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Moyen-Orient

Egypte Mohamed Morsi

Egypte: les islamistes entre manifestations et divisions

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De violents affrontements opposent presque quotidiennement partisans et opposants à Mohamed Morsi en Egypte. En vingt-quatre heures, dix personnes ont trouvé la mort au Caire, dépassant la barre des cent victimes depuis la destitution de Mohamed Morsi il y a trois semaines. Les Frères Musulmans s'organisent pour faire pression sur le gouvernement par intérim.

Chaque lundi, à la nuit tombée, c'est le même scénario. Des groupes de centaines, voire de milliers de manifestants pro-Morsi bloquent des axes très fréquentés, en pleine heure de pointe à cause du ramadan. Il y a une semaine, ils bloquaient le viaduc du Six-Octobre, qui traverse le Caire d'est en ouest. Au même moment, une portion du périphérique était bloquée à hauteur de Gizeh au sud-ouest de la capitale.

Lundi 22 juillet au soir et mardi matin, c'est dans ce même quartier que les affrontements ont été les plus virulents, faisant six morts et une trentaine de blessés. Un cortège de Frères musulmans a par ailleurs convergé jusqu'à la place Tahrir occupée par les anti-Morsi depuis la chute de l'ancien président, donnant lieu à des affrontements.

Plusieurs milliers de manifestants ont tenté de bloquer l'aéroport avant de battre en retraite face aux chars de l'armée. Enfin, une route agricole entre Le Caire et Alexandrie a été bloquée pendant sept heures, jusqu'à l'intervention de la police mardi matin.

Les martyrs des Frères musulmans

Ce sont la police et des voyous qui tiraient. Ils avaient décidé hier de disperser tous les sit-in.
Violences en Egypte 14/10/2013 - par Perrine Mouterde écouter

Les Frères musulmans se posent clairement en victimes dans ce conflit. Ce sentiment d'être la cible de l'armée s'est renforcé après le 8 juillet et la mort d'une cinquantaine de leurs partisans. En manifestant pacifiquement, les islamistes exercent ainsi une pression quotidienne sur le gouvernement.

Depuis le coup d'Etat soutenu par des millions de manifestants, des sympathisants du président déchu campent sur plusieurs places de la capitale et comptent bien poursuivre leur sit-in jusqu'au retour au pouvoir de Mohamed Morsi, détenu depuis trois semaines par l'armée dans un lieu tenu secret.

Lundi, sa famille a annoncé son intention de porter plainte contre l'armée pour enlèvement et détention sans inculpation. Les Etats-Unis ont, eux aussi, réclamé sa libération et la fin de toutes les arrestations et détentions politiques, alors que de nombreux dirigeants islamistes sont toujours derrière les barreaux en Egypte. La pression est de taille, puisque chaque année Washington verse un milliard trois cent millions de dollars à l'armée égyptienne. 

Les négociations patinent entre les Frères musulmans et le gouvernement par intérim 

Depuis la chute de Mohamed Morsi, l'armée cherche par tous les moyens à l'inculper. Dans ces conditions, il paraît compliqué de parvenir à un accord. Pourtant, le 6 juillet, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rencontré deux ex-ministres Frères musulmans, chargés officieusement de faire avancer le dossier.

Dans un entretien avec le journal en ligne égyptien Ahram Online, l'un d'eux a même évoqué des négociations qui prévoiraient de faire démissionner Mohamed Morsi dès son retour. Mais en cas d'accord en vue de prochaines élections, les dirigeants de la confrérie risquent de se mettre à dos nombre de leurs partisans.

Al-Nour attend au tournant

A l'inverse des salafistes conservateurs et jihadistes qui ont vite rejoint les manifestants dans la rue, les dirigeants d'Al-Nour ont eux appelé à rallier la transition politique. Une façon pour eux de se placer comme la nouvelle force islamiste du pays, en prenant la place des Frères musulmans. Une décision dénoncée par la coalition islamiste, qui parle de « trahison ». Les divisions s'installent jusque dans les rangs du parti salafiste, dont certains partisans n'acceptent pas de prendre part à un gouvernement responsable de la chute de Mohamed Morsi.

La lutte d'influence entre les Frères musulmans et le parti Al-Nour remonte à 1970. Ils se battaient alors pour contrôler les campus et les mosquées en Egypte. En janvier 2012, Al-Nour a terminé deuxième aux élections législatives, derrière les Frères musulmans. Les salafistes, toujours très influents, espèrent aujourd'hui récupérer les votes des déçus de l'ère Morsi, dans l'optique de prendre leur revanche aux législatives censées se tenir début 2014.

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