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    Moyen-Orient

    Egypte : couac sur la nomination de Mohamed el-Baradei au poste de Premier ministre

    media Mohamed el-Baradei sera-t-il nommé officiellement Premier ministre d'Egypte ? REUTERS/Mohamed Abd El Ghany/Files

    En Egypte, le porte-parole de la présidence de la République a annoncé, samedi 6 juillet au soir, dans une conférence de presse, qu’aucune personnalité n’avait encore été nommée à la tête du gouvernement. Quelques heures plus tôt, l’agence Mena et la radio-télévision officielles égyptiennes avaient annoncé la nomination de Mohamed el-Baradeï au poste de Premier ministre. Comment expliquer ce couac ?

    Avec notre correspondant et de notre envoyé spécial au Caire, Alexandre Buccianti et Daniel Vallot

    La seule explication est que la présidence de la République est allée trop vite en besogne. Mohamed el-Baradei était en effet le candidat du mouvement des jeunes Tamarod ainsi que le chef du Front du salut national réunissant les partis laïcs.

    La présidence a dû sous-estimer les objections des islamistes : le parti Masr al-Qawiya de l’ex-Frère musulman Abdel Moneim Aboul Foutouh et surtout le parti salafiste al-Nour. Ce dernier, qui est resté neutre dans la confrontation entre les pro et anti-Morsi, n’a jamais apprécié Mohamed el-Baradeï.

    Echec des négociations avec les salafistes

    Le Prix Nobel de la paix avait été accusé d’être un « laïc extrémiste ». Une campagne de dénigrement avait même eu lieu sur les médias sociaux montrant la fille d'el-Baradei en maillot de bain ou l’ancien directeur de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à table avec une coupe de vin devant lui.

    Les négociations pour convaincre les salafistes ont vraisemblablement échoué. Ces derniers ont, en effet, officiellement annoncé qu’ils s'opposaient à la nomination d'el-Baradei. La présidence a donc annoncé qu’elle était attachée au consensus national sur la personne du Premier ministre. Exit donc el-Baradei ?

    Pour l'heure, Ahmad al-Mouslimani, le conseiller de M. Mansour, a déclaré à la presse : « Le président intérimaire Adly Mansour a bien rencontré aujourd'hui Mohamed el-Baradei mais il n'y a pas eu jusqu'ici de nomination officielle », ajoutant toutefois que l'ancien chef de l'AIEA était le « choix le plus logique ».

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