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Egypte: ouverture d'une enquête pénale à l'encontre du président déchu Mohamed Morsi

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Le bureau du procureur général a annoncé l’ouverture d’une enquête pénale contre l’ex-président d'Egypte Mohamed Morsi. Destitué le 3 juillet dernier, Morsi est aujourd’hui accusé d’espionnage, d’incitation à la violence et de destruction de l’économie. Le procureur, qui n’a pas révélé l’origine des plaintes, n’a encore prononcé aucune inculpation.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

L’annonce de l’ouverture d’une enquête est une réponse à la demande américaine de libération de l’ex-président égyptien. On indique de bonne source que l’interrogatoire de Mohamed Morsi, qui est détenu dans « une dépendance du ministère de la Défense », tenue secrète a commencé hier, samedi.

De nombreux révolutionnaires avaient publiquement accusé l’ex-président Frère musulman d’avoir « incité à la violence » contre ses opposants lors de ses derniers discours. D’autres accusations classées par l’ancien procureur général, un proche de Mohamed Morsi, sont elles aussi en voie d’activation. Des accusations similaires ont aussi été lancées contre les hauts responsables de la confrérie des Frères musulmans déjà frappés par des mandats d’arrêt.

Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’un renvoi d’ascenseur par voie judiciaire. Mohamed Morsi et la confrérie des Frères musulmans avaient fait poursuivre des centaines d’opposants pour « injure au président » et « mépris de l’islam ». La plupart d’entre eux ont aujourd’hui été libérés par la justice.

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