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    Moyen-Orient

    Egypte: le «vendredi de la colère» des Frères musulmans

    media Partisans de Mohamed Morsi, devant la mosquée de Bilal Ibn Rabah au Caire le 4 juillet 2013. REUTERS/Khaled Abdullah

    Les Frères musulmans et leurs alliés ont constitué, jeudi 4 juillet, le Front de défense de la légitimité, un mouvement visant à soutenir Mohamed Morsi comme seul président légitime, par le biais de manifestations sur toutes les places d’Egypte. Ce vendredi, ils appellent à une véritable démonstration de force. Ils sont plusieurs milliers devant la mosquée de Bilal Ibn Rabah dans le quartier de Nasr City. Les militaires mettent en garde contre des attaques motivées par l’esprit de revanche.

    Avec nos correspondants et notre envoyé spécial au Caire, Alexandre Buccianti, Perrine Mouterde, Daniel Vallot

    La journée de ce vendredi a été baptisée « Vendredi de la colère ». Elle vise à mobiliser tous les militants de la confrérie et ses alliés dans une grande démonstration de force contre ce qu’ils ont qualifié, jeudi lors d’une conférence de presse, de « coup d’Etat contre la légitimité ». Ils ont rejeté, d’avance, sur l’Etat et les forces de l’ordre, la responsabilité de toute agression « contre les manifestants pacifiques ». Des forces de l’ordre qui ont annoncé avoir saisi sept grenades et un fusil à pompe en possession d’un partisan de Mohamed Morsi à Alexandrie.

    Les manifestants sont plusieurs milliers, en ce début d'après-midi, devant la mosquée de Bilal Ibn Rabah dans le quartier de Nasr City. La prière est sur le point de s’achever. La manifestation va pouvoir débuter. Et ils se disent déterminés à rester ici aussi longtemps qu’il le faudra jusqu’au retour au pouvoir de Mohamed Morsi, le premier président élu de l’ère Moubarak.

    L’armée a déployé des forces impressionnantes dans les rues du Caire, des blindés sur tous les axes menant au rassemblement pro-Morsi. Devant la mosquée de Bilal Ibn Rabah, on se prépare également à d’éventuels affrontements. Des barrages filtrant sont organisés aux entrées du site. Et les militants sont pour la plupart d’entre eux munis de bâtons, de casques et de boucliers. Certains d’entre eux sont organisés en petits groupes qui s’entraînent et qui sont visiblement très disciplinés. Tous assurent en tout cas vouloir manifester pacifiquement. La violence est dans le camp adverse, disent ici les pro-Morsi.

    Les militaires ont, de leur côté, dépêché des blindés dans la province de Charqiya, à l’est du delta, pour mettre un terme aux accrochages entre pro et anti-Morsi, tandis que dans le nord du Sinaï, plusieurs positions de l’armée et de la police ainsi que l’aéroport d’Al-Arich ont été attaqués à la roquette. Des attaques non revendiquées qui ont tué un soldat. Plusieurs hélicoptères Apache ratissent la région.

    L’armée appelle au calme

    L’armée a également publié, ce vendredi matin, un communiqué sur sa page Facebook. Les militaires affirment le droit à manifester pacifiquement, mais ils mettent en garde contre des attaques motivées par l’esprit de revanche ou contre des actes de violence ou de désobéissance civile. Un appel au calme et à la conciliation alors qu’en parallèle, les forces de l’ordre ont lancé 300 mandats d’arrêt contre des responsables islamistes.

    Un certain nombre d’entre eux ont d’ailleurs déjà été arrêtés. Le guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie, son adjoint Rached Bayoumi, l’ancien guide Mahdi Akef, le responsable du Parti de la liberté et de la justice (PLJ) Saad el-Katatni.

    Adly Mansour et l’opposition ont dit hier que toutes les forces politiques devaient participer à la reconstruction du pays. Mais ces mesures répressives menées par les forces de sécurité sont dénoncées par les islamistes qui y voient le retour à un Etat policier.

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