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    Moyen-Orient

    Syrie: Bachar el-Assad, ses hypothétiques missiles russes et le Hezbollah

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    Confiant, le président syrien reste fidèle à lui-même dans une interview donnée, le jeudi 30 mai 2013, à la chaîne télévisée du Hezbollah, al-Manar. Il dénonce de nouveau la légitimité de l'opposition dans la perspective d'une conférence internationale le mois prochain. Concernant les missiles S-300, les journaux russes contredisent en revanche sa version ce vendredi 31 mai, et affirment que la Syrie n'a rien reçu en provenance de Moscou pour l'instant. Pendant ce temps, le Hezbollah continue d'épauler l'armée dans le nord syrien, tandis que les personnels de Médecins sans frontières voient arriver toujours plus de réfugiés depuis le sud.

    Bachar el-Assad avait vraiment la volonté d'afficher une impression de calme, d'assurance et même une certaine forme d'ironie et de mépris à l'encontre de l'opposition syrienne. Le président syrien qui se dit prêt à aller à Genève, mais sans renoncer à l'essentiel : il écarte d'emblée l'idée de céder le pouvoir.

    Il évoque simplement la possibilité de se représenter à l'élection présidentielle de 2014. Le fait nouveau, c'est qu'il évoque un possible référendum qui pourrait être organisé à l'issue de la conférence de Genève, non pas sur son maintien au pouvoir, mais sur d'éventuels changements de la Constitution qui seraient proposés à l'issue de cette conférence de paix.

    Sur la situation régionale, Bachar el-Assad a longuement parlé d'Israël, et d'éventuelles représailles à l'encontre de l'Etat hébreu en cas de nouveaux raids aériens. « Il y a une pression populaire, a-t-il dit, pour ouvrir le front du Golan. » Par ces mots, le président syrien met en garde Israël bien sûr, mais il rend également service au Hezbollah, le mouvement libanais qui justifie son intervention en Syrie par la nécessité de contrer l'Etat hébreu.

    Le Hezbollah aux côtés des soldats syriens

    Sur le terrain, en Syrie, la bataille de Qousseir dure maintenant depuis une dizaine de jours. Jeudi, Bachar el-Assad a confirmé l'engagement de combattants du Hezbollah aux côtés des soldats syriens. Un message adressé, en partie, à la population libanaise, et en particulier à la communauté chiite du pays puisque l'interview a été accordée à la chaîne de télévision du Hezbollah.

    Bachar el-Assad se dit confiant dans la victoire à Qousseir, qui serait une question de jours désormais. Il reconnait l'intervention du Hezbollah. C'est d’ailleurs la première fois qu'il le fait officiellement, mais il affirme que le soutien militaire du Hezbollah se limitera à la ville de Qousseir et à la zone frontalière. Autrement dit : l'armée syrienne est assez puissante pour se débrouiller seul dans le reste du pays. C'est également un message de fermeté et de force militaire que Bachar el-Assad a voulu envoyer lors de cette intervention.

    Sur le dossier des missiles que la Russie devrait livrer aux Syriens, les journaux russes démentent, ce vendredi 31 mai, ce que le président Bachar el-Assad laissait entendre lors de son interview : les Russes n’auraient pas encore livré de missile sol-air S-300 à la Syrie. (Voir encadré)

    Deraa, le front du sud syrien

    Deraa, c'est la ville du sud de la Syrie où a commencé la révolution il y a plus de deux ans maintenant. Aujourd'hui, de nombreux Syriens fuient en direction de la Jordanie, toute proche. Car à Deraa, les combats ont redoublé d’intensité ces dernières semaines.

    Antoine Foucher Chef de mission pour MSF en Jordanie 11/10/2013 - par Murielle Paradon Écouter

    Selon Antoine Foucher, chef de mission en Jordanie pour Médecins sans frontières (MSF), « il y a eu une avancée assez importante des forces de l’opposition sur le mois dernier. Puis il y a eu une contre-offensive gouvernementale, notamment pour reprendre des axes qui mènent à Deraa. D’après les témoignages qu’on a pu avoir, les combats ont été extrêmement difficiles, extrêmement durs et ont produit de nombreux blessés. Ce qui rend bien compte d’une situation extrêmement tendue à l’intérieur. »

    MSF a aussi recueilli le témoignage de médecins syriens qui travaillent à Deraa. Mégo Terzian, responsable des urgences au sein de l'ONG, revient de Syrie. « On est en contact avec certains médecins syriens qui osent continuer leur travail dans des structures clandestines, confient-ils. Ils ont des difficultés en termes de ressources humaines, d’approvisionnement de médicaments et du matériel médical. Ils n’ont ni électricité ni eau de qualité, ce qui complique leur tâche. »

    MSF a tenté d'envoyer une équipe sur Deraa mais elle a dû rebrousser chemin, en raison de la violence des combats.

    La Russie a-t-elle déjà livré des missiles à Damas ?

    « Tous les accords passés avec la Russie seront honorés, et une partie l’a déjà été dernièrement », cette déclaration de Bachar el-Assad, lors de son interview, n’est pas passée inaperçue. Par ces mots, le président syrien laissait entendre qu’une première livraison de missiles était arrivée sur le territoire. Une information mise en doute par la presse russe.

    Avec notre correspondant à Moscou, Etienne Bouche

    Ce qui est sûr, c’est que la nouvelle n’a pas été fortement appréciée par les diplomaties occidentales. Avant le début du conflit, en 2010, la Russie s’était en effet engagée à livrer des armes au régime de Bachar al-Assad. Des missiles S-300, des systèmes hautement perfectionnés à vocation défensive, destinés à détruire avions et missiles de croisière. Ces armes sont-elles pour autant arrivées en Syrie, comme l’a par la suite confirmé Bachar el-Assad ? Des journaux russes s’interrogent vendredi sur la fiabilité de cette déclaration.

    Selon le quotidien Kommersant, ces missiles ne doivent être livrés qu’au deuxième trimestre 2014. Le journal ajoute qu’au moins six mois seront ensuite nécessaires pour tester les missiles et former le personnel syrien. S’appuyant sur les mêmes sources issues du complexe militaro-industriel russe, le quotidien Vedomosti écrit lui aussi que ses missiles n’ont pas encore été livrés. Le journal n’est pas certain qu’une livraison soit finalisée d’ici la fin de l’année. Selon une source citée par Interfax, l’exécution du contrat pourrait dépendre de l’évolution de la situation dans la région, et de la position qu’adopteront les Occidentaux dans le règlement du conflit.

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