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    Moyen-Orient

    Egypte: la confrérie temporise, le gouvernement reste ferme

    media Abdel Fatah al-Sissi. AFP PHOTO / KHALED DESOUKI

    Les Frères musulmans égyptiens ont annulé plusieurs de leurs manifestations prévues ce dimanche 18 août, évoquant des «raisons de sécurité» après des heurts qui ont fait 830 morts depuis mercredi. Cette décision intervient alors que le nouvel homme fort du pays, chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Sissi, a assuré aujourd'hui que son pays ne «plierait pas» face à la violence des islamistes.

    Avec notre correspondant et nos envoyés spéciaux au Caire, Alexandre Buccianti, Sami Boukhelifa et Manu Pochez

    Les manifestations étaient prévues depuis midi face à la Haute Cour constitutionnelle à Méadi, et à Roxy près du palais présidentiel. Finalement, elles n’ont démarré qu’après 16 heures, trois heures seulement avant le couvre-feu, et se sont concentrées dans deux quartiers de moindre importance, au sud et au nord du Caire, Hélouan et Zeïtoun.

    Pour justifier leur recul, les Frères musulmans évoquent des raisons de sécurité. Selon eux, des tireurs postés sur les bâtiments publics menaçaient la vie des manifestants. Comprendre : la confrérie veut désormais éviter toute confrontation avec les forces de l'ordre.

    Les tireurs dont parlent les Frères musulmans sont des militaires. Leur mission est de protéger les institutions de l'Etat égyptien. Ce dimanche, l'armée a d’ailleurs bouclé le quartier où se trouvaient nos envoyés spéciaux, près de la Haute Cour. Des fils barbelés ont été déployés à des centaines de mètres autour des bâtiments publics, et des véhicules blindés ont été postés à chaque coin de rue.

    Affaiblissement de la confrérie

    Quelques partisans des islamistes ont fait le déplacement jusqu'au quartier où se trouve la Haute Cour. Ils sont restés très discrets, mais sont venus parler aux journalistes, pour dénoncer ce qui constitue selon eux une violation aux libertés. Ils estiment avoir le droit de manifester pacifiquement.

    Les manifestations de ce dimanche sont clairement de moindre envergure que celles qui avaient eu lieu vendredi même en dehors du Caire. C'est peut-être tout simplement le signe que les coups de boutoirs portés par les forces de l’ordre à la confrérie commencent à l’affaiblir.

    Samedi, 134 cadres supérieurs des Frères musulmans ont été arrêtés tandis que les dirigeants de la confrérie, comme le guide suprême Mohamad Badie, sont pourchassés. Une confrérie qui perdrait, en quelque sorte, ses centres de communication, de commandement et de prise de décision.

    « L’Egypte est assez grande pour tout le monde »

    Au cours d’une réunion conjointe de hauts gradés de l’armée et de la police, ce dimanche, le général al-Sissi, ministre de la Défense, s'est d'ailleurs exprimé pour la première fois depuis le bain de sang du mercredi 14 aout 2013. Le chef de l'armée égyptienne est très ferme : « Quiconque imagine que la violence fera plier l’Etat et les Egyptiens se trompe, prévient-il. Nous ne resterons pas les bras croisés devant la destruction de la nation. »

    Pour décrire la situation, l'homme fort du pays utilise des termes militaires, parlant de « sécurisation du front intérieur ». Il nie par ailleurs toute prise du pouvoir par l’armée : « L’honneur de défendre la volonté du peuple est plus précieuse que le pouvoir », lance-t-il. Enfin, s'adressant aux Frères musulmans, le général al-Sissi affirme que « l’Egypte est assez grande pour tout le monde à condition de comprendre que le peuple est la seule source de la légitimité et qu’il la donne ou la retire selon sa volonté. »

    Par cette prise de parole, celui que certains considèrent comme un sauveur de la nation poursuit deux objectifs : rassurer la population et soutenir le moral des troupes.

    Des prisonniers islamistes sont morts ce dimanche 18 août. Ils auraient tenté de s'évader pendant leur transfert vers une prison près du Caire. Il y a 36 tués, des Frères musulmans selon le ministère de l'Intérieur, qui précise par communiqué qu'ils ont été asphyxiés par les gaz lacrymogènes.

     

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