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Article publié le : samedi 15 juin 2013 à 18:30 - Dernière modification le : samedi 15 juin 2013 à 20:16

Hassan Rohani élu président de la République islamique d'Iran dès le premier tour

Hassan Rohani au bureau de vote, le 14 juin 2013 à Téhéran.
Hassan Rohani au bureau de vote, le 14 juin 2013 à Téhéran.
REUTERS/Yalda Moayeri

Par RFI

C'est une suprise : le religieux modéré Hassan Rohani remporte la présidentielle iranienne dès le premier tour ce samedi 15 juin 2013. C'est le ministère de l'Intérieur qui l'annonce, confirmant ainsi les premières tendances qui le laissaient penser. Hassan Rohani obtient 50,68% des voix.

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Il est le nouveau président de la République islamique, puisqu'il a franchi dès le premier tour la barre fatidique des 50%. Il n’y aura donc pas de second tour. Dès ce samedi matin, ce modéré était très nettement en tête. Les premiers dépouillements lui donnaient 45% des voix.

Hassan Rohani devance largement trois conservateurs (il y avait six candidats au total) : le maire de Téhéran, l’ex-chef des Gardiens de la révolution et l’actuel chef des négociateurs nucléaires, tous proches de l’ayatollah Khamenei.

Certes, Hassan Rohani faisait, dès le début de la campagne, partie du trio de tête, mais on ne le voyait pas vainqueur, et surtout pas avec plus de 50% dès le premier tour de scrutin. Ce religieux, qui ne fait pas partie des réformateurs, a reçu leur appui, et cette union sacrée entre réformateurs et modérés a mobilisé une grande partie de l'électorat modéré.
 

Au départ, ce dernier comptait boycotter l'élection, après la répression des manifestations qui avaient suivi le précédent scrutin présidentiel en 2009, celle-là même qui avait remis les conservateurs au pouvoir.

Même si le président iranien n’a pas la main sur les dossiers majeurs - le nucléaire et les relations internationales, dont l’ayatollah Khamenei s’occupe lui-même -, grâce à cette élection au premier tour avec une large participation, le nouveau président aura peut-être une plus grande marge de manœuvre.

Pendant sa campagne, Hassan Rohani avait évoqué de possibles discussions directes avec les Etats-Unis, l’ennemi juré de Téhéran, pour régler la crise nucléaire et mettre fin aux sanctions et à la crise économique. A suivre, donc.

Portrait du nouveau président iranien

Barbe et turban, religieux mais modéré, Hassan Rohani a 64 ans.

Son point fort : sa connaissance du dossier nucléaire iranien. Il y a quelques années, c’est lui qui s’assoyait à la table des négociations pour tenter de trouver un compromis avec les pays occidentaux.

En 2003, c’est d’ailleurs lui qui a signé l’accord sur le programme nucléaire iranien, permettant à l’Iran de continuer l’enrichissement de son uranium sous contrôle international. Dix ans plus tard, sa campagne électorale a été construite autour de ce sujet qu’il affectionne particulièrement.

Lors de ses meetings, ces derniers jours, Hassan Rohani a rempli les stades, il a mobilisé les foules autour d’une promesse : le règlement définitif de ce dossier.

Sa stratégie électorale a tourné autour d’un programme précis qu’il a pris le soin de rédiger. Son objectif désormais est de sortir le pays de l’impasse afin de lever les sanctions économiques qui pèsent sur l’Iran et les Iraniens.

Hassan Rohani incarne l’équilibre, plus démocrate, plus ouvert que les cinq autres candidats qu'il a affrontés lors de cette présidentielle. Hassan Rohani ne remet pas pour autant en question la République islamique.

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