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    Moyen-Orient

    Egypte: malgré la faible mobilisation, les Frères musulmans ne lâchent pas prise

    media Des soutiens au président déchu Mohamed Morsi évacués par les forces de l'ordre place Ramsès au Caire, au milieu de partisans du gouvernement intérimaire, le 17 août 2013. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

    Samedi 17 août, c'est la place Ramsès au Caire qui a cristallisé les tensions entre d'un côté les soutiens du président déchu Mohamed Morsi et de l'autre les groupes hostiles aux Frères musulmans et les forces de l'ordre. Mais hormis ces affrontements, la journée a été relativement calme. Les Frères musulmans, qui avaient appelé à manifester, ont peu mobilisé, mais ils ne désarment pas.

    Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti et nos envoyés spéciaux, Manu Pochez et Sami Boukhelifa

    La place Ramsès devait être le point de rassemblement des cortèges venus des quatre coins du Caire. Mais aucun cortège n’est arrivé. Pour les observateurs, soit les Frères musulmans n’ont pas réussi à mobiliser du fait de la répression du vendredi 16 août, soit ils ont voulu éviter de nouvelles confrontations violentes, non seulement avec les forces de l’ordre mais aussi avec une foule de manifestants anti-Morsi qui s’étaient pressés place Ramsès.

    Sur leur site internet, les Frères musulmans, tout en reconnaissant que les forces de l'ordre les ont délogés dans le calme samedi de la mosquée, s'en prennent aux « voyous qui se trouvaient à l'entrée » du bâtiment. Selon les islamistes, les militaires les ont protégé d'une foule qui voulait en découdre.

    Autre hypthèse avancée pour expliquer la faible mobilisation de samedi : des difficultés de communication au sein de la Confrérie. Nombreux sont ses dirigeants qui font l’objet de mandats d’arrêts et qui sont pourchassés par la police. Certains journaux égyptiens vont plus loin. Ils indiquent que de nombreux dirigeants de la Confrérie ont déjà été arrêtés mais que les autorités ne veulent pas l’annoncer pour ne pas verser de l’huile sur le feu.

    Les Frères musulmans changent de stratégie

    La confrérie poursuit ses manifestations comme elle l'avait annoncé mais les lieux de rendez-vous changent pour ce dimanche. Elle appelle les manifestants Frères musulmans à marcher sur le siège de la Haute cour constitutionnelle, située sur le Nil, dans le quartier résidentiel de Méadi. Une cour exécrée depuis qu’elle a invalidé le Parlement à majorité islamiste. Par ailleurs le site, sur les bords du Nil, offre l'avantage d'être un peu plus ouvert que la place Ramsès et donc d'offrir plus de solutions de repli au cas où la situation se dégraderait.

    La place de Roxy, dans le quartier résidentiel d’Héliopolis où se trouve le palais présidentiel est aussi annoncée comme second lieu de rassemblement. Les rendez-vous sont donc donnés au sud et au nord de la capitale dans deux quartiers résidentiels, peut-être aussi pour éviter des accrochages avec la population comme cela avait été le cas lors des rassemblements précédents.

    La confrérie dans le collimateur du pouvoir

    Samedi, le Premier ministre Hazem el-Beblaoui a proposé la dissolution de la confrèrie. Le pouvoir envisage de faire rentrer l'institution dans un cadre légal.

    La Confrérie devra se fondre dans le moule juridique des ONG ou des partis politiques et donc disparaître en tant qu’entité multiforme. Plus question pour elle d’être tour à tour une organisation de prédication islamique, une association caritative ou un parti politique selon les circonstances. Exit donc le Guide suprême et le bureau de guidance.

    Selon le gouvernement, les Frères musulmans ont toujours leur place «dans le processus politique en cours» à condition de ne pas avoir de sang sur les mains et de ne pas faire l’objet de poursuites criminelles. Finie la vieille garde et bienvenue aux réformateurs.

    «Ce qui est paradoxal, c’est qu’ils vont être interdits après fait élire, démocratiquement, un de leurs membres, à la présidence»

    Décryptage d'Alain Gresh, animateur du blog Nouvelles d’Orient et spécialiste du Proche-Orient

    «Il faut rappeler que dans l’histoire, depuis leur création en 1928, c’est la troisième fois que les Frères musulmans seraient interdits. En 1954, ils ont été interdits, à la suite d’une tentative d’assassinat du président Nasser. Avant, en 1948, ils avaient été dissous, à la suite de l’assassinat d’un Premier ministre égyptien. Et là, ce qui est paradoxal, c’est qu’ils vont être interdits après fait élire, démocratiquement, un de leurs membres, à la présidence. Mais ce n’est pas la première fois que ça arrive et je pense que la confrérie est capable, elle l’a montré au cours de l’histoire, de résister à ce type de répression, à partir dans la clandestinité et à continuer ses activités dans la clandestinité.

    Quoiqu’on pense des Frères musulmans, et Dieu sait si on peut les critiquer, ils représentent aujourd’hui, malgré la perte de popularité au bout d’un an de présidence Morsi, en gros ¼ de la population égyptienne. Or on assiste aujourd’hui, à un discours éradicateur – qui n’est pas sans rappeler le discours éradicateur algérien des années 90 – pour dire, non seulement que les Frères musulmans sont une organisation terroriste, ce qui est, évidemment factuellement faux, mais en plus que ce ne sont pas des Egyptiens.

    Il faut écouter les télévisions et les radios du Caire, pas seulement les télévisions d’Etat, mais celle de l’opposition dite libérale. Les médias ont créé une atmosphère de vraie guerre civile contre les Frères musulmans

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