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    Moyen-Orient

    Hassan Rohani, un président d’ouverture pour l’Iran?

    media Le président iranien Hassan Rohani. AFP PHOTO/BEHROUZ MEHRI

    Lors de sa prestation de serment devant le Parlement, dimanche 4 août, Hassan Rohani, le nouveau président iranien, présenté comme modéré, a appelé l'Occident à dialoguer plutôt que de sanctionner son pays pour régler la crise du nucléaire. Après huit années de crispations sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, nombreux sont ceux qui veulent croire que les Iraniens ont élu un président d’ouverture.

    A entendre le discours d'Hassan Rohani et les réactions internationales, une page semble s'être tournée en Iran. Conscient qu'une détente internationale est la clé pour rétablir l'économie de son pays, minée par les sanctions, le nouveau président prône le « dialogue sur un pied d'égalité, le respect mutuel, la confiance bilatérale et l’abandon des hostilités » entre l’Iran et le monde.

    Déjà, pendant la campagne présidentielle, le candidat Rohani tenait un discours d'ouverture. Les Iraniens ont même commencé à en sentir les effets dans leur pays. Contrairement à l'époque de Mahmoud Ahmadinejad, il n'est plus question de manifester, de crier sa haine de l'Amérique. Après les diatribes et les tensions, l’heure est à la détente. Dans le domaine des libertés publiques aussi, Hassan Rohani s'est aussi montré ouvert. Il a d'abord insisté sur l’importance de l'accès à l'information des Iraniens, puis en juillet dernier, il a exhorté ses compatriotes en exil à revenir sans crainte dans leur pays.

    Mais les attentions sont concentrées sur le dossier brûlant du nucléaire. Cela fait dix ans que des discussions ont été lancées, sans résultats. Les Occidentaux soupçonnent toujours les Iraniens d’entretenir un programme militaire et non civil, comme Téhéran le clame. Hassan Rohani, qui ne remet pas en question l’existence de ce programme, le maîtrise bien. Il a eu à le gérer au début des années 2000 ; et en 2003, sa personnalité plus conciliante avait permis une suspension du programme à la demande des Occidentaux.

    « Cheikh diplomate »

    Celui qu'on surnomme le « Cheikh diplomate » pourrait-il faire avancer à nouveau ce dossier ? « C'est possible », à en croire Bernard Hourcade chercheur au CNRS. L’avantage de Hassan Rohani, c’est que outre sa connaissance du dossier et son sérieux, « il a la confiance du Guide suprême [Ali Khamenei, le véritable décideur sur les questions internationales et du nucléaire, ndlr] et il a les moyens de faire quelque chose ». La question, selon Bernard Hourcade, c’est de savoir si les négociations sont voulues, côté occidental.

    A la cérémonie de prestation de serment, les Occidentaux se comptaient sur les doigts d'une main. Il n'y avait en fait que l'ancien chef de la diplomatie européenne Javier Solana. Mais à l’issue de la cérémonie, Washington a donné un signe encourageant dans un communiqué, en annonçant qu’elle serait un interlocuteur « de bonne volonté » si l’Iran collaborait. Depuis l’élection de Hassan Rohani en juin dernier, il se disait que le président américain, Barack Obama voulait donner sa chance au nouveau président iranien.

    Prudence occidentale

    Mais le sentiment qui domine encore chez les Occidentaux est la circonspection. Face aux déclarations conciliantes de Hassan Rohani, quelques responsables occidentaux ont rappelé qu'ils attendaient surtout des gestes concrets. Les ministres français et allemands des Affaires étrangères ont dit que les mots ne suffisaient pas. Peut-être ont-ils en tête le marathon diplomatique de quatre ans qu'ils ont enduré sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad.

    L’enjeu sera la transparence. A plusieurs reprises, Hassan Rohani l’a promis. Lorsque l’administration américaine demande à l’Iran de « respecter ses obligations internationales », elle veut dire permettre à terme aux enquêteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'accès aux sites nucléaires afin de s'assurer que les visées du programme sont civiles et non militaires, comme l'Occident le soupçonne.

    Une nouvelle diplomatie?

    Il faudra voir ce qui se passe dans les prochaines semaines. D'abord, l'équipe gouvernementale choisie par Hassan Rohani, essentiellement composée de technocrates et de gens modérés, doit être soumise au vote du Parlement d'ici une dizaine de jours. Mais tout le monde a déjà noté le nom du nouveau chef de la diplomatie : Mohammad Javad Zarif, ex-ambassadeur de l'Iran à l'ONU sous le gouvernement réformateur de Mohammad Khatami (1997-2005). Il avait joué un rôle actif dans les négociations sur le nucléaire. Il connaît bien les Etats-Unis puisqu'il y a fait ses études. Surtout, il a noué des liens importants avec des responsables politiques américains, comme l'actuel vice-président Joe Biden. Pour les Iraniens, il ne tient qu'aux Occidentaux de voir dans cette nomination un geste dans leur direction.

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