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    Moyen-Orient

    Liban: deux roquettes s’abattent sur la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah

    media Un policier inspecte une carcasse de voiture après l'explosion de deux roquettes dans le sud de Beyrouth, dimanche 26 mai 2013. REUTERS/Mohammed Azakir

    Jusqu'à présent la violence du conflit syrien avait peu ou prou été contenue à l'intérieur des frontières de la Syrie. Elle a néanmoins débordé cette semaine au Liban. D'abord avec des affrontements entre opposants et partisans de Bachar el-Assad à Tripoli, qui ont fait au moins 30 morts. Ensuite avec ces roquettes qui ont touché Beyrouth, la capitale libanaise, ce dimanche matin 26 mai. Elles ont explosé tôt dans la banlieue sud de la ville et fait quatre blessés.

    Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

    Deux sifflements stridents suivis de deux violentes explosions. Réveillés en sursaut, beaucoup de Beyrouthins ont d’abord pensé à un cauchemar. Puis l’information a commencé à arriver.

    Deux roquettes de type Grad se sont abattues sur la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah. Du jamais vu, depuis la fin de la guerre civile il y a vingt-trois ans, mis à part les raids aériens israéliens en 2006.

    Les deux projectiles sont tombés sur un terrain ouvert, faisant des blessés et des dégâts. L’armée libanaise a déployé un cordon de sécurité et des artificiers sont arrivés sur les lieux. Les tirs n’ont pas été revendiqués, mais les premières indications montrent qu’ils proviennent du sud-est de Beyrouth.

    Le Hezbollah clairement engagé en Syrie

    Le bombardement de la banlieue sud intervient quelques heures seulement après un discours du chef du Hezbollah, dans lequel il annonce clairement que son parti combat en Syrie, aux côtés des troupes de Bachar el-Assad.

    Dans ce discours, jugé très important par la presse, Hassan Nasrallah déclare la guerre à al-Qaïda et aux groupes extrémistes.

    Il affirme qu’il les combattra jusqu’au bout, pour les empêcher de contrôler la Syrie, car ils constituent selon lui, un danger pour l’existence du Liban et de toutes ses communautés religieuses.

    Les tirs de roquettes n'ont pas été revendiqués, mais ils ravivent la crainte d'une extension au Liban de la guerre civile en Syrie. De fait, le mouvement chiite libanais se trouve désormais directement exposé dans le conflit syrien. Un choix parfaitement assumé par Hassan Nasrallah, le chef du mouvement libanais, qui a avancé de nouveaux arguments pour justifier l'engagement militaire de son mouvement dans la guerre civile en Syrie, samedi 25 mai.

    Jusqu'à présent, le Hezbollah affirmait agir pour la défense des villages et des lieux saints de la communauté chiite en Syrie. Mais dans son discours de samedi 25 mai, Hassan Nasrallah affirme qu'il s'agit désormais de sauvegarder la base arrière de son mouvement, les insurgés syriens étant, selon lui, manipulés par Israël et par les Etats-Unis.

    Avec cet argument, le chef du Hezbollah trace un lien direct entre la survie du régime syrien et celle de son propre mouvement. Il reprend mot pour mot les accusations proférées à l'encontre de la rébellion, par Bachar el-Assad.

    Le Hezbollah cible les extrémistes sunnites

    Autre argument du chef du Hezbollah : le combat mené en Syrie serait devenu un combat contre les extrémistes sunnites, dont Hassan Nasrallah dénonce les exactions. Pour lui, ils deviendraient une menace pour la stabilité du Liban s’ils parvenaient à renverser Bachar Al Assad.

    Hassan Nasrallah change donc de registre. Il ne s'agit plus seulement de défendre la communauté chiite et de résister à Israël, mais de lutter contre l'influence de la radicalité sunnite dans la région. Avec cet argument, le chef du Hezbollah prend un double risque : celui de s'aliéner une partie du monde arabe, et, surtout, celui de raviver les tensions intercommunautaires dans son propre pays.
    RFI

     

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