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    Moyen-Orient

    Massacre d'Halabja: les Kurdes veulent savoir qui sont les Français qui ont aidé Saddam Hussein

    media Une femme en pleurs, au mémorial dédié aux victimes du massacre d'Halabja, à 300 kilomètres de Bagdad, le 16 mars 2012. AFP PHOTO/ ALI AL-SAADI

    Ce lundi 10 juin, vingt Kurdes d'Irak ont déposé au tribunal de grande instance de Paris une plainte contre X pour « complicité de crimes contre l'humanité » et « recel ». Ils demandent une enquête sur le rôle de plusieurs personnes et de sociétés françaises susceptibles d'avoir rendu possible le massacre à l'arme chimique du village d'Halabja, au Kurdistan irakien, en 1988. Il y avait eu près de 5 000 morts.

    Selon David Père, l'avocat des parties civiles, deux entreprises françaises sont visées. Il n'a pas voulu donner leur nom afin que le juge d'instruction puisse faire son travail le plus sereinement possible. Ces deux sociétés ont apporté une aide technique au régime de Saddam Hussein entre 1983 et 1988.

    « Les entreprises françaises que nous avons visées, affirme David Père, avaient notamment construit les équipements de production d’agents chimiques, des réacteurs, des colonnes et des citernes en acier vitrifié pour contenir les agents toxiques qui allaient servir pour faire du gaz. » Pour l’avocat, cette instruction judiciaire est indispensable. « Nous voulons que les individus et sociétés qui ont sciemment aidé le régime de Saddam Hussein à acquérir des armes chimiques qui ont servi à commettre des crimes contre l’humanité soient confrontés à leur responsabilité », explique-t-il.

    Le Massacre d’Halabja

    Pendant la guerre Iran-Irak (1980-1988), le régime de Saddam Hussein a accusé les Kurdes de trahison et de collaboration avec l’armée iranienne. Le 16 mars 1988, le village kurde d’Halabja est attaqué. Le bombardement de produits chimiques détruit la ville et anéantit une grande partie de sa population.

    Des milliers de civils kurdes ont succombé dans ces attaques chimiques au gaz perpétrées sous l'ordre d'Ali Hassan al-Majid (dit « Ali le chimique ») par des chasseurs-bombardiers Mig et Mirage de l'armée irakienne. Le massacre a été condamné et qualifié de « génocide » et de « crime contre l'humanité » par la communauté internationale et plusieurs décisions de justice, notamment par le Tribunal spécial irakien le 23 juin 2007, et par la cour d’appel de La Haye le 9 mai 2007.

    « Que chacun soit condamné selon son niveau d’implication »

    Kamil Abdulqadir Wais Mohammed se trouvait sur place à l'époque. Il a survécu à ce drame, mais a gardé des séquelles. Il a perdu un œil et ses poumons sont endommagés. Il est aujourd'hui le porte-parole des victimes d'Halabja.

    « Nous voulons que la justice française condamne sévèrement ces entreprises, déclare-t-il. Nous souhaitons que la justice aide aussi les victimes sur un plan médical et économique. Beaucoup de personnes qui ont survécu au massacre et qui doivent se soigner n’ont plus les moyens financiers. Les soins coûtent chers. »

    Mettre fin à l'impunité des fournisseurs

    Mardin Mahmood Fatah avait 5 ans au moment du drame. Toute sa famille a péri dans le bombardement. Elle est venue en France demander justice. « La seule chose qui compte pour moi, c’est la condamnation de ces dirigeants d’entreprise, des ingénieurs, chimistes », affirme Mardin Mahmood Fatah, qui souhaite que « chacun soit condamné selon son niveau d’implication ».

    Pour l'avocat des parties civiles David Père, la France est le point de départ d'une procédure judiciaire internationale visant à mettre un terme à l'impunité des fournisseurs d'armes chimiques. Il affirme que neuf entreprises allemandes, deux néerlandaises notamment, ont aussi aidé le régime de Saddam Hussein à fabriquer des armes chimiques.

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