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    Moyen-Orient

    «Ligne rouge» franchie en Syrie: et maintenant?

    media A l'approche d'une possible conférence sur la Syrie, les positions des deux principaux protagonistes, Etats-Unis et Russie, paraissent irréconciliables. AFP PHOTO / Saul LOEB

    Pour la première fois, les Etats-Unis reconnaissent et affirment clairement que Damas a eu recours à des armes chimiques. Un changement d’attitude qui intervient dix jours après les résultats communiqués par Londres et Paris, qui allaient dans le même sens. Que peut-on attendre après ce changement de cap?

    L’an dernier, Barack Obama avait parlé de « ligne rouge à ne pas franchir » à propos des armes chimiques. Mais depuis des mois, alors que les témoignages sur l’utilisation par Damas se multipliaient, Washington semblait regretter les propos de son président, en expliquant attendre confirmation. Au moment où les américains se retirent enfin d’Afghanistan, pas question de s’impliquer dans une nouvelle guerre et un éventuel enlisement.

    Mais ces derniers mois, la situation a évolué très vite. Damas est maintenant appuyé par le Hezbollah libanais, ce qui a encore plus déséquilibré le rapport des forces entre le régime et les insurgés. D’autant que le Hezbollah libanais est lui-même soutenu par l’Iran, et les Etats-Unis comme leurs alliés dans la région craignent que Téhéran ne prenne plus de poids dans la région grâce à ce conflit, qui pourrait contribuer à déstabiliser encore plus le Liban, divisé entre pro et anti-Assad.

    Le tournant dans la prise de conscience américaine a visiblement été la reprise de Qousseir par l’armée régulière syrienne. Cette ville était un point stratégique pour le ravitaillement des insurgés syrien. Sa chute a été rendue possible par la présence du Hezbollah. Depuis, Washington, Paris, Londres, Ankara et Ryad multiplient les rencontres pour aider les rebelles. Il n'est donc pas étonnant que les Etats-Unis accusent eux aussi aujourd'hui le régime de Bachar el-Assad d'utiliser des armes chimiques.

    Une « assistance militaire directe »

    Washington promet maintenant une « assistance militaire directe » à l’opposition. Jusqu’ici, l’aide fournie par les Américains était « non létale » : matériel de communication, fournitures médicales, gilets pare-balles… L’opposition syrienne demande des armes lourdes, pour combattre les chars et l’artillerie qui les pilonnent.

    Pour le moment, pas d’information sur la forme que prendra cette aide militaire « directe ». Logiquement, ce devrait être des livraisons d’armes, mais la Maison Blanche a refusé de s’exprimer sur le sujet. D’après le New York Times, qui cite des responsables américains anonymes, des armes légères et de munitions vont être livrées. Ce serait à l’étude pour les armes antichars, mais pas pour les armes anti-aériennes.

    Une zone d’exclusion aérienne

    Selon le Wall Street Journal, qui lui aussi cite des responsables américains anonymes, l’armée américaine recommande la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne de 40 kilomètres en territoire syrien, le long de la frontière jordanienne. Objectif : livrer les armes, former les rebelles et protéger les réfugiés syriens en Jordanie, sans craindre d’attaque de l’armée syrienne. Les Etats-Unis ont déjà sur place, en Jordanie, des missiles Patriot et des avions F-16 qui pourraient être intégrés à ce dispositif si Barack Obama décide effectivement de le mettre en place.

    Sur cette question de la création d’une zone d’exclusion aérienne, la Maison Blanche a indiqué qu'elle n'avait pas encore pris de décision. Mais le temps presse : cet été, la communauté internationale espère réunir tous les Syriens autour d'une même table pour une conférence de la paix « Genève 2 », qui n'aura de toute façon pas lieu si les forces loyalistes ont déjà écrasé les rebelles, ou si le déséquilibre est trop flagrant.

    La Syrie au G8

    Parmi les réactions à ces accusations américaines : celle du secrétaire général de l’Otan, Anders Fogh Rasmussen, pour qui Damas doit permettre à l’ONU d’enquêter sur ces allégations. Même son de cloche du côté de l'Union européenne.

    De son côté, le régime syrien accuse les Etats-Unis de « mensonges » reposant sur des « informations fabriquées ». Son allié russe est sur la même ligne, mais en des termes plus diplomatiques. Moscou affirme en effet ne pas avoir été convaincu par les informations que Washington lui a évidemment fourni. Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne aimeraient faire changer d’avis Vladimir Poutine, qui a jusqu’ici mis son veto à toute résolution des Nations unies condamnant le régime de Bachar el-Assad.

    Tous vont avoir l'occasion d'en discuter lundi et mardi prochain, lorsqu’ils se retrouveront en Irlande du Nord pour le G8. D'autant que le chef de la diplomatie britannique William Hague a déjà affirmé que serait débattue « la réponse forte et déterminée » à apporter à ces nouvelles accusations.

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