irak, le Kenya, le Koweït, le Liban, la Malaisie, le Nigeria, le Qatar, la Russie, l’Arabie Saoudite, la Corée du Sud, Singapour, la Thaïlande, la Turquie, et le Venezuela ont utilisé des équipements pouvant être exploités pour mettre en place une surveillance et un fichage des internautes.

     

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.