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    Moyen-Orient

    Hassan Rohani, changement de ton ou changement de cap?

    media Le nouveau président iranien Hassan Rohani. REUTERS/Fars News/Majid Hagdost

    Il a créé la surprise en remportant l'élection présidentielle du 14 juin 2013. Hassan Rohani a donné lundi 17 juin sa première conférence de presse depuis son élection, et laissé entrevoir les grandes lignes de son mandat à venir : fermeté sur le droit de l’Iran à développer un programme nucléaire civil, ouverture diplomatique avec l’Arabie Saoudite, relance de l’économie iranienne.

    Il incarne l’espoir d’un tournant pour tous les déçus du mouvement vert de 2009. Un grand nombre d’entre eux ont en tout cas voté pour lui le 14 juin dernier, assurant l’élection surprise de celui qui était considéré comme le moins conservateur des six candidats en lice. « Moi j’ai voté pour lui principalement parce que je le vois comme un réformateur, expliquait samedi dernier Samira, une jeune électrice de Téhéran interrogée par Murielle Paradon, notre envoyée spéciale en Iran. Je pense qu’il pourra faire beaucoup de choses, pour la société et pour l’économie… Il pourra faire plus en tout cas que les conservateurs ! ».

    Si Hassan Rohani a réussi à mobiliser cet électorat réformateur qui avait voté pour Hossein Moussavi en 2009, il l’a fait grâce aux divisions du camp conservateur, qui ont éclaté au grand jour durant la campagne électorale. Il a également bénéficié du rejet, par la population iranienne, d’une politique étrangère qui a conduit au durcissement des sanctions internationales et à des difficultés économiques chaque jour plus difficiles. Mais Hassan Rohani a su jouer aussi pleinement la carte du candidat pragmatique, dont le discours modéré tranche avec l’intransigeance affichée par les durs du régime.

    « La tonalité de sa première conférence de presse illustre parfaitement cette volonté de rassembler les Iraniens, estime Azadeh Kian, de l’université Paris-VII, et non pas de les dresser les uns contre les autres comme l’a fait durant huit ans Mahmoud Ahmadinejad ». Autre atout du nouveau président élu, son parcours d’homme du sérail – sa trajectoire politique a fidèlement épousé celle de la Révolution islamique. « C’est un homme qui connaît très bien les rouages du régime iranien puisqu’il en fait partie depuis le début, poursuit la spécialiste de l’Iran. Il est très à l’aise avec l’institution cléricale, avec le Guide, mais aussi avec les jeunes et les femmes : il sait s’adresser aux uns comme aux autres ».

    « En Iran tout n’est pas forcément verrouillé »

    Durant sa conférence de presse, Hassan Rohani ne s’est pas contenté d’adopter un discours de réconciliation et d’apaisement. Il a également réaffirmé les principaux engagements de sa campagne électorale : relance de l’économie, ouverture diplomatique avec l’Arabie Saoudite, et reprise des discussions nucléaires avec la communauté internationale. Sur ce point, le président élu a maintenu la ligne défendue depuis des années par le régime : pas question pour l’Iran de renoncer à son droit à enrichir de l’uranium, mais Hassan Rohani se dit prêt à davantage de transparence, ce qui pourrait ouvrir la voie à des concessions sur les inspections réclamées depuis des années par la communauté internationale.

    Jusqu’où pourra-t-il aller, sachant que ce dossier se trouve sous l’autorité directe du véritable numéro un du régime, l’ayatollah Khamenei ? « En Iran comme dans beaucoup de pays la politique internationale dépend de l’autorité suprême, note Bernard Hourcade, chercheur au CNRS. Mais les rapports de force peuvent exister et les choses ne sont pas forcément verrouillées ». A ce jeu, Rohani part avec un avantage considérable : c’est lui qui menait les négociations nucléaires, pour l’Iran, durant la première moitié des années 2000. A l’époque, les discussions avaient abouti à un accord avec les pays européens, France et Allemagne en tête. Mais l’Iran s’était heurté à l’intransigeance affichée par les Etats-Unis de George Bush. Et l’arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad avait entraîné une crispation qui dure encore à ce jour.

    Moins d’une décennie plus tard, Hassan Rohani va donc pouvoir relancer les discussions, mais avec des interlocuteurs différents. Barack Obama n’a d’ailleurs pas manqué de saluer, dans un entretien diffusé quelques heures après cette première conférence de presse, les « signes positifs » envoyés par l’élection de Hassan Rohani. « Les sanctions ne seront pas levées, a toutefois prévenu le président américain, sans mesure significative montrant que l’Iran ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire ».

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