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    Moyen-Orient

    Etats-Unis: pas encore de réaction de la presse américaine aux révélations du «Monde»

    media Dans son numéro daté du 28 mai 2013, «Le Monde» révèle l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien à Damas. www.lemonde.fr

    En dehors de quelques reprises dans la presse américaine la plus versée dans l’actualité internationale, l'enquête de nos confrères du quotidien Le Monde sur l'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien est passée presque inaperçue aux Etats-Unis. Pour l'administration Obama, qui avait fixé cette pratique comme une « ligne rouge » à ne pas franchir, la question est pour le moins sensible.

    Il y a plusieurs raisons au mutisme de la presse américaine à propos de l'enquête du journal Le Monde sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, à commencer par la plus prosaïque d'entre elles : ce lundi était férié aux Etats-Unis. Il s'agissait en effet du Memorial Day, le Jour des vétérans. Le débat sur la Syrie n’a donc pas rebondi ce lundi.

    L’autre raison principale, c’est que les Etats-Unis ont reconnu dès le mois dernier être en possession de preuves matérielles de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. Mais Washington affirme ne pas savoir précisément quel camp a utilisé ces armes. Reste à voir si l’argument sera de nouveau soulevé ce mardi, après les révélations du Monde.

    Mais cette posture permet aux Etats-Unis de rester un peu plus longtemps sur le terrain diplomatique, qu’ils n’ont apparemment pas envie de quitter tout de suite. Pourtant, Barack Obama avait utilisé le terme de « ligne rouge » pour évoquer l’utilisation d’armes chimiques dans le conflit syrien. La déclaration, fin août, en avait surpris plus d’un, y compris à la Maison Blanche, où apparemment, l’on n’attendait pas un président aussi catégorique.

    Situation inconfortable

    Il est probable qu’en parlant de cette « ligne rouge » lors d’une conférence de presse, Barack Obama avait à l’esprit des images similaires à celles du massacre d’Halabja, commis en 1988 au Kurdistan irakien

    . Des centaines de civils avaient alors été tués : hommes, femmes et enfants. Aujourd’hui, les Etats-Unis hésitent à accuser Damas d’avoir franchi cette « ligne rouge ». Une plus grande implication dans le conflit syrien interviendrait alors que Barack Obama s’apprête à faire rentrer le dernier soldat américain déployé en Afghanistan.

    La situation est inconfortable pour l’administration Obama, sous la pression de l’opposition. John McCain s’est rendu ce lundi en Syrie où il a rencontré l’opposition syrienne, qui lui a parlé des armes chimiques, et réclame l’aide des Etats-Unis.

    Les personnes qui auraient été contaminées de manière importante et qui auraient survécu risquent de développer des pathologies à long terme, notamment des troubles neurologiques importants, et une baisse, notamment, des facultés cognitives ou motrices

    Olivier Lepick

    Chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste des armes chimiques

    28/05/2013 - par Véronique Moreau Écouter

    «Cauchemar»

    A l'ouverture du Conseil des droits de l'homme, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a mis le monde face à ses responsabilités. Elle a dénoncé une attitude par trop attentiste, et réclamé des réactions à la hauteur du drame syrien.

    Avec notre correspondant à Genève, Laurent Mossu

    La communauté internationale ne peut continuer à ignorer les souffrances de la population civile. Elle a l’obligation de la protéger et de lui porter assistance. La Haut commissaire a vertement tancé les gouvernements pour leur passivité face aux atrocités commises en Syrie.

    Navi Pillay était parfaitement dans son rôle en rappelant à l’ordre et à leur devoir les responsables politiques. « Nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire, politique et sociale, a-t-elle affirmé, et ce qui se dessine est un véritable cauchemar. » Navi Pillay a dénoncé les horreurs dont se rend coupable le régime syrien, en évoquant notamment les attaques délibérées menées contre les écoles et les hôpitaux.

    Elle n’a pas épargné les groupes armés rebelles, qui n’hésitent pas « à utiliser les civils comme boucliers humains ». Il est grand temps, dira-t-elle, de conduire des actions tangibles pour soulager le peuple qui doit pouvoir trouver les passages sécurisés pour quitter le pays s’il le désire. Le Conseil des droits de l’homme, saisi d’une demande de large débat consacré à la situation syrienne, doit prendre position ce mardi.

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