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    Moyen-Orient

    Egypte: les réseaux sociaux accompagnent la mobilisation anti-Morsi

    media «Dégage», tel était le message adressé par les manifestants au président Morsi, le 30 juin 2013, ici à Alexandrie. REUTERS/Asmaa Waguih

    Depuis 2011, on a beaucoup écrit sur le rôle de moteur qu'ont joué les nouveaux médias, en particulier les réseaux sociaux, dans les manifestations du printemps arabe. En vue de la plus grande mobilisation de toute l'histoire égyptienne, « Tamarod »(« rébellion » en français), un groupe sans étiquette politique, a réuni 22 millions de signatures lors d'une pétition contre le président islamiste Mohamed Morsi. C'est sur le réseau social Facebook que « Tamarod » a commencé sa campagne monstre.

    Le phénomène n'est pas nouveau. En 2011, la page Facebook « Nous sommes tous Khaled Saïd », du nom d'un jeune tué par la police, avait été créée pour inciter la population à descendre dans la rue. « Tamarod » a aussi commencé sa mobilisation sur ce réseau social en mai dernier.

    Mais sa campagne anti-Morsi, dont le point d'orgue a été le 30 juin (date anniversaire de l'accession de Mohamed Morsi au pouvoir), a une particularité. Elle a rapidement basculé sur le terrain. D'ailleurs, la page Facebook du mouvement compte 500 000 fans, ce qui est relativement faible. Les animateurs de « Tamarod » ont eu la bonne idée d'utiliser Facebook ou Twitter pour faire connaître leur mouvement, avant d'aller au contact des gens. Et c'est finalement sur des feuilles de papier que « Tamarod » a récolté le plus de signatures. Au point qu'un humoriste a, avec malice, parlé de « révolution Xerox » (du nom de la marque d'imprimante).

    Les Egyptiens n'ont jamais été aussi actifs sur la Toile

    Pour le mouvement « Tamarod » comme pour les autres, la mobilisation sur internet a été plus importante qu'en 2011. D'abord parce que les Egyptiens n'ont jamais été aussi actifs sur la Toile. Les chiffres le prouvent : depuis 2011, l'Egypte est passée de 21% à 41% d'utilisateurs réguliers d'internet. Un usage qui s'étend en nombre mais aussi géographiquement en province.

    Il existe une autre différence de taille avec 2011. Cette année, aucune coupure massive des télécommunications n'était à signaler. En 2011, les manifestants qui utilisaient Twitter pour informer en ligne sur la mobilisation devaient se déplacer de quartier en quartier pour accrocher le réseau.

    Cependant, pour le commun des Egyptiens, internet n'est pas la source principale d'information. C'est encore à la télévision et dans les journaux papiers qu'ils se tiennent au fait des événements. Mais pour les spécialistes de l'information, comme les journalistes, il est impossible de se tenir au courant de la mobilisation anti-Morsi sans internet, et en particulier les réseaux sociaux.

    D'ailleurs, tous les acteurs des événements étaient actifs sur Facebook et Twitter. « Tamarod », bien entendu, mais aussi le principal intéressé, Mohamed Morsi. C'est sur son compte Twitter que le président a rejeté l'ultimatum de l'armée. Quant aux militaires, c'est sur Facebook, après leur intervention télévisée tout de même, qu'ils affichent les termes de la destitution du président Morsi.

    Une véritable guerre virtuelle

    Parallèlement, une guerre virtuelle s'est aussi engagée entre pro et anti-Morsi. Elle utilise les armes nommées Facebook et Twitter, mais aussi Instagram, une application qui permet le partage instantané de photos et de vidéos, afin de relayer l'état de la mobilisation dans leur camp. Mais aussi de dénigrer l'autre bord. Les pro comme les anti-Morsi ont affiné leur usage de ces outils. Les Frères musulmans, extrêmement organisés sur la Toile depuis des années, créent rapidement sur Twitter le hashtag #noussommesavecmorsi. Le hashtag de l'opposition lui répond #cenestpasuncoupdetatcestunerevolution. Et c'est bien-sûr sur Facebook que les islamistes pro-Morsi ont appelé à manifester dans la rue ce vendredi.

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